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Année 2[Cours n°2]Alohomora & Callaporta

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Alissa Ilario
Professeur de Sortilèges
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Sexe:FémininBalanceChèvre
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MessageSujet: Année 2[Cours n°2]Alohomora & Callaporta   Sam 17 Mai - 3:53

Chose était plutôt de bonne humeur aujourd’hui, elle attendait avec impatience les élèves de deuxièmes afin de pouvoir les traumatiser comme les premiers années. Enfin, de son point de vue, elle voulait plutôt leur enseigner les différents sortilèges de manière originale, amusant et instructive, mais il y en aurait surement qui devrait sortir sur un brancard. Après tout, le seul look de la jeune femme pouvait provoquer l’arrêt cardiaque. Ce n’était pas tout les jours qu’on entendait une femme de 28 ans crier à tue-tête un « à l’abordage ». Car oui, aujourd’hui elle s’était réveillée avec une folle envie de partir en mer et faire vivre un cours en bateau à ses élèves. Elle s’était donc apporter un coussin tout près de la porte, un peu en retrait cependant, dans un des uniques coins d’obscurité, pour pouvoir surprendre les premiers élèves qui entreraient dans la pièce. Afin de rendre l’aventure encore plus loufoque elle avait lancé un enchantement au plafond qui aurait le même effet qu’un sortilège d’Aguamenti. Les élèves seraient donc complètement trempés dès qu’il franchirait le seuil de la porte. Et n’allez pas croire que l’enseignante n’avait pas prévu le coup. À l’avant de la salle de classe, des draps suspendus dans les airs servaient de cabine d’essayage, et un peu plus loin, on trouvait des cintres volants soutenant des tenues de pirates. La jeune femme pouffait déjà de rire en pensant aux têtes que ferait ses élèves, mais bon, c’était pour leur bien! Quoi de mieux qu’une aventure piratesque pour se remémorer la théorie et pratiquer les sortilèges d’aujourd’hui.

Oh bien entendu elle savait qu’ils ne verraient pas l’utilité d’un tel exercice, mais une fois expliquée ils ne pourraient que se prêter au jeu! Après tout, qui pouvait être plus expérimenté qu’un pirate sorcier pour apprendre et montrer les deux sortilèges les plus importants du métier; Alohomora & Callaporta. Un serrurier peut-être? Mais quel blague, les serruriers ne barrent aucune porte magiquement, ils se contentent de ne pratiquer qu’une partie de la leçon d’aujourd’hui. Non vraiment, il n’y a qu’un pirate qui peut enseigner ses sortilèges, sinon le travail d’apprentissage serait bâclé! Convaincue qu’elle avait encore parfaitement raison, la jeune femme esquissa un bref signe de tête en signe de son approbation envers elle-même. Elle se leva ensuite et grimpa sur le coussin pour être quelque peut surélevée et échapper au regard des élèves entrant. Même suspendu magiquement dans les airs, le coussin perdit de l’altitude sous le poids de l’enseignante, après tout, il n’avait pas l’habitude d’avoir à soutenir une personne à la verticale. Un sourire enfantin aux lèvres, la jeune femme était impatiente de voir sa première victime passée la porte.


[HRP : Logiquement, et suivant le texte précédent, vous devriez tous vous faire asperger en entrant dans le local.]
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Bethany Thornwell
Elève de Serdaigle, 2ème année
Elève de Serdaigle, 2ème année


Sexe:FémininCapricorneSerpent
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Inscrit le : 03 Fév 2008
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MessageSujet: Re: Année 2[Cours n°2]Alohomora & Callaporta   Mar 27 Mai - 19:38

Bethany Thornwell. N'y avait-il pas victime plus parfaite que cette douce jeune fille aux grands yeux noirs en amande, d'où transpirait un brin de folie douce ? Enfin victime, cela était vite écrit mais encore fallait-il pouvoir imaginer Bethany se penser victime de quoi que se soit. Hormis d'une malédiction en cours de Potions qui lui faisait toujours rater ses préparations malgré tout le cœur qu'elle mettait à l'ouvrage (Ok, c'était pas grande chose, mais tout de même !) rien – à part quelque fois une fumée nauséabonde – ne sortait du chaudron de la demoiselle. Mais aujourd'hui Miss Thornwell n'avait pas Potions et en était plus que ravie. Non, d'ici quelques minutes, c'était un cours de sortilèges qui l'attendait, une de ses matières favorites, pour la simple et bonne raison que c'était dans ce cours qu'elle y découvrait les façon les plus utiles ou les plus amusantes d'utiliser sa baguette magique...!
Mais pendant que je vous raconte tout cela, que le temps s'écoule et que la grande aiguille de l'horloge de Poudlard s'approche et s'approche encore du gros douze écrit en lettres romaines noires sur fond blanc cassé, la Serdaigle se trouve encore dans la grande salle, en train de se mouvoir au ralenti tandis que la plupart de ses camarades quittaient ou avaient déjà quitté la table. En fait, Bethany réfléchissait. Réflechir était une affaire très sérieuse, qui lui sapait une grande partie de sa mémoire vive son attention quant à ce qu'elle faisait et ce qui se passait autour d'elle. Aussi, le conseil de se dépêcher un peu soufflé par une fille de sa classe n'était même pas parvenu jusqu'à ses tympans avant de s'essouffler et le fait qu'il ne lui restait que cinq minutes avant le début du cours lui passait à un bon millier d'années lumière au dessus du crâne. Il fallait dire que la jeune Thornwell avait de quoi réfléchir : après une rencontre avec un Serpentard roux et efflanqué – tout pour plaire – qui l'avait poussé à conclure que la Maison Serpentard était l'Asile psychiatrique de Poudlard et s'être fait mangé sa souris blanche, elle se devait de rédiger un faire part de décès à son paternel dans le but d'acquérir une nouvelle Blanchette. Le problème résidait dans le fait qu'il était délicat d'introduire la chose en écrivant « Coucou papa, ma souris s'est faite manger par un ami Serpentard » et qu'à l'écrit, Bethany n'avait pas beaucoup plus de subtilité que cela. Elle aurait volontiers demander conseil à celle qui un instant auparavant lui avait murmuré quelque chose en lui jetant un regard noir, cette Lucia, ou un nom dans ces eaux là, mais lorsqu'elle lui avait expliqué la situation, elle avait reçu pour toute réponse une grimace écœurée suivit d'un jeté de serviette féroce sur la table puis d'un
« T'as vraiment un grain ! ».
« Il y a des façons plus aimables de refuser l'aide aux gens ! » Avait râlé la petit brune en fronçant du nez, l'air contrarié. Et elle l'avait poussé du banc.

La vie était parfois compliquée ; dire qu'elle avait toujours trouvé de stupides mensonges pour camoufler ses lubies meurtrières envers les précédents rongeurs et que cette fois la vérité se trouvait être plus grossière que ses inventions... Comment pourrait-on décemment croire qu'on lui avait mangé sa souris avant de la recracher toute broyée et sanguinolente ? Un coup dans les côtes la sortit de sa rêverie. Appuyée sur un coude, une tartine de confiture de fraise en l'air qui commençait à dégouliner sur sa main et la bouche entrouverte, Bethany cligna des yeux.

« Je ne peux pas dire ça.
- ...Quoi ? S'intrigua un Bleu et Bronze perplexe, qui s'était penché vers elle non sans une certaine appréhension.
- Quoi ? Rétorqua Thornwell en relevant un regard surprit au blond.
- Euh... Peu importe, mais je te signale qu'il est 9H57 et que ça te fait trois minutes pour rejoindre ta salle de cours, tous les gens de ta classe sont déjà partis.
- Oh... Mince alors. Bethany pinca les lèvres et posa sa tartine de confiture dans son assiette qu'elle avait à peine touché.
- Enfin si ça va pas... Reprit le grand blond qui l'avait sortit de sa torpeur, l'air un peu inquiet. Cette dernière ne le laissa pas finir. Se relevant d'un bond, elle baissa les yeux sur lui et sortit sa baguette magique de sa poche.
- Locomotor Sac de cours. Je vais très bien merci, je réfléchissais seulement. J'ai l'air si bizarre quand je réfléchis ?
- Euh... Non, non. »

C'était contrariant, ça aussi. On s'inquiétait de sa santé quand elle réfléchissait ? Et elle qui s'étonnait de la surprise des autres lorsqu'elle répondait intelligemment en cours après avoir au préalable prit le temps de peser ses mots... Mais l'heure n'était plus aux réflexions philosophiques, d'un bond et la baguette toujours en main Bethany traversa la grande salle pour se lancer dans une course effrénée dans les couloirs. En retard ! Cette seule et unique pensée résidait en elle, faisant battre son pouls à une telle vitesse que l'adrénaline projetée dans ses veines semblait lui donner des ailes. Sans prendre gare aux gens sur sa route, Bethany traçait sans se rendre compte que son sac de cours avait abandonné la course à l'étage précédent et s'arrêta dans un dérapage bruyant en face de la porte pile au moment où la première cloche se mettait à sonner. Sans attendre, elle ouvrit la porte de la salle de classe, entra, et se prit une grosse flaque d'eau en plein sur la tête.

« Je sais que je suis en retard, mais je trouve ça quand même violent comme punition. »

Son uniforme scolaire qui était déjà à moitié débraillé était maintenant trempé jusqu'à lui coller au corps et ses longs cheveux ébènes s'accrochaient à son visage et à son cou tandis qu'ils dégoulinaient d'une eau qui lui tombait dessus sans faire mine de s'arrêter. Lorsqu'elle se décida enfin à regarder autour d'elle, elle se rendit compte qu'elle était la seule à être entrée dans la pièce. Pire que cela, l'enseignante ne semblait même pas se trouver là. Qui lui avait donc jeté un sort ? Et pourquoi n'y avait-il personne ? L'espace d'un instant, elle crut distinguer plusieurs silhouettes humaines habillées de façon similaire mais quand elle parvint à mieux distinguer ce qu'il se passait derrière les gouttes d'eau, elle se rendit compte qu'il ne s'agissait que d'uniformes étranges, qui lui rappelait vaguement un livre de contes qu'elle lisait lorsqu'elle était plus jeune.

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Jonathan Ashfog
Elève de Gryffondor, 2ème année
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MessageSujet: Re: Année 2[Cours n°2]Alohomora & Callaporta   Dim 1 Juin - 1:54

Jonathan s'était attardé à sa table au petit déjeuner. Pourquoi? Pour prendre des renseignements pardi. Il y avait un nouveau professeur à l'école. Le mot encore ne lui vint plus à l'esprit tellement cela devenait une habitude. Le blond avait donc décidé d'innover. La nouveauté était devenue une redondance, elle ne suffisait donc plus à accaparer son esprit joueur. Le gryffondor avait fait la pêche aux renseignements pendant le repas, chose qu'il n'avait jamais fait avant. Entre une tartine , trois gorgées de chocolat, il y en avait des choses à apprendre. Surtout quand on ne faisait pas l'erreur de rester à la même place. Il y avait donc eu ce matin un jeune gryffondor qui s'était baladé avec son assiette le long de la table de sa maison. Il avait aussi été faire un tour sur les tables des autres maisons, mais sans ses couverts. Juste pour discuter avec ses amis des autres maisons.

De sa petite enquête préalable, il tira plusieurs conclusions. La professeur était assez jeune et plutôt bien conservée. Elle portait des vêtements étranges mais qui ne jouaient pas en sa défaveur. Pour les cours, la situation était plus amusante. Le jeune rouge et or avait capté plusieurs témoignages qui ressemblaient à ceux-ci : complètement timbré, deux cents à l'heure, du grand n'importe quoi, c'était un bordel monstre.... Bref, le cours s'annonçait joyeux, dynamique, étrange et drôle. L'intérêt du jeune homme avait été piqué à vif. Il lui tardait d'aller à ce cours.

Pensée sage et pleine de bonne résolution. Sauf que le jeune garçon aurait dû faire plus attention à l'heure. Il s'était attardé en histoire de la magie pour poser quelques questions au professeur Beathain. Pas de panique, pas de stress. S'il courrait, il pourrait encore arriver à temps. Jonathan prit son sac sous le bras et entama une magnifique course à travers le châteaux. Sur son passage, il salua de la main quelques connaissances, guère surprise de le voir courir de la sorte. Ils avaient pris la sage décision de ne plus se questionner sur son comportement.

Il vit enfin la porte de la salle de cours. Le mannequin connaissait le piège. Une troisième années de sa maison le lui avait révélé. La porte était bien plus légère qu'il n'y paraissait. Le jeune garçon s'arrêta donc devant celle-ci et reprit son souffle. Les joues devenues pourpre sous l'effort reprirent leur teinte habituelle. Le blond prit une grande bouffée d'air et ouvrit tranquillement la porte. Pour se prendre une magnifique douche.
Le jeune homme, par réflexe tourna légèrement le visage. Il se retrouva de trois-quart profil par rapport à Béthany. L'eau ruisselait le long de son visage. Les gouttes s'amusaient à perler de ses cheveux, très légèrement décoiffés, pour finir sur son torse. Le jeune homme avait, comme à son habitude le col de la chemise déboutonné qui laissait à l'air libre les clavicules à présentes mouillées. La cravate savamment défaite, mais dont le nœud était toujours impeccable était à présente lourde et inutile. Un sourire discret et rieur vint compléter le dessin.

Un peu surpris, le garçon resta quelques secondes planté là. Il n'y avait pas que l'eau pour le troubler. Premièrement, il n'y avait pas de professeur dans la pièce. Deuxièmement, il n'y avait personne à part une autre jeune fille. Il ne la connaissait pas vraiment. Pour être exact, il savait de la jeune serdaigle le minimum qu'un camarade de classe pouvait savoir d'un autre. Cela faisait plus d'un an que Jonathan était dans la même salle qu'un certain nombre de personnes. Leurs noms et leurs maisons finissaient bien par rentrer. Il savait donc qu'en face de lui, tout aussi trempé, se trouvait Béthany Thornwell qui appartenait à la maison des sages.

Qu'importe, elle était une demoiselle en détresse et il était un jeune homme courtois. Le jeune garçon se dirigea vers les tenues accrochées à des cintres volants. Il retira sa robe noire en chemin et la jeta sur le pupitre le plus proche. La chemise blanche était, à présent, légèrement transparente. De toute manière, il n'y avait pas grand-chose à cacher et porter trop de vêtements humides n'était pas une chose agréable. Il prit dans les vêtements suspendus une veste dans les teintes pourpres. Le jeune garçon, sans rien demandé mit la veste sur les épaules de la demoiselle froide. Il eut même le tact de saisir délicatement les cheveux afin qu'ils se retrouvent sur et pas sous la veste. L'idée que la personne en face de lui ne souhaites pas son aide, ou ne supporte pas le contact lui vint à l'esprit, mais il s'en fichait.



« Il serait dommage qu'une jolie demoiselle tombe malade. »

lança-t-il doucement et poliment dans le dos de la serdaigle. Le pourpre allait bien à la jeune fille au teint clair, mais aux cheveux et aux yeux si foncés. Un contraste saisissant, qui était mis en valeur surtout par des couleurs profondes, sombres.
Dans cette histoire le jeune homme n'avait qu'un seul regret, celui de couvrir davantage la demoiselle.... Pourquoi les uniformes comportaient-ils cette lourde cape noire sur leur chemise blanche!?!


« Mais peut-être que pour toi, le pire serait de manquer des cours? »

demanda-t-il avec une voix joueuse mais, pas méchante, ni moqueuse. Il y avait aussi ce joyeux sourire, qui cachait bien toutes ses pensées.
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Evelyn Romilly
Elève de Serpentard, 2ème année
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MessageSujet: Re: Année 2[Cours n°2]Alohomora & Callaporta   Dim 1 Juin - 20:17

Quand on rencontrait Evelyn en dehors des cours, on pouvait parfois se demander comment ce garçon avait pu traverser deux années à Poudlard sans se faire renvoyer. Ce Serpentard, qui égalait à lui tout seul la proportion inquiétante de psychopathes que l’on pouvait trouver au sein de la verte maison, était définitivement un cas clinique. Ses crises régulières à la table de Vert et Argent, sa visite l’année passé du côté des Poufsouffles armé d’un poulpe, ses hurlements tridents et inexpliqués dans les couloirs, ses imprécations adressées à tort et à travers aux élèves, ses expériences magiques douteuses, ses logorrhées inquiétants, ses passages fréquents à l’infirmerie, sa brutalité sauvage, sa paranoïa chronique ne le rendaient ni fréquentable, ni sortable. Bien qu’il fût jeune, ses symptômes requéraient de l’avis de tous les élèves qui avaient eu le malheur de le croiser un internement à Saint Mangouste. Et pourtant, chaque jour – ou presque, son état le dirigeait souvent vers l’infirmerie – le rouquin efflanqué assistait aux cours, bien sagement installé au fond de la classe. Il écoutait avec attention, évitait de se faire remarquer et rendait des copies parfaitement claires – la plupart du temps du moins, mais dans ce genre de cas, les professeurs lui laissaient repasser l’examen – qui n’étaient visiblement pas le fait d’un esprit malade. Evelyn était intelligent, il savait que si sa vésanie était officiellement avérée, il serait perdu. Son ambition retenait sa clairvoyance, il s’y raccrochait fermement, et sa crédibilité variait en fonction des jours. L’Evelyn fou, s’appliquait à « ne pas se faire prendre », et le méchant Evelyn, l’Evelyn lucide, celui que l’on croisait la plupart du temps, mais jamais, ô grand jamais, durant les cycles maudits de la pleine lune, savait très bien ce qu’il avait à faire.

Levé aux aurores, le jeune garçon avait découvert son visage pâle, émacié, pervers et sournois derrière le verre de son beau miroir. Il était sublime, comme toujours, et sa conscience perdue depuis deux jours lui était revenue. Son regard brillait à nouveau, et ses draps… étaient imbibés de sang. Il les souleva sans émotion pour découvrir un oisillon, tombé du nid sans doute, et qu’il avait ramassé la veille pour une raison obscure. Il l’attrapa, l’envoya dans une poubelle, laissant le soin aux elfes de nettoyer le duvet plumé et le sang. Il ne s’attardait plus depuis longtemps sur ses pertes de mémoires, elles lui étaient familières. Un autre lui vivait et cherchait à prendre sa place. Quelques vagues souvenirs lui revenaient, lorsqu’il entendait parler de ses folies, et il riait, avec un désespoir grinçant mais souvent mal interprété, en précisant que ce n’était pas lui, mais l’autre. Lui, il ne se laisserait pas aller à ces comportement indignes et, pourtant, d’une autre façon, il l’approuvait, en gardant le même univers. Il n’était pas fou, le monde était fou, l’humanité absurde, et il en était un criant reflet. Avec loin, il lava ses mains souillées, passa sa chemise, noua sa cravate du mieux qu’il pût – la technique classique était trop compliquée pour lui, puis, il souleva le verre de sa vitrine à papillons pour opter pour un magnifique morphos bleu qu’il épingla sur sa poitrine. Un traitement magique particulier permettait à l’insecte de ne pas partir en poussière au moindre frôlement. Baal XV posé sur son épaule, il quitta silencieusement son dortoir, ses camarades dormaient encore, il ses égarement lui avaient fait perdre assez de temps pour qu’il négligeât son enseignement particulier. Son premier cours était à dix heures, il avait le temps.

Dans la salle principale, il avait trouvé quelques cinquième et septièmes années, plongés dans leurs ultimes révisions, et deux filles s’étaient honteusement installées sur son fauteuil préféré ! Le mieux placé, celui qui vous offrait une vision d’ensemble de la pièce, une situation royale.

- Que faites vous donc à la place d’Evelyn et de Baal XV mesdemoiselles ? Vous mériteriez un châtiment corporel. La flagellation. L’exécution par décapitation, et votre chef accroché au bout d’une pique, au dessus de cette cheminée pour montrer l’exemple tandis que vos corps encore palpitants se consommeront dans l’âtre… Ils pourraient faire un festin… Vous avez l’air si appétissantes…, siffla-t-il doucereusement en avançant un doigt noueux vers le cou d’une fille.
Les cinquièmes années tressaillirent. Le ton et la portée de ses paroles en faisaient un enfant démon, capable de décontenancer les plus âgés, de faire céder les plus forts. On craignait toujours la confrontation avec l’insolite, le malsain. Il le savait, et il se moquait d’eux, toujours. Après avoir tourné un regard écoeuré vers son cafard, les jeunes filles s’éloignèrent et il s’absorba quelques temps dans la lecture d’un ouvrage de nécromancie, acheté, comme tous les autres, sur le Chemin de Traverse puisque ses sujets étaient interdits aux élèves. Fier de ses nouvelles connaissances, le rouquin s’était présenté dans la grande salle à neuf heures précises, pour prendre son petit déjeuner au « sacré » ‘bout de table’ en faisant la conversation tout haut à son cafard, heureux de pouvoir troubler ses voisins, qui l’ignoraient du mieux qu’il pouvait.


- Bien Baal, il est temps pour vous de quitter la Grande Salle. L’heure des cours approche, avait-il enfin déclaré, l’air distrait en redressant sa longue silhouette décharnée.
Sortilèges était une matière fondamentale, qu’un sorcier digne de ce nom se devait de maîtriser, même si l’exercice n’était pas évident pour quelqu’un dont les mains pouvaient trembler sans raison. Il invoquait toujours la plus grande concentration possible, mais cela n’empêchait malheureusement pas à ses nerfs de le lâcher de temps à autre. Le professeur avait changé, mais il n’avait pas retenu cette information, à vrai dire, il s’en fichait, du moment que les cours se poursuivaient et qu’on lui fichait la paix. Confiant, il entra donc dans la salle de classe à la suite des autres élèves et là… Le drame ! La catastrophe ! Une violente averse se déclencha ! Non ! Ses yeux s’écarquillèrent démesurément, son retard se fixa, perdit tout son éclat. Le choc était trop fort pour lui. On l’attaquait ! Et, se laissant gagner par la panique, il hurla :

- Fuyez ! Fuyez ! C’est le Déluge ! La vengeance divine ! L'apocalypse est proche ! Vous allez tous mourir ! Il veut détruire Evelyn ! Il a encore frappé !


Dieu l’avait retrouvé ! Et il le poursuivait. Il allait inonder Poudlard pour le noyer ou le dissoudre dans des pluies acides ! Il devait se protéger, se cacher. Et, sans hésiter un instant, il se jeta à genoux sur une table et se recroquevilla en se couvrant les yeux. Il ne devait pas le voir !

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ALERTE AU PAYS DES MERVEILLES !
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Alissa Ilario
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MessageSujet: Re: Année 2[Cours n°2]Alohomora & Callaporta   Sam 7 Juin - 3:54

De son perchoir à l’équilibre précaire, la jeune femme vit sa première victime entrer, une jeune fille de la maison du grand aigle! En quoi un aigle était-il sage, elle n’en avait aucune idée, mais Rowena avait choisit l’animal pour représenter sa maison. Bref, l’élève des bleus entra dans la salle de classe et bien qu’elle ne soit pas tombée dans le piège de la légèreté de la porte, elle tomba dans celui du sortilège visant à la tremper de la tête aux pieds. Visiblement satisfaite d’avoir une nouvelle victime à son actif, l’enseignante s’apprêtait à sauter au bas de son coussin volant pour pouvoir lui faire la peur de sa vie en criant quelque chose qui lui rappellerait vaguement les abordages en mer. L’enseignante due cependant s’arrêter dans sa lancée car la porte s’ouvrit à nouveau, laissant ainsi entrer un second étudiant, cette fois de la maison des Griffons. En fait non, c’était la maison des lions, mais ils s’appelaient les Gryffondor… drôle de personnages ces anglais, ils ne faisaient jamais rien de « normal ». Enfin, le garçon entra et se retrouva lui aussi complètement trempé. Et voilà, deux victimes à son actif, la jeune femme ne pouvait attendre qu’un troisième élève entre, elle voulait pouvoir prendre part aux réjouissances elle aussi et il ne fallait pas non plus qu’ils attrapent froid… Il faudrait bien qu’ils se changent, les tenues à l’avant n’attendaient plus qu’eux. De son air habituellement joyeux, avec toutefois une touche de malice faisant sortir son caractère encore très enfantin, la jeune femme se laissa tomber de son perchoir non sans lâcher un fort :

-
À l’abordage! Elle atterri juste devant les deux protagoniste qui avaient visiblement été troublé par sa fausse absence du début ainsi que par le fait d’avoir pris une douche non prévue. Puis, secouant négativement de la tête, elle retira la cape des épaules de la jeune bleu. Je comprends que vous vouliez être galant jeune homme, dont le nom m’est inconnu, mais ces tenues ne sont pas là pour réchauffer. Il faut les porter entière vous voyez… Non? C’est pas clair hein? Au fond c’est simple… Habillez-vous comme des pirates pardi! Aller hop dans les cabines et que je ne vous revoie pas sortir trempés!

Sur ce, elle poussa les jeunes gens dans des cabines différentes, prenant en compte le facteur « différence de sexe » et également celui qu’on appelle « gêne », que la nouvelle enseignante ne connait visiblement pas. Elle attendit ensuite patiemment, non loin de l’endroit où elle avait poussé les jeunes derrière les draps, qu’ils sortent pour lui montrer leur tenue. Elle était plus énervée qu’une anorexique s’étant accordé la permission de tremper ses lèvres dans une crème glacée au chocolat, pleines de bonnes calories! Tellement énervée qu’elle en oublia le sortilège installé près de la porte et les autres élèves qui devaient arriver. Évidemment, certains avaient compris par eux-mêmes, et après avoir trouvé la blague bonne ou mauvaise, ils s’étaient dirigés vers les rideaux pour enfiler une tenue peu coutumière. Ils prenaient ensuite place à un endroit du local, attendant avec un certain amusement, Alissa le voyait dans leurs regards tournés vers la porte, la prochaine victime du sortilège et de la folie de leur enseignante. Mais en fait, à ces élèves qui se trouvaient déjà assis et qui n’avaient dégainées se présenter, la jeune femme n’accordait aucun regard, elle n’avait qu’une pensée en tête, comme à chaque fois qu’un élève trempé passait au déguisement, c’était de voir le résultat, et surtout, constater un certain intérêt pour la matière d’aujourd’hui et le pourquoi de la douche froide en entrant. La jeune Serdaigle avait d’ailleurs dit quelque chose… Ah oui! Une punition… Pourquoi? Alissa ne s’en souvenait plus. À vrai dire, elle s’amusait tellement qu’elle n’avait pas regardé l’heure et donc pas remarqué le retard des jeunes gens. Et donc la réponse à l’adresse de Bethany fut construite en conséquence.

-
Je ne sais pas ce que vous vous reprochez en dehors de mon cours, mais cette douche ne visait pas à vous punir mais bien à vous instruire, vous verrez!

Sa voix, au fur et à mesure qu’elle s’éloignait du lieu de changement des élèves avaient diminué, mais elle restait tout de même audible pour la jeune fille et le camarade placé derrière les rideaux adjacents. L’enseignante s’était effectivement éloignée de ses élèves lorsqu’elle avait entendu d’autres pas dans le couloir, annonçant l’arrivée de sa nouvelle victime. Elle avait prévu toutes les réactions possibles sauf celle-là. Un psychosé venait d’entrer dans la salle de classe et criait à tue-tête que la fin était proche. Mais quelle fin? Son cours ne se terminerait que dans une heure, pas avant! S’il pensait qu’en faisant une crise pareille il pourrait être dispensé de cours… Pas question! Et puis, qui lui avait permis de crier plus fort qu’elle? Qui lui avait permis de faire le pitre comme ça? Il allait alerter les Red Cap s’il continuait comme ça! Et là alors il y aurait de quoi s’inquiéter! Mais avant qu’elle ne pu faire quoique se soit, le gamin s’était réfugié sur le bureau, et non dessous chose étrange, et se cachait les yeux dans l’espoir de… de… rien. Il était simplement cinglé, oui cinglé… Comme elle! Oh qu’elle allait l’aimer celui-là, il était original! Un sourire se dessina sur ses lèvres, sourire qui déboucha sur un rire, un rire si intense qu’elle en eut mal au ventre et fut obliger de se plier en deux pour diminuer ses maux. Reprenant un peu son sérieux, ou plutôt, tentant de s’approcher de l’élève sans s’écrouler de rire, la jeune femme s’éclaircit la gorge pour attirer l’attention du garçon, et accessoirement se donner un peu de contenance.

-
Oula, drôle de numéro matelot! C’était marrant, tu as Presque faille m’envoyer à l’infirmerie pour cause d’incontinence mais… Son regard devint subitement sérieux et toute trace de rire ou de sourire s’effaça. Ses yeux n’étaient plus rieur, mais bien au contraire, très sévère et ne laissait place à aucune discussion. C’est moi l’enseignante ici et personne, je dis bien personne n’a le droit de crier plus fort que moi d’accord? Tu crie si tu veux, mais pas plus fort que moi! Et… c’est tout, va te changer maintenant, le cours va commencer dès le lever du rideau. Alors fait vite!

Ceci dit et fait, la jeune femme tourna le dos, un nouveau sourire d’afficher sur son visage, elle n’était pas véritablement fâchée, quoi qu’elle n’avait pas aimé être surpassé en timbre de voix. Mais ce n’était pas grave, il ne pouvait pas savoir… et son numéro à l’entrée! Il devrait faire du théâtre oui! Il serait un excellent comédien, un excellent! Génialissime! Bien qu’il ne soit pas vraiment question de son avenir en tant qu’acteur, l’étudiant devait en effet apprendre à se servir de sa baguette, l’ex madame sourit à l’idée de devenir la groupie d’un de ses élèves. Qu’est-ce que se serait marrant! Et la honte qu’il aurait à la voir sauter et crier comme une folle! Oh oui, elle voulait pouvoir faire ça à un de ses élèves un jour… Et elle voulait que se soit lui, le petit Serpentard, parce qu’il était rigolo et légèrement, très légèrement timbré. Sautillant maintenant de joie, car perdue dans ses pensées, la jeune femme regagna l’avant de l’amphithéâtre. Elle pivota ensuite sur ses talons pour se retrouver face à tout son monde. Très heureuse, elle prit une grande respiration avant d’entamer son monologue d’inauguration des cours de sortilèges… Enfin, des cours avec elle parce qu’il y avait déjà eu une inauguration avec l’autre là… Chose… Qui l’avait précédé et dont son nom lui échappait. Enfin, ça n’avait pas d’importance, elle devait commencer le cours. Elle laisserait cependant les draps et les tenues à l’avant un moment pour que les retardataires puissent se changer également.

-
Bon, maintenant commençons jeunes pirates! Aujourd’hui vous apprendrez les ficelles du métier! C’est très simple, très très simple, vous apprendrez à ouvrir un coffre au trésor, ah oui, ça sert également à ouvrir des portes, mais il y a moins d’objet de valeur à l’intérieur… Du moins ça nous intéresse moins, nous, pirates. Car, au cas où vous ne l’auriez pas remarqué bien… vous êtes habillé comme tel moussaillon! Donc bon… Qui connait la formule dont je suis entrain de parler? Oh oui, et si par hasard vous connaissez celui qui l’oppose, on l’apprend également aujourd’hui, se serait bien que le plus bavard d’entre vous l’explique également à ses camarades de classe!
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Année 2[Cours n°2]Alohomora & Callaporta

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