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Deuxièmes années - Premier cours

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Tom Rohmer
Elève de Serpentard, 2ème année
Elève de Serpentard, 2ème année


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MessageSujet: Re: Deuxièmes années - Premier cours   Sam 24 Nov - 18:49

Tom avait le don pour s’attirer les foudres des professeurs, encore heureux qu’il n’est pas fait perdre de points à sa maison, il trouvait que le professeur exagérait en disant qu’un moldu aurait mieux répondu que lui, sa réponse n’était pas si fausse que sa tout de même. Il aurait mieux fait de se taire, à présent il était fiché, et le professeur ne semblait pas aimer les moldus. Comme si lui avait choisit d’avoir des parents moldus . Il n’empêche qu’il approuva le professeur qui semblait considérer ces êtres dépourvus de pouvoirs comme des moins que rien. Tendit que Léna jubilait d’une part du fait que Tom se soit fait démonter par le professeur et d’une part du fait d’avoir fait gagner des points à sa maison, il baissa la tête, et se promit d’essayer de faire savoir au professeur que même un sang de bourbe pouvait être très bon en potion, à la différence d’un moldu.
Sept points furent accordés à Serpentard, plus qu’à Gryffondor, il comprit alors que ce professeur semblait aimer particulièrement leur maison, ce devait être pour cette raison qu’il n’eut pas fait perdre de points contrairement à Rémi.

Lorsqu’elle énonça que les potions aussi compliqués soient-elles qu’ils auront à préparer seront toujours à leur porter, ou sensé l’être, elle arrêta son regard sur lui, et Tom en déduit qu’il devrait redoubler d’effort pour convaincre le professeur de ses capacités. Il lui lança en réponse un regard de défi.

Un superbe Black Mamba circullait alors dans les rang. Il était beau et impréssionant; Tom bien que très effrayé par les petites bête qu'étaient les areigné, n'avait pas du tout peur de ces reptiles

Enfin la recette apparut au tableau. D’emblée il fit la chose qui lui semblé la plus sensé, préparer les ingrédients nécessaires sur sa table. Ensuite, quand il s’eut assuré qu’il avait bien tout, commença à remplir son chaudron avec autant d’eau que nécessaire et y déposa à la surface les feuilles de citronnelle. Il ne perdit pas de temps, il décida d’éplucher ses yeux de persan tout de suite, ce sera déjà ça de fait. Avec une petite note de dégoût il sépara aussi délicatement que ses mains tremblantes puisse lui permettre la rétine de la pupille, et jeta le reste en boule au serpent qui se précipita à l’avaler goulûment. Il espérait qu’on n’allait pas le gronder d’avoir alimenté le black mamba.
Puis comme indiqué, il se mit à la tache de réduire la pierre de soleil en poudre. En réalité, il eut un peu de mal à la briser, et son chaudron bouillait déjà depuis quelques minutes quand enfin il réussit à la mettre en poudre. Ayant peur de malfaire il décida de recommencer la potion, puisqu’il n’avait que gâché de l’eau et de la citronnelle, une plante commune. Il saisit sa baguette et manipula un wingardium léviosa qui envola le chaudron jusqu’à l’évier et le renversa, sans éclaboussure. Enfin il refit couler 60cl d’eau, et remit le chaudron sur le feu on y remettant des feuilles de citronnelle à sa surface. Bon cette fois, plus d’erreur, où sinon il ne finirait pas dans les temps.
Cette fois tout était près et lorsque l’eau se mit à bouillir, il laissa tomber la poudre de pierre de Lune en l’effritant le plus possible.
Puis avec sa grosse louche, il tourna la décoction trois fois dans le sens d’une aiguille d’une montre comme indiqué.
Puis sortit la louche de la potion et commença à minuter 10min. Il aurait du s’occuper des yeux à cette instant, vu que cela lui aurait laissé le temps de réduire la pierre de Lune avant que l’eau ne boue. Puisqu’il n’avait rien a faire pendant ces 10 min, il décida de feuilleté son livre de potion, et d’apprendre les propriétés des différents éléments composant la potion.
Lorsqu’il le temps fut écoula, il déposa la rétine dans l’eau bouillante et relança le compteur pour 5min. Cette fois, il surveilla la potion, qui changeait de couleur régulièrement, mais restant dans les jaunes. Enfin il se saisit d’un de ses quatre pistils d'Agrostis capilaris et l’ajouta à sa préparation. Après avoir tourné deux fois dans le sens inverse d’une aiguille d’une montre, il déposa un deuxième pistil. Il tourna deux fois, sans attendre sa potion dans l’autre sens.
Puis, il posa délicatement la gemme d’escarboucle à la surface du liquide. La potion changea instantanément de couleur pour une teinte bleu ciel. Il était assez satisfait du résulta.
Enfin, il mit son troisième pistil, puis son quatrième, tournant chaque fois sa potion comme il se devait. Il attendit. Il attendit encore.
Sa potion ne changea pas de couleur, elle garda cette belle teinte bleu clair. Qu’avait-il fait ?
Dépité, il rempli un tube a essai qu’il ramena au professeur, après avoir éteint le feu, attendant de recevoir une appréciation. En chemin, il ne s’aperçut pas que sa potion avait viré au bleu nuit, et lorsqu’il tendit la fiole au professeur, qu’elle était devenu même noire intense, alors que le liquide de sa fiole restait désespérément bleu ciel…

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Okuni Kâto
Elève de Poufsouffle, 2ème année
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MessageSujet: Re: Deuxièmes années - Premier cours   Mar 27 Nov - 19:38

Un jeune garçon vint se placer à ses côtés, et Okuni le détailla d'un simple regard en coin: il était brun avec des cheveux en bataille et possédait des yeux verts qui ne manquèrent pas de faire hésiter la petite japonaise. Quant à son caractère, si elle comprenait les coutumes de cette école, il apparaissait nettement, avec l'aide de son blason, qu'il ne s'agissait pas d'un garçon sympathique, mais Okuni refusait de se fier à ce genre de préjugé. Et puis constatant le regard "aimable" qu'il adressa à leurs voisins de devant, elle se permit de croire qu'il n'avait pas un mauvais caractère. D'un geste de la tête presque imperceptible, elle répondit à son salut et reporta son attention sur la salle de classe.
De fait, son regard s'accrocha à l'image de la professeur qui s'adressait à un élève de sa maison. Il lui semblait l'avoir vu entrer dans un vacarme infernal et provoquer un nuage de poussière noir. A présent, c'était une poudre verte qui recouvrait le corps fébrile du gamin et dès que les mots "toilettes des garçons" furent prononcés, il se mit à irradier une lueur verte. Quelques secondes après il ne restait plus rien du jeune Poufsouffle et il était évident qu'il s'était ou avait été téléporté dans un autre lieu. Le procédé du professeur s'incrusta dans la tête d'Okuni avec force, et même si ses narines retroussées démontraient sa réticence face à cette méthode, elle n'en pouvait pas moins être impressionnée. "Poudre de cheminette améliorée"? Alors il était donc possible de découvrir de nouveaux sortilèges, de nouveaux ingrédients que ceux déjà inventés? L'intérêt de la Japonaise envers la magie, fut réveillé en un seul coup.

Puis Circé Hawthorne se nomma enfin ou plutôt le professeur Hawthorne découvrit son identité. Enfin, Okuni pouvait mettre un nom sur ce visage de marbre. Mais la "sorcière" ne s'arrêta pas là et débuta son cours, chose qui ne risquait pas d'arranger le pauvre Rémi Roy qu'elle avait croisé à plusieurs reprises dans la salle commune, mais elle était prête à parier que ce n'était pas un hasard. Ainsi donc il fallait se méfier du professeur Hawthorne, elle n'était pas seulement d'une beauté glaciale mais aussi dotée d'une ingéniosité remarquable. Okuni se promit de faire attention à ses moindres fais et gestes, de sorte qu'elle n'ait rien à lui reprocher et une raison en moins de s'en prendre à elle. Non pas qu'elle ait peur, même si cette femme dégageait une aura ténébreuse qui n'était pas indifférente à la gamine, mais elle détestait être dans une situation risquée, dans laquelle elle était la plus faible et où son adversaire était redoutable.
Les iris noirs de la Japonaise cessèrent d'osciller lorsque la première question fut poser. Une question des plus intéressantes: quelle était l'utilité des potions? Mais une question à laquelle Okuni pouvait répondre puisque son ancien professeur n'avait cessé de vanter leur mérite, et surtout, une question dont le piège ne lui avait pas échappé. Les potions pouvaient servir pour tout type d'usages, que ce soit l'amélioration d'une caractéristique, physique ou mentale, sa détérioration ou sa totale transformation. Mais elles pouvaient de plus servir à manipuler le comportement d'une personne afin que celui-ci soit profitable à l'empoisonneur, tel le veritaserum. Malgré tout, Okuni n'était pas sûre de sa définition, craignant qu'elle ne soit différente en Grande Bretagne, et ce fut pourquoi elle ne leva pas la main pour répondre. Ce fut à ce moment précis que Rémi refit son apparition fracassante qui ne manqua pas de faire perde des points à leur maison. Aucunement touchée par cette perte insignifiante à ses yeux, elle garda son calme et posa sur son confrère un regard impassible. Ainsi donc une première entrée bruyante ne lui avait pas suffit, il faudrait à tout prix qu'il rectifie ce comportement gênant aussi bien pour sa scolarité que pour la leur. Puis ce fut au tour de son voisin de prendre la parole sans y être invité malheureusement. Okuni écouta attentivement sa réponse et la reformula intérieurement selon sa propre hypothèse.

Le professeur Hawthorne ne sembla pas satisfaite de la réponse et replaça le Serpentard à sa place sans qu'il n'ait aucune chance de riposter. Navrée pour lui, Okuni nota la définition donnée tout en effectuant une légère moue de déception avec ses lèvres. Elle mémorisa par la même occasion, le mépris qu'éprouvait la femme à l'égard des moldus. Tiens donc, voilà un inconvénient qui mettait Okuni dans une mauvaise posture. Le professeur Hawthorne ne devait pas être sans ignorer ses origines et c'était un détail qu'il lui serait aisé de retourner contre elle. Okuni ne s'ébranla pourtant pas à cette découverte et garda son sang froid.
Lorsque la question des potions capables d'agir sur le physique et le mental fut posée, les iris noirs de la Japonaise s'immobilisèrent à nouveau, trahissant sa concentration. Plusieurs noms lui vinrent à l'esprit, dont ceux cités par ses camarades. Grâce à Lyana Brindor, leurs points perdus avaient été retrouvés, puis ce fut au tour de sa voisine de devant de répondre juste et de faire gagner des points à Gryffondor. Mais l'intervention qui la marqua le plus fut certainement celle de cette jeune fille de Serpentard. Okuni l'observa répondre et arqua des sourcils d'étonnement. Elle ne s'attendait pas à ce qu'un élève puisse ainsi se comporter, car il n'échappait pas à la Poufsouffle que son intention était de donner un maximum de réponses afin de se faire bien voir par la professeur mais aussi pour empêcher toute autre réponse de la part de ses camarades. Cette façon de penser enfantine et dépourvue de sagesse selon elle, classa immédiatement cette fille dans les personnes dont il fallait se méfier.

Enfin fut venu le temps de la pratique. Il leur fallait réaliser une potion de vision nocturne. Après avoir recopié mot pour mot la recette sur un parchemin, elle se mit directement à la pratique, prenant soin malgré tout d'ouvrir son livre de potion afin de reconnaître correctement tous les ingrédients dont la photo était donné. Elle compta soigneusement ceux qui se trouvaient sur son bureau, récupéra ceux qui se trouvaient sur celui de la professeur puis suivit à la lettre les instructions. Là où il semblait évident qu'une fille bloque, Okuni ne montra aucun signe de dégoût lorsqu'elle due séparer la rétine du chat persan, et elle s'appliqua même avec précision.
Enfin sa manipulation terminée, elle versa le liquide dans une fiole et se dirigea à la suite de son voisin vers le bureau du professeur Hawthorne, en prenant soin de ne pas piétiner l'énorme manba noir.
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Léna Capall
Préfete de Gryffondor, 2ème année
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MessageSujet: Re: Deuxièmes années - Premier cours   Mer 28 Nov - 19:23

Avant même que leur professeur ne confirme ou infirme ses dires, une voix s’éleva dans la salle, venant d’une jeune personne que Léna avait à peine croisé durant l’année précédente. Les yeux écarquillés, le jeune gryffondor l’entendit déballer ses connaissances avec une aisance évidente. Autant aurait-elle pu se vexer qu’un imbécile comme Rémi s’empresse de répondre après elle pour étaler des idioties, autant ne pouvait-elle que reconnaître de superbes capacités à la jeune serpentarde. Dans sa voix transparaissait une certaine passion, bien que de prime abord il était plus facile de constater une légère supériorité, comme si la jeune fille se considérait comme ayant plus de valeur que les autres élèves. Grand bien lui fasse ! Léna appréciait la matière mais n’irait pas jusqu’à contrarier une verte et argent en essayant vainement de la surpasser. La petite demoiselle s’en tiendrait à la métamorphose, enseignement pour lequel elle avait quelques facilités, tout en tâchant de faire convenablement ses classes dans le cours de Circé Hawthorne. De fait, sa réponse n’était pas si stupide, puisque des points lui furent accordés. Bon… moins qu’à Melpomène, mais c’était déjà ça.

Enfin vînt le moment de la pratique. Une potion de vision nocturne pour commencer. Léna n’en avait jamais entendu parler… devait-elle son ignorance à sa méconnaissance du monde de la sorcellerie ? Ou tout simplement au fait qu’elle ne s’était guère investie en potions l’année précédente ? Aucune idée. Cependant, elle se promit de s’appliquer le plus possible cette année-ci, ne serait-ce que pour évaluer ses capacités réelles. Le protocole apparut sur le tableau noir, affichant les ingrédients nécessaires, qu’elle s’empressa de sortir. C’est alors qu’elle vit un reflet luisant, une forme mouvante se dégager des vêtements de leur enseignante et se laisser tomber sur le sol. Avec fascination, la jeune irlandaise observa le mamba noir progresser avec souplesse et lenteur sur le sol dur et froid du cachot. Combien de secrets cachait donc cette femme ? Probablement ne le sauraient-ils tous jamais.

Reportant son attention sur les préparatifs de sa potion, elle relut une nouvelle fois la recette avant de se mettre à l’ouvrage. Elle savait que dans les collèges et lycées moldus, on montrait le protocole une première fois aux élèves. Ici, et Léna estimait que c’était une bonne chose, l’on demandait aux apprentis sorciers une grande initiative, chacun se débrouillant avec les instructions. Cela exigeait une concentration accrue, que la petite demoiselle tâcha de trouver.

Pour commencer, elle pesa les feuilles de citronnelle, écartant celles qu’elle ne trouvait pas assez fraiches. Elle mesura la quantité nécessaire d’eau à mettre dans son chaudron, puis y disposa les feuilles avec douceur, pour qu’elles restent à la surface. Tandis qu’elle laissait son chaudron sur un feu léger qu’elle venait d’allumer, elle entreprit de réduire la pierre de soleil en poudre, grâce à un pilon. Loin de se montrer coopérative, la pierre de soleil ruina les muscles de ses avant-bras, alors qu’elle persistait dans un mouvement rotatif du poignet. Elle eut la crainte de ne pas réussir à temps, mais lorsque l’eau se mît à bouillir, elle eut tout juste le temps d’y laisser tomber la pierre réduite, en plaçant ses deux mains à plat au dessus du chaudron, les frottant l’une contre l’autre pour terminer d’effriter la roche. Comme indiqué, elle tourna le début de potion trois fois dans le sens des aiguilles d’une montre puis la laissa reposer. Entre temps, elle chercha les yeux de persan et les observa d’un œil circonspect avant de prendre le petit scalpel qu’ils avaient tous et de tâcher de séparer au mieux la rétine de la pupille. C’était un vrai travail d’orfèvre qui lui rappelait la fois où, en primaire, ils avaient du décortiquer des os de souris ; elle parvint à son but moins d’une minute avant la fin du délai et fit tomber les rétines dans la décoction. Venait les pistils d’Agrostis, dont elle ajouta le premier après les cinq minutes de repos demandé et tourna la potion deux fois dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, puis elle ajouta le deuxième et tourna cette fois ci deux fois dans le sens opposé, non sans une légère hésitation. Se tromper de sens c’était réellement gâcher une potion pour une erreur stupide. Il fallait maintenant poser « Poser délicatement la gemme d'escarboucle sur la surface. » Choisissant une pince fine, Léna prit la roche doucement et l’approcha de la surface de l’eau et lorsqu’elle toucha la surface, elle la lâcha. Avec appréhension, elle observa la coloration de sa potion, qui prit la première teinte demandée. Un grand sourire se dessina sur son visage alors qu’elle ajoutait à nouveau un pistil, l’avant dernier, reproduisant les étapes précédentes, prenant à nouveau bien garde de ne pas se tromper dans le sens dans lequel elle devait remuer la potion.
Finalement, lorsque la potion fut prête, elle versa un peu de sa potion dans un flacon, qu’elle alla déposer sur le bureau de leur professeur, croisant les doigts quant à sa réussite.


[je ne dis pas la couleur finale de la potion, laissant libre l'appréciation de notre chèèèère enseignante ^^]
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Evan Alexandreï
Elève et Capitaine de l'équipe de Serpentard, 2ème année
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MessageSujet: Re: Deuxièmes années - Premier cours   Mer 28 Nov - 22:02

Les élèves n’avaient apparemment pas l’intention de tester la résistance de leur nouveau professeur. En effet, ils étaient tous entré dans le calme, s’étaient installés dans le silence ou presque, ne commençaient pas à bavarder … Peut-être que la simple vue de l’adulte leur suffisait pour comprendre qu’ils n’avaient pas intérêt à se faire remarqur. Il fallait dire que son air n’était pas très … engageant. Evan savait déjà qu’il se tiendrait tranquille, à moins qu’elle ne soit en réalité totalement incompétente, ou bien carrément insultante envers lui-même ou des élèves qu’il appréciait. L’année précédente, il n’avait pas su tenir sa langue, parce que le professeur lui avait paru tellement bête, tellement injuste … Le Serpentard, s’il n’aimait pas travailler, détestait cependant les incompétents. Un peu contradictoire ? Il n’avait pas envie de fournir des efforts, mais il préférait avoir un professeur qui avait de l’autorité et qui était capable de réellement leur apprendre quelque chose. Il n’aimait pas travailler, mais les idiots l’énervaient. Il ne supportait pas de se voir donner des ordres par quelqu’un d’intellectuellement inférieur à lui. Alors évidemment, l’année dernière … D’un autre côté, il ne fallait pas grand chose à Evan pour considérer quelqu’un comme bête.

Tout aurait pu merveilleusement bien commencer, mais il avait fallu que cet imbécile de Blaireau se fasse remarquer. Mais d’où sortait-il ? Après une année passée à Poudlard, Evan n’avait toujours pas trouvé de réponse à cette question. Autant un élève faisant le clown de temps en temps pouvait être drôle, autant Remi Roy était pitoyable. Parce qu’il était réellement idiot. Aïe, le professeur n’avait pas l’air d’apprécier son entrée en scène et elle se dirigea vers le Poufsouffle, tandis qu’Evan faisait mine de s’intéresser vaguement à ce qu’il se passait. En réalité, il était avide de voir comment Hawthorne comptait punir l’abruti de service. Parce que depuis un an qu’il le voyait faire l’idiot tous les jours, il n’avait pas encore vu de professeur qui faisait preuve d’une assez grande sévérité à son égard, de son point de vue. Comme par exemple le professeur de vol … Enfin bref. Oh, c’était dommage, elle se contentait de l’envoyer dans les toilettes pour qu’il se lave … Enfin, pas de n’importe quelle façon, mais Evan l’aurait bien imaginée faire voler le gamin pour le faire repasser la porte en sens inverse. De la poudre de cheminette améliorée, hein … Pas mal.

Le cours commençait à présent. Evan avait bien sûr remarqué la présence de Tom, qui était passé devant lui avec un sourire. Un peu intrigué tout d’abord, Evan s’était ensuite souvenu que Rohmer s’était inscrit pour les sélections de l’équipe de Quidditch. D’ailleurs, il n’avait pas choisi le même poste que l’année dernière, lui semblait-il … On verrait bien. Même si Evan avouait qu’il n’avait pas une grande estime pour son condisciple, il essaierait d’être impartial lors de ces fameuses sélections. Ce qui comptait, c’était le talent, et l’esprit d’équipe … Ouais, bon, pour Rohmer, il fallait qu’il fasse ses preuves. Ce n’était pas gagné. Et ce n’était pas en lui faisant un petit sourire de temps en temps qu’il augmenterait ses chances d’être pris … Alors que le professeur posait une première question, ce fut Tom qui prit la parole. Et sa réponse était en effet … assez peu élaborée, très confuse, et pour plaire encore plus à l’enseignante, se terminait sur une allusion aux moldus. La réaction d’Hawthorne ne se fit pas attendre et elle qualifia aimablement la réponse de Rohmer de lamentable. Ce qui laissaient les élèves méditer sur une participation future … Evan quant à lui se garderait bien d’ouvrir la bouche s’il n’avait pas bien réfléchi à ce qu’il dirait. Une autre question et d’autres réponses suivirent … Evan n’aimait pas particulièrement cette partie du cours, notamment parce qu’il se sentait incapable de répondre à la plupart des questions posées.

Ah, on passait à la pratique ! La potion en elle-même était plutôt intéressante : voir dans le noir … Evan se rappela sans mal l’expédition qu’ils avaient effectuée dans la parc, lui, et deux Serdaigle dont Eladamris, l’année précédente. L’obscurité n’était pas complète, mais tout de même, cette potion les aurait bien aidés … Enfin, une potion à la fois. Que se passait-il si l’on buvait plusieurs potions aux effets différents ? Y avait-il des risques ? Sans doute. De toute façon, Evan n’avait pas suffisamment confiance en ses capacités en matière de potion pour boire ses propres préparations. Il avait déjà été relativement réticent à boire celle préparée par Eladamris, l’année précédente. Heureusement, tout s’était bien passé, le Serdaigle était plutôt doué dans cette matière. Après avoir lu une première fois les instructions, Evan fit l’inventaire des ingrédients. Ayant passé l’été sur le Chemin de Traverse, il n’avait pas manqué de temps pour acquérir ce que l’école demandait. Ce pourquoi il ne lui manquait que la gemme d’escarboucle, que le professeur leur donnait. Ne pas en voler, c’est ça ? Le Serpentard n’en aurait pas eu l’idée, peut-être parce qu’il ne savait pas à quoi ça servait exactement. Il en avait déjà entendu parler, pourtant, puisqu’il avait eu des cours de potions en primaire … Mais ça ne lui revenait pas. Tant pis. Il allait donc en chercher une, après avoir rassemblé tout ce dont il avait besoin.

Evan remplit le petit chaudron qu’il utiliserait pour la préparation, mettant un effort tout particulier à ignorer la présence du serpent, qui lui faisait plus peur qu’autre chose. Quelle idée d’avoir un pareil animal de compagnie ! Pourquoi était-ce autorisé en classe, en plus ? Si c’était pour leur faire froid dans le dos, c’était réussi. Le Serpentard commença à écraser la pierre de soleil, puis déposa les feuilles de citronnelles sur l’eau et alluma le feu, puis revint à sa poudre. Cette potion promettait d’être longue à préparer, si déjà il avait du mal à réduire en poudre une stupide pierre … Evan, plutôt impatient de nature, peu désireux d’y passer un quart d’heure, se contenta d’une poudre grossière qu’il ajouta dans le chaudron sitôt que l’eau ait commencé à bouillir. Ouais, il en était déjà à l’instruction numéro quatre ! Oui, la quatre sur … treize. Bon, il était encore loin d’avoir terminé, malheureusement. Trois fois dans le sens des aiguilles d’une montre, voilà quelque chose de simple ! Si tout pouvait être aussi facile, dans la préparation d’une potion, ils seraient tous des maîtres dans cette classe. Enfin, tous … Ce n’était même pas sûr, Evan eut une pensée notamment pour l’abruti de Poufsouffle. Lui, savait-il dans quel sens ça tournait, les aguilles d’une montre ? Bizarrement, il en doutait … Et pas seulement parce qu’il était à Poufsouffle, bien que les élèves de cette maison étaient réputés pour être plutôt lents d’esprit. Les pauvres, tout de même. Des Blaireaux.

Il devait attendre dix minutes. Non, pendant ces minutes où il ne toucherait pas à la potion, il devait s’amuser à découper des yeux de chat. Erk … C’était le gros problème des potions : les ingrédients dégoûtants. Découper des yeux ? Quelle horreur ! Evan saisit un œil de chat du bout des doigts et l’observa un instant. C’était limite glauque, quand même. Le Serpentard inspira profondément, et attrapa un petit scalpel, pour commencer cette affreuse dissection. La potion avait beau être d’une grande utilité, c’était la première et la dernière fois qu’Evan la préparait, c’était clair et net. A moins d’en avoir réellement besoin un jour ou l’autre, mais si c’était possible, autant qu’on lui découpe les yeux avant. Parce que lui, il ne voulait plus y toucher. C’était … froid, un peu visqueux, enfin c’était répugnant quoi. Alors le Serpentard n’y passa pas des heures et sa découpe fut certes un peu grossière, mais peu éprouvante. En plus, il fallait en couper deux, c’était bien sa veine. Les dix minutes passées, Evan laissa tomber les rétines dans la potion et soupira, c’était terminé pour les yeux. Erk, erk, erk. Encore cinq minutes à attendre ? A ne rien faire ? Evan vérifia une nouvelle fois qu’il avait tout. Les pistils, oui. La gemme, oui. Le reste avait déjà été utilisé. Le Serpentard en profita donc pour souffler un peu, il le méritait, après cette épreuve qu’avait constitué la découpe des yeux de chat. La fin de la préparation ne lui demanda pas de grands efforts : ajouter un pistil, tourner deux fois dans le sens inverse, en ajouter un autre, tourner dans le sens normal, deux fois bien sûr. Lorsqu’il posa la gemme, la potion prit une couleur bleue qu’il n’aurait pas qualifiée de ciel, mais enfin, c’était du bleu quand même … Evan répéta l’histoire des pistils, et la préparation fut – enfin ! – terminée. Soulagé, le Serpentard remplit une petite fiole et l’apporta sur le bureau.

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Lieux :
- Cérémonie de la Répartition
- Salle commune
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Tristan Sullivan
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MessageSujet: Re: Deuxièmes années - Premier cours   Jeu 13 Déc - 3:34

Depuis le début du cours, Tristan avait observé discrètement les évènements, tout comme son entrée en classe l’avait été. Faisait-on seulement attention à lui ? Peu lui importait, il était là pour étudier. L’année précédente ne lui avait pas été très fructueuse puisque le professeur n’était pas des plus compétents. Pour sa première année à Poudlard, ça n’avait vraiment pas été de veine. De plus, ne connaissant rien du monde de la magie avant son entrée au château, il avait donc à aujourd’hui, beaucoup de lacunes dans cette matière. Il avait pu rattraper un peu son retard grâce à l’enseignement qu’il se faisait par les livres, et par une élève de sa maison qui l’avait épaulé. Aujourd’hui elle avait quitté l’école. Mais rien ne vaut la pratique, et il craignait que ça lui fût néfaste un jour. Le jeune Serdaigle espérait que la nouvelle enseignante allait être performante, et susciter son intérêt pour l’art des potions. Ce qui fut le cas dès le début du cours avec la démonstration d’un dérivé de poudre de cheminette de son cru. Tristan avait trouvé cela fort intéressant, bien que n’en démontrant rien. Bien sûr, il était déstabilisant de voir ce professeur agir de façon si tranchante, tout comme ses mots l’étaient, mais ça n’était pas plus mal si ça devait faire méditer le jeune Poufsouffle, et ainsi lui éviter à l’avenir d’agir de manière si puérile…
Mais passons cet incident.
La première question fut posée, les étudiants participèrent, certains de façon hésitante, d’autres étant plus sûrs d’eux. Tel était le caractère fort de la maison Serpentard. Même si Tristan avait quelques connaissances des potions citées, il ne tenta pas de réponse. D’une, parce qu’il n’en avait pas spécialement envie – la Coupe des Quatre Maisons ne suscitant que peu d’intérêt pour lui – et de deux, parce qu’il ne voulait pas dire de bêtises et ainsi attirer l’attention de façon lamentable comme cet élève, Tom, qui se fit vite rabrouer par la maîtresse des potions. Cependant, Tristan désapprouva le commentaire de cette dernière à propos de la comparaison avec une quelconque réponse qu’aurait pu fournir un Moldu. Il était évident qu’elle les considérait « inférieurs » aux sorciers. Quel dommage d’offrir tant d’intelligence pour démontrer un tel genre de pensée. Une fois de plus, Tristan n’en laissa rien paraître, sauf si quelqu’un avait l’ouïe assez fine pour déceler les battements de son cœur qui s’était emballé. Il se contenta donc de prendre un parchemin, et de noter tout ce qu’il pouvait de l’explication de la femme dont le ton de voix pouvait aisément franchir le zéro absolu. Il décida pour ce jour de ne plus se laisser influer par le comportement des autres, au risque d’être déconcentré dans son travail.

Le cours tourna par la suite à la pratique. Une potion qui pouvait s’avérer fort utile, comme toutes celles existantes d’ailleurs. Cependant, les ingrédients de ces mixtures nécessitaient parfois une grande force émotionnelle. Apres tout, ce n’était pas tous les jours qu’on a l’occasion d’entailler l’œil d’un chat pour en extraire la rétine. Même si cela était nécessaire, c’était rebutant pour le Serdaigle. Mais il n’avait d’autre choix que de s’y plier. Le chat n’était plus, il ne pouvait rien y faire. Prenant une inspiration, Tristan se mit donc au travail. Le souci du détail était son quotidien, aussi il prendrait tout le temps nécessaire pour la préparation. Les ingrédients réunis, il disposa donc délicatement les feuilles de citronnelle à la surface de l’eau. Elles dégageaient un certain parfum léger qui n’échappa nullement à l’étudiant. Il trouvait cela bien agréable. La rigidité de sa pierre de Soleil lui paraissant un peu trop forte, il décida d’anticiper sa coupe avant de commencer à faire chauffer son eau. Il craignait que l’eau devienne trop bouillante lorsqu’il aurait inséré la poudre ainsi formée dans le flot.
Alors qu’il avait taillé plus de la moitié de la roche, il s’empara discrètement de sa baguette et, murmurant le sort « incendio », fit chauffer le liquide. Puis il reprit sa coupe, le plus finement possible. Il l’acheva, cependant il ne jugea pas l’eau suffisamment frémissante. Il entreprit alors de finaliser sa coupe, alors que pas mal d’étudiants autour de lui en étaient déjà à l’extraction de la rétine de l’œil de persan. Il n’en savait rien. Le mamba noir n’avait jusqu’à présent pas attiré l’attention de Tristan, et même lorsqu’il passa à proximité de sa table, l'adolescent n’en avait cure. Sa concentration était telle que le monde autour de lui s’effaça, tout comme il était effacé, voire invisible probablement, aux yeux des autres.

L’eau délicieusement parfumée, chatouilla les narines de Tristan. Il regarda son état, c’était le moment de joindre la poudre de Soleil ainsi formée. Ce qu’il fit, avec le plus grand soin. Il jeta un œil sur « la recette » et voyant qu’il fallait ensuite faire tourner la composition, il s’empara, de sa main libre, d’une spatule. Ce qu’il fit une fois la poudre entièrement distribuée. Trois fois dans le sens des aiguilles d’une montre, soit. Il fit cela avec attention, finesse, remarquant avec contentement la poudre se dissoudre uniformément.
Ensuite, il attrapa sa baguette et fit apparaître à coté de son chaudron, d’une écriture fine et modeste, un compteur à rebours. Dix minutes donc. C’était le temps qu’il lui fallait pour l’opération qui lui serait la plus pénible. Il prit avec soin le premier œil de persan entre son pouce et son index. Il ressentit une certaine peine pour cet animal qui n’avait peut-être pas eu la chance de pouvoir découvrir la douceur d’un coussin en plumes d’oie… Tristan déglutit, demandant intérieurement pardon à l’animal pour l’acte qu’il allait commettre contre son gré. Il usa de toute son adresse pour extraire la rétine sans écorcher l’œil. Il eut du mal, ses nerfs ne lui permettraient jamais d’aller jusqu’au bout. Et pourtant il le fit. Lorsqu’il vit cette rétine au bout de sa pince, il sentit une boule dans sa gorge prendre de l’ampleur. Il inspira une nouvelle fois, et répéta l’opération avec le deuxième œil. Les deux rétines ainsi obtenues, il observa son compteur. Il lui restait deux minutes dix-sept. Il ne détourna pas un seul instant son regard des chiffres couleur parme qui défilaient, jusqu’à ce qu’ils fussent à zéro. Ayant gardé en main la coupelle de verre contenant les deux rétines, le jeune garçon la pencha au dessus de son chaudron, sans voir chuter les deux éléments. S’assurant qu’il ne restait plus rien dans la coupelle, il reforma un compteur, de cinq minutes cette fois. L’adolescent n’avait plus en lui cette sorte d’excitation du début du cours, il n’éprouva plus d’intérêt à le suivre. Il ne ressentait plus que de la culpabilité. Avait-il déjà été dans un tel état ? Il ne s’en souvint pas. Et il espérait qu’il ne se souviendrait jamais de cette cruelle préparation.

Alors que le temps lui avait semblait long lors de la fragile opération précédente, les cinq minutes d’attente furent extrêmement rapides. Tel est le ressenti lorsqu’on est confronté à soi-même. Il se redressa, s’étant quelque peu affaissé au fur et à mesure que le remord l’avait envahi. Il était temps de conclure. Premier pistil. Il réalisa que sa main tremblait. Cette main qui avait tenu l’œil précédemment. Il posa le gynécée au cœur du chaudron et préféra remuer de sa main gauche le mélange. La droite tremblait trop. Heureusement que son habileté était à l’identique de l’autre membre. Deuxième pistil, Tristan tourna sa spatule dans le sens inverse. Un fumet étrange se dégagea, ça ne ressemblait plus à celui de la citronnelle. C’était indescriptible. Pas insupportable. Mais ça lui picotait les narines, un peu comme de la moutarde. En moins désagréable tout de même.
La gemme. Elle était absolument sublime. Il y vit son reflet. Il eut l’impression un bref instant de voir le visage de celle de cette fameuse photo, sur la cheminée du salon devant laquelle son père avait tendance à rester longtemps en contemplation. Tristan avait les traits de sa mère et lui ressemblait de plus en plus, au fur et à mesure que le temps avait de l’emprise sur lui. Avec regret, le garçon posa la pierre au centre de la surface de l’onde qui prit instantanément une teinte bleu ciel. Il haussa un sourcil, ne s’attendant surtout pas à un résultat si rapide. Il se perdit un instant dans cette contemplation, mais réagit vivement lorsqu’il entendit un élève passer à coté de lui pour déposer sa fiole sur le bureau du professeur. Le cours touchait à sa fin, et Tristan était à la traîne. Il reprit un pistil, l’inséra à la potion, tourna vers la droite. Dernier pistil, et à nouveau, dans le sens inverse. Il attendit. Le bleu ciel s’assombrit lentement, très lentement. Le fumet changea, devenant plus agréable. La couleur se stabilisa. Tristan avait l’impression que quelque chose clochait. Pourtant le bleu nuit de sa potion était bien réel. Etait-il possible de réussir du premier coup ? Cela semblait invraisemblable. Il relut les indications écrites du professeur, dans le moindre détail. Oui, il avait tout suivi à la lettre. Et ? Pourquoi n’était-il pas convaincu ? Il en saura plus lorsqu’il aurait sa note….
Il versa un échantillon de sa potion dans sa burette, ajusta sa cravate qu’il avait légèrement desserrée lorsqu’il avait dû extraire les rétines des yeux de persan, et l’amena sur le bureau du professeur. Il leva les yeux (ou plutôt « l’œil » qui n’était pas masqué par sa mèche) vers le regard glacé de la femme. L’échange dura deux seconde à peine, mais cela lui avait suffit pour être certain d’une chose : quelque chose de sinistre, venimeux, émanait d’elle. Tristan en eut la chair de poule. Il baissa le regard, non pas par soumission, mais par prudence et s’en retourna à sa place. Alors qu’il allait ranger ses affaires, il réalisa que ses mains étaient devenues moites.

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Circé Hawthorne
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MessageSujet: Re: Deuxièmes années - Premier cours   Ven 11 Jan - 12:34

Bien qu'elle ne quittât pas son bureau, Circé suivit avec une attention scrupuleuse les préparations, fronçant les sourcils dès qu'un sifflement anormal se faisait entendre et plissant le nez quand une odeur anormal perçait ses narines. Elle restait sur ses gardes, prête à intervenir à la moindre catastrophe. Il n'était pas question de laisser un chaudron exploser. Si un tel drame devait arriver, le coupable le sentirait passer, c'était certain. Heureusement, aucun élève ne dérapa. Etait-ce sa présence ? Etait-ce les allées et venues inquiétantes de son serpent ? Personne ne pipait mot depuis l'entrée fracassante du poufsouffle. Le silence était appliqué. La presque totalité de la classe en était à la découpe des yeux de chat. Une partie délicate et peu ragoûtante. L'experte en potion avait opté pour cette première recette pour évaluer l'attitude des deuxièmes années durant cette étape. C'était important. Un spécialiste devait maîtriser la dissection et ce travail serait surtout approfondi après les BUSE. Si les élèves devaient s'arrêter à un oeil, ils n'iraient pas loin... Et nombreux étaient ceux qui avaient des états d'âmes. Pauves chats oui. Et ? Il fallait savoir sacrifier animaux et créatures pour préparer des philtres magiques. Les vouivres dont ils avaient pris les pierres sans une seule once de dégoût étaient mortes à l'heure qu'il était. Certains élèves, alors qu'ils entaillaient les yeux, semblaient sur le point de défaillir. Circé nota en particulier la pâleur d'un garçon de Serdaigle. Puis, son regard se tourna vers Tom, attiré par le brusque mouvement de son mamba. Il émit un sifflement satisfait en avalant les débris des yeux que le Serpentard lui avait jeté. La professeure le fixa un instant, sans faire de commentaire. Va pour cette fois. Si trop d'élèves venaient à l'imiter elle devrait sévir. La classe pourrait s'en trouver dissipée.

Tom Rohmer fut d'ailleurs le premier à poser la fiole sur son bureau. Elle le regarda venir à elle avec insistance, puis posa un regard critique sur son échantillon. Alors... que nous avait donc fait cet impertinent ? Du bleu ciel... Elle prit la fiole et la fit tourner lentement entre ses doigts. Une observation rapide lui était suffisante pour analyser les défauts d'une préparation. Ses capacités étaient assez impressionnantes, même pour d'autres experts. Peu étaient capables de tirer des conclusions si prompte et détaillées qu'elle avec un simple coup d'oeil. Quelques secondes passèrent, elle ouvrit le flacon. La potion noircit au contact de l'air, comme elle s'attendait à le constater.

- Monsieur Rohmer... , dit-t-elle alors que le jeune garçon retournait à sa place. Les préparations ne sont pas un concours de vitesse. Je n'irais pas jusqu'à dire que votre potion est ratée, mais elle est inutile. Le but de l'excercice n'était pas de réduire la vue mais de la développer.

Qu'avait donc fait ce pauvre vert et argent pour mériter d'autres remarques incisives ? Répondre bêtement et fournir une potion fort moyenne étaient des motifs suffisants... Et quelque chose lui disait que ce garçon avait besoin de se sentir mis au défi pour se surpasser. Il était donc intéressant de le tester. Après Tom, les élèves défilèrent peu à peu devant son bureau. Tout c'était déroulé sans dommage. Et les résultats n'étaient pas aussi lamentables qu'elle le craignait. Un Serpentard, une poufsouffle et une gryffondor, celle là même qui était intervenue un peu plus tôt lui présentèrent des potions assez correctes et la plus belle réussite se parut dans le flacon du Serdaigle qui peinait à retrouver ses couleurs depuis la découpe des yeux.

- C'est un premier essai honorable. Peut-être le meilleur de la classe... , commenta-t-elle en examinant la potion et en analysant ses faiblesses.

Puis, sans attendre les retardataires, elle se redressa.

- Il vous reste moins de dix minutes. Veillez à bien nettoyer vos chaudrons si vous ne voulez pas rencontrer d'ennuis la prochaine fois. Mais avant, sortez vos agendas. Je veux 50 cm sur les origines et propriété de la pierre de vouivre. Vous avez un délais de 15 jours, et pas un de plus.

Elle retrouva sa place et attendit la sonnerie.

[Voilà, désolé pour l'attente. Le devoir sera affiché dans un sujet en annonce, vous aurez jusqu'à la fin du 2e cours pour le faire. Les notes sont détaillées en annoncé également, pour ceux qui ont préparé leur potion (la prochaine fois, le barrème sera légèrement modifié. Si vous n'avez pas encore préparé votre potion (et même si vous êtes nouveaux) vous pouvez encore le faire jusqu'à l'ouverture du prochain cours. D'ici une semaine normalement.]
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Deuxièmes années - Premier cours

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