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2e cours [années 2 et 3]

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Willy Belacka
Elève et Capitaine de l'équipe de Gryffondor, 3ème année
Elève et Capitaine de l'équipe de Gryffondor, 3ème année


Sexe:MasculinScorpionBuffle
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MessageSujet: Re: 2e cours [années 2 et 3]   Mar 27 Mai - 21:36

Willy avait la plume à la main quand Circé répondit aux paroles de la jeune Serdaigle : Élise Fetheredcat. Bien sûr, comme tout bon élève qu’il était, il n’avait pas perdu une seule de ces paroles. Tout avait été retranscrit sur un parchemin, enfin, de manière à qu’il puisse revoir ça pour un éventuel examen de fin d’année, ou autre. Le sujet du cours était des plus intéressant, même si il se disait que cela ne lui servirait pas vraiment à grand-chose, du moins pour lui-même. Mais, d’un autre coté, faire cette potion lui permettrait de ne pas perdre la main, ce qui parfois pouvait fort arriver à des personnes qui ne possèdent pas le don de faire des potions. Willy était conscient qu’une potion mal préparée pouvait avoir de fâcheuses conséquences. La professeure ne tarda pas à le rappeler à ses élèves. Et aux dires de celle-ci, dans le cas de ce cours, mais surtout de la potion, il fallait faire très attention, sinon, bonjour la catastrophe. Mais en étant si jeune, il est tout à fait possible de faire des erreurs. Et même des adultes en seraient fort capables. C’est juste l’expérience qui permet de combler les lacunes, et d’éviter ce genre d’accidents. Willy avait une certaine expérience, peut-être un peu supérieur à celle d’un élève classique. Il faut dire que Willy regardait souvent sa mère faire des potions pour le domaine pharmaceutique, l’aidant parfois à en faire. Du coup, il savait bien s’y prendre. De plus, il lui arrivait de s’entrainer tout seul dans un coin, même si, une fois sur cinq, le résultat lui sautait à la figure, du moins pour des potions qui lui étaient encore inconnues. Mais avec le temps, il arrivaient de mieux en mieux à les faire, sans anicroches.

En tout cas, le jeune Gryffondor se disait dans son fort intérieur, que même si le résultat ne serait pas probant, il ferrait de son mieux. Et puis, si la professeure leur demandait de faire une potion de ce type, c’était bien parce que cela était de leur niveau. Donc, dans un sens, Willy avait de forte chance de la réussir, sans aucune explosion. Donc sa première démarche fut de lire et relire plusieurs fois le protocole expérimental. Il ne devait omettre aucun point. Déjà, rien qu’avec la liste des ingrédients, il voyait qu’il lui en manquait quelques uns. Heureusement, que ce qui pouvait leur manquer se trouvait sur le bureau de l’enseignant. Bien entendu, Willy avait fait en sorte d’en avoir plus que nécessaire, dans le cas d’une erreur de manipulation. De la graisse de baleine, pouah, Willy s’en était mis sur les mains. C’était répugnant, gluant, poisseux, et dans un sens odieux de mutiler des animaux pour pas grand-chose. Mais bon, on ne pouvait pas faire autrement. Trois grammes, c’était peu, mais bon la quantité était exacte. Willy déversa alors ces trois pauvres petits grammes dans l’eau. Comme il fallait s’y attendre, la graisse et l’eau ne se mélangeaient pas le moindre du monde, d’où la nécessité de les mélanger cinq bonnes minutes. C’était long fatiguant, au point que Willy du changer assez souvent de main. Elles finiraient par lâcher à force de remuer. Heureusement que ce n’était que cinq minutes. Ensuite, hop, il mit le chaudron sur un faible feu, chaudron qui pesait son poids.

Le chaudron chauffait lentement. Cela, comme on pouvait le lire dans le protocole, donnait du temps aux élèves pour faire la prochaine étape, soit : presser les cinq feuilles de sauge. Mais pourquoi dans un récipient de terre cuite ? Peut-être que cette terre cuite jouait un rôle. En tout cas, Willy fit exactement ce qu’on attendait. Il pressa les feuilles. Le but était, semblait-il, récupérer l’essence de la sauge, nécessaire pour la mixture. Un peu d’eau sur les feuilles pressées comme cela était demandé, permettrait justement d’utiliser au mieux cette essence, mais le contenu du chaudron n’était pas encore assez chaud pour récolter l’eau. Donc, il attendit que cela y arrive pour mettre l’eau dans le récipient. Pendant ce temps, pendant que le contenu du chaudron chauffait lentement, très lentement, vu qu’on demandait d’utiliser le feu à une faible intensité, il avait assez de temps pour continuer la suite du protocole. Alors du sureau, où l’avait-il mis ? Sur le bord de la table, parfait. Rien qu’à voir la quantité, il en avait plus que prévu. Il commença une première pesée. Non, c’était bien trop, mais quand il enleva une écorce, il n’en avait pas assez. Deux grammes, il demandait juste deux grammes. Après moultes essais, enfin quoi, après plusieurs essais, il avait la bonne quantité. Par chance, du fait qu’il avait mis un temps fou pour avoir ses deux grammes, le chaudron eu le temps de voir son contenu arriver à ébullition. L’eau était à point, si on peut dire. Avec une pipette, il en récolta un peu qu’il mit avec sa sauge pressée. L’eau mise, il déposa son écorce dans le récipient de terre cuite. Le sureau trempa dans la mixture de sauge, et cela pendant deux minutes, qu’il respecta grâce à son chronomètre. Ah, si cet appareil n’était pas là, il ne donnerait pas cher du résultat final.

Bon, venait ensuite la quatrième étape, peut-être la plus dangereuse en cas de mauvaise manipulation. La bonne quantité de coquille, Willy s’approcha doucement de son chaudron en ébullition. Pas de mouvements brusques. En aucun cas, il ne devait en lâcher dans le feu. D’une main, il remua le contenu qui chauffait toujours, et de l’autre, il déversa tranquillement les coquilles de serpencendre et ce très doucement. À un moment, il crut entendre un sifflement, mais cela venait en fait d’un chaudron de deuxième année qui se trouvait juste devant lui. Il n’avait pas honte de faire de si grosse peur. Willy avait failli tout lâcher d’un coup dans son chaudron. Mais fort heureusement, ce ne fut pas le cas. Ce n’était pas le moment de s’attirer les foudres du professeur. Débarrassé de ces coquilles, le jeune Gryffondor put augmenter son feu, mais pas trop. Après ça, il incorpora les écorces de sureau qui avaient au préalable trempées dans la sauge pendant deux minutes. À la suite, il remit deux grammes à tremper qu’il utiliserait plus tard, selon la recette. Pendant ce temps, manches retroussées, il tourna le contenu de son chaudron dans un sens spécifique, dans le sens contraire des aiguilles et cela trois fois. Certain ne semblait pas savoir lire, car ils tournaient leur mixture dans le mauvais sens. Mais Willy faisait bien attention.

Depuis sa mésaventure au cours de Leust, le jeune homme prenait toutes ses précautions. Il ne voulait pas voir sa potion lui sauter à la tête, bien que d’un coté l’expérience ne fût pas trop mal. Mais, ce n’était pas vraiment le but du cours. À coté de lui, sur sa table, les quinze centilitre de sang de salamandre attendaient impatiemment leur tour. Avec une pipette, Willy en prit dix de ces quinze centilitre, enfin, à plusieurs reprises, qu’il avait mis dans un récipient vide. Puis, il les versa dans son chaudron. Pendant qu’il attendait la minute demandée, Willy récupéra les deux grammes de sureau qu’il avait mis à tremper dans la sauge. Les deux minutes de trempage venait tout juste de se terminer. C’était juste niveau temps, mais cela fut possible. Une minute après l’introduction du sang de salamandre dans la potion, le petit Belacka remua deux fois dans le sens horaire, avant de mettre le reste de sang, soit les cinq centilitres restant, dans lesquels baignaient les deux grammes de sureau qu’il venait d’enlever du récipient de terre cuite. À ce stade, la potion commençait à avoir une teinte rouge. Mais après un tour dans le sens horaire, la couleur rouge était bien présente, enfin, Willy supposa que c’était rouge. La couleur était bien pâle que cela pouvait fort se confondre avec du rose rougeâtre. Bof, on verra bien au final le résultat.

C’était la fin, plus qu’une étape, celle qui allait déterminer la réussite ou non de la potion. Racine de perce-neige, où te caches-tu ? Zut, Willy avait paumé sa racine. Ah, non, elle se trouvait cacher par les ustensiles. Doucement, Willy déposa la racine dans le chaudron, bien au centre. D’abord un bout puis, au fur et à mesure qu’il descendit sa main, tout y passa, sans que sa main ne rentre en contact avec le liquide. Pas de bulles, c’était bon signe. Restait plus qu’à attendre. La racine s’enfonçait dans le chaudron, tandis que la couleur changeait. On ne voyait plus le coté pâle. C’était bien plus foncé. Mais Willy ne trouvait pas que cela correspondait vraiment au résultat souhaité. Pourtant, il avait bien suivit le protocole. Alors qu’est ce qui avait cloché ? Il ne lui restait plus que cinq minutes, et la plupart des élèves avaient préparé leur échantillon. Sa potion n’était pas d’un rouge particulièrement vif, loin de là. Il donnerait plus un marron qu’un rouge. Que faire alors ? Rajouter le sureau n’y changerait rien. Il se dit qu’au point où il en était, il n’avait plus qu’à donner un échantillon. La louche en main, il l’introduisit dans le liquide. Cela fit légèrement remuer le contenu, qui soudain changea de couleur autour du manche de la louche. Rouge, cela ressemblait bien à du rouge. Il se rappela alors que sa mère lui disait qu’il fallait parfois remuer un peu, comme pour une soupe, histoire de bien homogénéiser. Il appliqua alors cela, ce qu’il faisait assez souvent dans les potions qu’il réalisait. Tournant légèrement, le contenu finit par prendre une teinte rouge vif, plus ou moins selon la personne qui regardait. Mais pour lui, c’était bien la couleur attendue.

Content, Willy en préleva dans un flacon, qu’il apporta ensuite sur le bureau de la prof, après avoir vérifié que son nom était dessus. Oui, puis il retourna à sa place en attendant la suite des opérations.

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