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Léna Capall Préfete de Gryffondor, 2ème année


   Age : 21 Inscrit le : 30 Sep 2006 Messages : 455 Localisation : dans la lune la plupart du temps Feuille de personnage Points de vol:
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 | Sujet: Wagon 4 Lun 10 Sep - 22:20 | |
| Assise dans un coin près de la fenêtre, les genoux repliés sous son menton, Léna attendait patiemment que les autres élèves arrivent. Quand elle avait passé la barrière, la jeune fille avait alors remarqué qu'elle se trouvait être une des premières arrivées, malgré la foule à King's Cross, côté moldu. *Certainement pour ça qu'Isuzu n'est pas encore là...* Elle était donc montée dans un des wagons accroché à la locomotive rouge, heureuse d'échapper au flux des élèves préssés de se trouver un compartiment, et transporta tout son fourbi à l'intérieur. Après avoir rangé sa malle et suspendu les cages de son chat et de sa chouette, elle s'était installée à sa place préférée, la plus proche du paysage... Pour passer le temps, elle se mit à fredonner, certaine que les autres arriveraient dans pas longtemps. Elle eut d'ailleurs raison, puisque pas une minute plus tard, glissait la porte du compartiment....
(un post un peu court... mais je suis en manque d'inspiration! Evan et Lilian c'est à vous! ^^) _________________
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|  | | Tom Rohmer Elève de Serpentard, 2ème année


   Age : 20 Inscrit le : 29 Oct 2006 Messages : 339 Feuille de personnage Points de vol:
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 | Sujet: Re: Wagon 4 Mar 11 Sep - 16:10 | |
| (je peux?)
Il fut trouvé pour Tom un petit pensionnat pour sorciers à quelques lieux du chemin de traverse, où Tom passa son été. N’ayant gardé aucune attache avec personne, il n’en gardera aucun souvenir mémorial. De toute façon, il mit son temps disponible à l’apprentissage de son art, sa magie découverte depuis maintenant un an, depuis la rupture forcé avec sa famille. Et si dans ce pensionnat personne ne voulait lui adresser la parole, ce fut uniquement par inquiétude devant cet étrange personnage, toujours aussi frêle, mais qui dégageait de plus en plus une aura forte de méchanceté. Cette absence de gens dans sa vie lui convenait parfaitement, il avait appris à vivre avec. De toute façon, la chose positive dans sa vie, que sa première année lui avait apporté, était de ne plus fuir mais d’aller de l’avant. Il voulait devenir un grand sorcier, et il s’entraînerait jusqu’à dépasser Lord William Kragen lui-même, son dernière objectif. Il avait encore du chemin. Pour l’heure son premier objectif était d’être le premier en toute catégorie des deuxièmes années de Poudlard.
Etrangement, seules deux personnes évoquaient pour lui quelque chose. Il s’agissait de Léna capal et de Lilian Delcourt. Pour la première il s’accommodait à la considérer comme son rival préféré. Il ne lui concéderait jamais rien, mais secrètement, il s’agissait de la personne qu’il respectait le plus. Il se remémorera certainement toujours son sauvetage de fortune dans la salle d’entraînement. Jamais il ne lui révélerait que c’est lui et lui seul qui la trouvé et porté de cette salle jusqu’à l’infirmerie où il la confia au bon soin de l’adulte responsable lui faisant promettre de ne pas révéler à Léna son identité.
La deuxième personne, bien plus confuse dans son esprit, était son première ami, la première personne dont il fut amoureux et étrangement, la première personne qu’il put haïr. Et lorsqu’il repense à lui, toujours ces deux sentiments se confondent. Lui-même ne connaît pas la réaction qu’il aura à son égard, lorsqu’il le reverra à nouveau.
Mais pour le moment, l’année reprenant son court, il franchit la barrière du quai 9 ¾ avec la plus grande indifférence, sans se soucier du moins du monde des regards des moldus, qu’il méprisait autant que les sorciers.
Le train était là, et il crut un instant être en retard, et décida de pousser le pas, lorsqu’il monta dans le train. Il traînait son sac avec difficulté croissante, tel qu’un groupe de filles ne put s’empêchait de ricaner, devant le pathétique de la scène, et pour finir lui proposèrent de l’aider. Il les ignora belle et bien et continua à tirer avec peine sa lourde valise.
Enfin il était dans le tarin, essoufflé, et décida de s’arrêter au premier wagon qu’il rencontrerait. Le wagon 4, celui où une fille qu’il connaissait déjà semblait attendre patiemment quelqu’un. Léna. Il ne sut pas s’il devait continuer son chemin où s’arrêter la. En tout cas il n’en pouvait plus, et ne voulait certainement pas montrer à celle-ci sa difficulté. Il choisit donc de s’y arrêter, mais ne tenta pas l’ascension de son bagage dans les cases de rangement situé en hauteur. Il bredouilla à peine une formule, sa baguette à moitié sortie de sa poche, et sa valise alla se caller gentiment contre celle de Léna. Bien entendu, ce petit tour de pass pass ne l’épaterait certainement pas. Essuyant de sa manche son front suant, il s’assit sur la banquette face à elle… _________________

>>Wagon 4 |
|  | | Evan Alexandreï Elève et Capitaine de l'équipe de Serpentard, 2ème année


  Age : 17 Inscrit le : 05 Oct 2006 Messages : 607 Localisation : Devant mon goban bien sûr Feuille de personnage Points de vol:
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 | Sujet: Re: Wagon 4 Mar 11 Sep - 16:23 | |
| Septembre. Tout écolier sait bien que ce mois est associé à un événement tragique, à savoir la rentrée des classes. La rentrée, où chacun retourne sur les bancs de l’école, comme on dit, retrouve certes ses amis, mais retrouve surtout un milieu qu’il avait totalement oublié pendant ceux deux joyeux mois de vacances. Il faut s’habituer à nouveau à prendre le chemin de l’école tous les matins, à faire ses devoirs, à copier les leçons dictées par les professeurs … On ne peut pas l’imaginer tant qu’on y est pas retourné. Ça paraît tellement irréel … Malheureusement, c’est bien réel. Maudit mois de septembre. Dans le cas des élèves de Poudlard, c’était encore plus étrange, étant donné qu’ils devaient prendre le train et se couper ainsi totalement de leur famille, de leur maison, de ce qu’ils ont connu pendant les vacances. Quitter le monde des moldus pour revenir dans celui des sorciers. La gare de Kingscross était donc en ce fameux jour de rentrée bondée de monde, entre les élèves et leur famille …
Evan se frayait un chemin comme il le pouvait parmi la foule, seul. C’était d’ailleurs assez étrange. Logiquement, il aurait dû être accompagné de sa sœur, Katalina, ainsi que de sa tante Camille chez laquelle il avait passé l’été. Mais ce matin, il avait voulu se promener encore un peu sur le Chemin de Traverse, et avait donc prévu de retrouver sa « famille » à la gare. Maintenant qu’il y était, il devait avouer que ce n’était pas si simple … Pourquoi est-ce qu’il y avait autant de monde ? Les gens étaient obligés de tous prendre le train le même jour, à la même heure ? Ils ne pouvaient pas revenir le lendemain, non ? Et puis s’ils rentraient chez eux après les vacances, ils n’avaient pas pu rentrer plus tôt ? Quelle idée aussi. Evan esquiva le chariot d’une femme énorme qui traînait quatre enfants à sa suite. Heureusement qu’il savait où il devait aller, et qu’il n’avait pas d’animal en cage. C’était déjà assez compliqué ! Le garçon portait son sac comme il le pouvait, un chariot aurait été trop encombrant. Enfin, il parvint à la voix neuf trois quarts.
Là aussi, il y avait du monde. Oh la la, pourquoi n’y avait-il qu’une seule école de sorcellerie en Angleterre ? Evan était d’humeur assez irritable ce matin-là, l’idée de retourner à Poudlard avait des points positifs comme des inconvénients … D’accord, il retrouverait certaines personnes, le château qu’il appréciait, sa maison de Serpentard, le terrain et l’équipe de Quidditch. Mais pendant l’été, la Gazette du Sorcier avait parlé de son père, le présentant comme « un horrible criminel ». Super ! Alexandreï n’étant pas un nom courant, tout le monde allait pouvoir faire le lien entre le criminel en question, et les jumeaux. Pour Evan, il était clair que son père était innocent. Pour les autres, ça l’était sûrement moins. Le Serpentard ne supporterait pas qu’on le lui rappelle toute l’année, et si des gens voulaient l’énerver, ils n’avaient qu’à lui parler de son père … Poussant un soupir, Evan monta dans le train. Il n’avait pas pu voir sa sœur sur le quai, de même que sa tante, mais il y avait beaucoup trop de gens de toute façon. Tant pis. Il lui écrirait pour la remercier de son hospitalité …
Autre problème qui se posait : trouver une place ! Les compartiments étaient tous bondés, du moins à ce qu’il lui semblait. Ou alors c’était occupé par des gens qu’il n’avait absolument pas envie de voir, comme des Serpentard plus âgés. Eux étaient exactement le genre de personnes qui pouvaient avoir lu les journaux cet été, et le lui faire remarquer. Evan finit par tomber sur un compartiment occupé par deux personnes, de son année qui plus est. La première, la fille, il l’avait rencontrée au tout début de l’année dernière, elle était à Gryffondor … Léna ! Quant à l’autre, c’était un Serpentard, celui qui avait fait perdre cinquante points à leur maison … Rohmer. Evan ouvrit la porte et fit un petit sourire. Il avait intérêt à être aimable s’il voulait une place dans le compartiment. Le Serpentard avait grandi en un an, il avait les cheveux un peu plus longs qu’avant les vacances, bref, c’est fou ce qu’on peut changer en deux mois ! Le problème de son père avait d’ailleurs peut-être un peu contribué à ce changement, de sorte qu’Evan paraissait plus âgé à présent.
- Salut Léna ! lança-t-il. Je peux m’installer là ? Y’a pas vraiment de place ailleurs …
Il avait juste adressé un petit signe de tête à son condisciple de Serpentard, il le connaissait vaguement puisqu’ils avaient le même âgé. Et puis, l’autre était dans l’équipe de Quidditch, aussi. Par contre, il ne le portait pas vraiment dans son cœur, disons plutôt qu’il ne s’en était pas trop préoccupé. _________________
Lieux : - Cérémonie de la Répartition - Salle commune |
|  | | Lilian Delcourt Préfet-en-Chef, Serpentard, 3ème Année


  Age : 19 Inscrit le : 06 Oct 2006 Messages : 428 Localisation : Au milieu des tensions.
 | Sujet: Re: Wagon 4 Mer 12 Sep - 12:18 | |
| [Evidemment, la longueur de ce rp n'est qu'un accident. Je n'en ferais pas tant la prochaine fois >>]
La locomotive était encore calme lorsque Lilian y entra. Elle était arrivée depuis peu, et la foule grouillante sur le quai n'avait pas terminée sa cérémonie d'adieu. Les corps allaient à la rencontre des êtres aimés qu'ils s'apprêtaient à abandonner. On s'enlaçait, on s'embrassait avec frénésie en attendant que le coup de sifflet vienne couvrir cris, pleures et rires. D'un groupe à l'autre, on surprenait les inévitables recommandations et les disputes de dernière minute. Sur les visages, la palette des expressions se renouvelait sans cesse. La joie des retrouvailles, l'amertume de la séparation, l'excitation du départ, l'ébahissement de la découverte. Derrière la vitre du couloir, le Serpentard observait la scène sans émotion. La curiosité et le malaise que lui avaient inspiré sa première rentrée étaient loin maintenant. Et, même en croisant le regard égaré des nouveaux sorciers, il ne pouvait convoquer ses souvenirs pour partager leurs sentiments. Avait-il pu éprouver un jour leur réserve ? A l'aube de sa troisième année, cette vieille réalité le faisait sourire avec ironie. La première année Serpentard l'avait accueilli, il était devenu préfet de la verte maison la deuxième année et, cette année, il entrait à Poudlard avec un badge de préfet en chef, le plus haut grade qu'un élève puisse espérer, ce grade même que son père avait obtenu par le passé. Ce père inconnu qui, de son passage au château, n'avait laissé que sa maison et ses titres.... Tout son avenir se jouait là où le train le mènerait. Comment avait-il pu en douter ? Comment avait-il pu regretter le monde moldu qui l'avait vu grandir ? Les deux mois qui le tenaient isolés de la magie lui étaient de plus en plus intenables. Plus le temps passait, plus les moldus attisaient son mépris et sa pitié. Leur vie était d'un ennui... Si la découverte de la sorcellerie leur faisait prendre conscience de la platitude affligeante de leur existence, seuls les concepteurs d'anti-dépresseurs échapperaient à une baisse de morale quasi universelle.
Alors qu’il s’apprêtait à tourner la tête pour chercher une cabine convenable, un jeune garçon à l’air hagard, à demi caché par un chariot, retint son attention. Cet empoté de Nathanaël avait enfin retrouvé son chemin. Ceux qui les auraient vu descendre ensemble de la belle voiture qui les avait menés à la gare pourraient s’étonner du décalage, mais il s’expliquait très simplement. Face à une masse compacte et agitée de moldus, il y avaient ceux qui s’excusaient maladroitement en attendant qu’on les laisse passer et en se laissant bousculer par ceux qui lançaient de vagues excuses au hasard en ouvrant d’eux même le passage. Je vous laisse replacer les rôles. Lilian n’avait évidemment pas attendu le retardataire pour rejoindre le quai. Insensible à ses appels, il l’avait laissé se noyer dans la foule. La belle entente de leurs vacances était loin. Après leur séjour en Ecosse, son « cousin » était retourné deux semaines chez son père et Lilian avait retrouvé sa demeure, et ses camarades de vacances (puisqu’il n’aimait pas rester seul). Quelques jours suffirent à écarter ses bonnes dispositions. Les « autres » étaient là. Et pour se faire valoir auprès des autres, il ne devait pas témoigner d’affection à un personnage que l’assistance se plaisait à voir sous les traits du cousin terne et ennuyeux qu’il leur avait peint. Son image passait avant, et il se souciait peu des conséquences. Si Nathanaël avait un caractère plus affirmé, les choses se seraient probablement passées autrement. Il n’aurait jamais pu le prendre et le jeter selon ses caprices comme il le faisait. Il aurait appris à le respecter pour le garder et il n’aurait pas poussé la provocation jusqu’à passer ses journées avec une jeune fille d’un an son aînée qui l’avait supplié de lui envoyer du courrier une fois par semaine. Et un cœur brisé de plus.
Allait-il, pris de remords, inviter ce pauvre Nathanaël à le rejoindre ? Non. Ses réminiscences ne lui arrachèrent qu’un sourire en coin. Il n’était sensible qu’à ses heures. Et le temps n’était pas à la sensiblerie. Derrière la vitre, on s’embrassait. Mais lui, il avait toujours été de l’autre côté. Il n’avait pas de famille à saluer, il n’avait personne à regretter. Autrefois, il s’était surpris à jalouser ses belles familles unies. Aujourd’hui, il s’en fichait. Sa vie avait été différente, il ne pouvait souffrir de ce qu’il ne connaissait pas. Quant il se posait en spectateur pour observer ces effusions ridicules, il n’avait aucune envie de se joindre à la fête. Ce n'était pas pour lui. Ainsi, il s'arracha sans peine à sa contemplation et parti à la recherche d'un compartiment. Sa valise le suivit, tirée par le mince filet d'argent que sa baguette produisait. Fier et désinvolte, il longea les cabines à la recherche… non de tranquillité, mais de personnes dignes d'intérêt… Il ne tenait pas à tomber sur un nid d'imbéciles… ou d'en attirer sans le vouloir en optant pour une cabine vide… Alors qu'autour de lui les élèves se pressaient, il avançait tranquillement, comme quelqu'un qui avait réservé sa place. Il allait laisser les groupes se créer et s'imposerait dans celui qui lui conviendrait. Si la cabine était pleine, il pouvait toujours "s'arranger" avec l'un de ses occupants. Il l'avait déjà fait. Ce n'était pas un problème…
Ses pas le menèrent devant le compartiment numéro 4 où il remarqua deux camarades de maison. Il s'arrêta. Le premier, Tom Rohmer était loin de lui être inconnu. Ses souvenirs le ramenèrent au banquet de début d'année, où il l'avait remarqué pour son "magnifique" lancé de portable puis au bal d'Halloween, où, vêtu d'un pyjama Peter Pan, il lui était "tombé" dans les bras… Deux anecdotes, qui, vous l'aurez compris, ne s'oubliaient pas si facilement, surtout lorsqu'elles se produisaient dans un contexte sorcier… Plus frappant encore avait été son comportement. L'admiration soudaine et inattendue qu'il lui avait témoigné, la vitesse avec laquelle il s'était, semblait-il, épris de lui… Sa malice l'avait attirée vers lui, et, contre toute attente, le garçon frêle et ombrageux qui inspirait ses moqueries avait fait de lui son idole. La spontanéité de son affection l'avait désarmée. En quelques instants, Tom avait, semblait-il, fondé de nombreux espoirs sur lui. Espoirs qu'il avait soupçonné, mais ignoré. Il s'en était amusé un temps, puis était vite passé à autre chose. Lilian n'avait rien à donner. Le rôle qu'on lui assignait n'était pas pour lui, il n'en voulait pas. Aussi, il n'avait pas cherché à revoir Tom depuis ce soir. Emporté par le cycle scolaire et par des rencontres plus réjouissantes, plus intéressantes, il avait "oublié" un personnage qui, de son côté, souffrait à cause de lui… S'il choisissait cette cabine, il serait de nouveau confronté à lui. Comment réagirait-il cette fois ? Sa curiosité l'emporta, et la présence du jeune garçon lui donnait une excuse parfaite pour entrer…
- Tom ! s'exclama-t-il en ouvrant vivement la porte avec l'exagération qui le caractérisait. Quelle bonne surprise ! – Il lui envoya un sourire ravi et pris aussitôt place à ses côtés en ajoutant plus bas pour prévenir d'éventuels reproches : - Nous nous retrouvons enfin…
Il avait envie de tester le petit Serpentard… Mais il ne pouvait en négliger pour autant les deux autres occupants, qui étaient loin d'être moindre puisqu'il s'agissait de Léna Capall, la préfète de gryffondor et d'Evan Alexandreï, un Serpentard qui semblait préférer la compagnie des serdaigles, mais un Serpentard malgré tout et il était toujours intéressant de supputer ses camarades de maison… D'autant plus que, s'il se souvenait bien, son nom avait fait la Une des journaux cette été. L'encre avait coulé à maintes reprises pour signaler la fuite d'un criminel de ce nom. S'il y avait un lien entre eux ? Probablement, mais il s'en fichait. La vie des autres ne le regardait pas. Cependant, lorsqu'un nom familier apparaît dans les journaux, on ne peut s'empêcher de trouver un intérêt nouveau à la personne qui le porte. Son existence semble soudain prendre un aspect plus concret…
- Veuillez m'excusez, la joie des retrouvailles me fait oublier les bonnes manières, même si je ne doute pas que vous ne saurez refuser la présence d'un collègue… - Il se tourna vers Léna, puis vers Evan. – Et d'un comparse.
Lilian ne s'invitait pas, il s'imposait. Et, comme pour appuyer ses propos, il croisa ses jambes, pointa sa baguette sur sa valise et la leva négligemment pour la guider jusqu'au porte-bagages.
_________________ => [Sujets en cours]
A man against sexual freedom is a degenerate...
Dernière édition par le Dim 14 Oct - 23:04, édité 2 fois |
|  | | Léna Capall Préfete de Gryffondor, 2ème année


   Age : 21 Inscrit le : 30 Sep 2006 Messages : 455 Localisation : dans la lune la plupart du temps Feuille de personnage Points de vol:
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 | Sujet: Re: Wagon 4 Mer 12 Sep - 21:16 | |
| Au moment où la porte du compartiment s’ouvrit, Léna se tut, le sourire aux lèvres, persuadée de voir apparaître une jeune demoiselle aux yeux bridés. Un sourire qui eut tôt fait de se figer en une grimace, quand elle réalisa que la silhouette qui lui faisait face n’était autre que celle de Tom, qui était bien le dernière personne qu’elle désirait voir. Dans ses yeux se mêlèrent les teintes de la déception et du mécontentement et le vert de son regard devint plus sombre. Curieusement, le serpentard semblait avoir délibérément choisi ce compartiment, alors qu’il était de notoriété publique que les deux enfants ne s’appréciaient pas. La jeune fille, immédiatement, se prépara à contrer les frasques verbales du garçon, qui semblait avoir une dent contre elle, sans qu’elle sache réellement pourquoi. Remuant ses souvenirs de l’année passée, elle chercha en vain le commencement de cette animosité. Elle-même n’avait pas de raison particulière de lui en vouloir, si ce n’est de ne plus pouvoir supporter le comportement égoïste et suffisant du garçon. Au lieu de cela, Rohmer s’installa tranquillement en envoyant sa valise se loger à côté de la sienne d’un coup de baguette. Sur l’instant, la jeune préfète se retînt de lever les yeux au ciel. Bien qu’elle adora la magie, elle ne comprenait pas tous ces gens qui ne sentaient plus capable du moindre effort physique et utilisait la sorcellerie à la moindre occasion, préférant ainsi la facilité. Mais tandis que Tom lui adressait un hochement de tête, auquel elle répondit par politesse, Léna se demanda si sa réaction n’était pas exagérée. Peut être qu’elle se focalisait sur les défauts du garçon par simple préjugé. Peut être que si Corvo ou Isuzu en avaient fait de même, elle n’aurait pas tout de suite tiqué.
Elle n’eut pas le temps de s’interroger plus longuement car la porte glissa à nouveau pour laisser place à un autre garçon, serpentard de deuxième année également. Cette fois-ci, un sourire franc se dessina sur son visage alors qu’il la saluait. Evan ! En voilà un qu’elle était heureuse de revoir ! C’est fou comme une année pouvait passer vite… depuis le bal d’Halloween, elle ne l’avait plus vu que de loin sans qu’aucune occasion de discuter ne se représente à nouveau. A son arrivée à Londres, l’année précédente, elle avait tout de suite été marquée par ce garçon un peu en retrait mais pas désagréable et qui, elle le savait désormais (notamment suite à l’épisode du cours de potion), ne mâchait pas ses mots. A croire que Léna n’appréciait que les fortes têtes ! Un observateur extérieur aurait aussi pu s’étonner de voir cette élève de Gryffondor ne fréquenter que des serpentards… Mais si elle aimait bien la fraternité et la chaleureuse solidarité qui liaient les élèves de sa maison, la jeune irlandaise n’était pas du genre à obéir à la stupide règle implicite qui supposait une haine mutuelle et farouche opposant la maison du serpent et celle du lion. C’est pourquoi elle accueillit le jeune Alerxandreï avec cette bonne humeur qui la caractérisait.
« Salut Evan ! », lui lança-t-elle d’un ton joyeux, « Bien sûr que tu peux t’asseoir ! Même pas besoin de poser la question… ». Elle fronça les sourcils pour se donner l’air sévère, même si l’on pouvait aisément entendre l’ironie dans sa voix : « … sauf si tu te sens forcé parce qu’il n’y a plus de place ailleurs… »
Elle espérait intérieurement qu’il était juste trop fier pour venir s’installer sans fausse excuse. Parce que dans le cas contraire, c’est qu’il se sentait obligé de partager ce compartiment avec elle et la jeune fille trouvait ça bien dommage. En l’observant plus attentivement, Léna se rendit compte qu’il avait l’air changé, elle n’aurait su dire en quoi. Contrairement aux autres, elle ne savait rien de l’évasion de William Alexandreï et ne pouvait donc en saisir les répercussions sur Evan. Sans doute l’effet du temps qui passe, tout simplement.
Pas un instant de plus ne passa avant que la porte ne glisse à nouveau, faisant apparaître un nouveau personnage. Serpentard lui aussi. *Je me suis trompée de wagon, on dirait… Au milieu de tout ce vert je vais ressembler à une boule de noël… * songea Léna avec malice. [J’ai pas pu m’en empêcher !! XD]. Celui-ci s’installa sans plus de cérémonie aux côtés de Tom, ce qui eu pour effet premier de rendre la jeune fille méfiante à son égard. Lilian Delcourt, elle le connaissait de nom puisqu’il était préfet en chef. Tandis qu’il s’imposait, d’une façon des plus courtoises il fallait l’admettre, Léna ne put qu’hocher la tête. Mais elle n’était pas impressionnée, non, ce n’était pas le mot. Elle se rendit simplement compte, d’une façon simple et évidente, que ce n’était pas le genre de personnes à qui se frotter. Toutefois, ce n’était pas un pressentiment qui allait arrêter l’irlandaise. Elle lui répondit, sans animosité aucune et dans l’espoir tout de même d’apprendre à le connaître (et oui ! c’est une éternelle optimiste !^^) :
« Je ne me vois pas refuser la présence d’un élève dans le train qui doit le mener à son école… Tu es Lilian si je ne m’abuse ? Je m’appelle Léna, mais tu dois déjà le savoir, je suppose. Ravie de faire ta connaissance ! » _________________
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|  | | Tom Rohmer Elève de Serpentard, 2ème année


   Age : 20 Inscrit le : 29 Oct 2006 Messages : 339 Feuille de personnage Points de vol:
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 | Sujet: Re: Wagon 4 Mer 12 Sep - 23:32 | |
| …Tom s’assit donc en face de Léna, qui lui répondit d’un vague hochement de tête. Elle ne semblait pas particulièrement heureuse de voyager avec lui, et cela se comprenait aisément. . Dès qu’il en avait eu l’occasion au courant de l’année passé, Tom n’avait put s’empêcher de se montrer désagréable envers cette Gryffondor, qui pourtant semblait plus tolérante que la moyenne des gens. Tom lui-même ne savait pas s’expliquer pourquoi il avait cette rancœur envers cette fille, pourquoi sans cesse il voulait être meilleur qu’elle. Mais une chose sure, chose qu’il n’avouera jamais, est que lorsqu’on cherche à dépasser une personne dans quelconque domaine, c’est que cette personne est d’emblée meilleure que vous. En réalité, Léna était une des seules personnes avec qui il aurait pu consentir à se lier d’amitié. Mais le fait est, que leur rencontre se déroula lors de leur premier duel organisé par Corvo, où Tom ne voulant perdre la façe contre elle, avait tenté de lui fracasser déloyalement une chaise sur la tête (acte mémorable), ce qui est sûrement difficilement pardonnable pour une fille.
Cela était-il qu’à présent, les deux adolescents ne se regardaient à peine. En réalité, Tom fuyait le regard sûrement plein de reproche de sa camarade mais dans sa tête, il élaborait quelques phrases d’accroches, genre :*Alors tu as passé de bonnes vacances ?* Il prit une grande respiration pour se lancer à la conquête d’une réconciliation de fortune, lorsque la porte du compartiment s’ouvrit, pour laisser entrer un Serpentard, membre de son équipe de Quidditch. Ivan ou Evan, il ne savait plus trop, il n’avait jamais engagé de conversation avec lui. D’un autre coté, le nombre de personnes avec qui il avait conversé se contait sur les doigts d’une seule main. Mais Tom était sur d’une chose, celui la semblait moins tolérant que ne le pourrait être Léna, et Evan n’attendra pas que Tom le menace d’une chaise pour ne pas pouvoir le supporter. Cependant il faisait partie de sa maison, et il se devait de se montrer un minimum courtois, même si les propos suivant semblaient légèrement hypocrites venant de Tom :
-Euh, …Bonjour Ivan, j’espère que tu as passé de bonnes vacances…
Chose courante chez Tom, est qu’il ne le regarda même pas dans les yeux pour lui dire, cependant, joignant à ses propos, il lui tendit une poignée de main, et ce n’était pas la chose la plus fréquente de sa part, il avait toujours peur de se la faire broyé par l’autre.
Lorsque enfin l’attention quitta Tom, le garçon se rassit à sa place, préférant laisser Evan et Léna discuter entre gens qui s’apprécie vraiment; d’ailleurs, Evan ne s’était pas vraiment adressé à lui. Tom posa son regard à travers de la vitre pour revoir une dernière fois king’s cross, lorsque la porte se rouvrit pour laisser entrer en être qui ne lui était pas vraiment inconnu. Cependant chose étrange, il ne se souvenait plus de lui de cette façon, le portrait qu’il s’en été fait était en faite légèrement différent de la réalité, à moins que Lilian eut changé durant ce lapse de temps. Une seule chose était sur, était que le regard pénétrant lui, était resté le même, ce regard, dont s’était épris le jeune garçon. Rien qu’à sa vue des tas de pensée lui obscurcir l’esprit. D’un coté Tom avait bien compris que cet étrange personnage s’était amusé de lui à ses dépends. Mais d’un autre cotés, cela lui avait permis de grandir et de se confronter à la réalité. Combien de fois Tom avait put il maudire ce nom ? Sans aucun doute une fois de plus…
A peine fut il entrer qu’un sourire inonda les joues de Lilian confondant les pensées de Tom. Etait il sincère ? Il aurait du mal à le croire. Tout en lui criait de quitter immédiatement cette pièce, avant de laisser encore une fois Lilian jouer de lui comme d’une marionnette. Tom ne pouvait se résoudre à partir maintenant, il devrait à nouveau se confronter à lui. De toute façon, déjà il n’arrivait plus à détacher son regard des yeux de Lilian. Mais il réussit à prendre suffisamment esprit pour répondre à celui qui séjournait à présent à coté de lui :
-Qu..quelle bonne surprise en effet…
Il n’arriva pas à en dire plus tant l’émotion était forte. Tom frissonna légèrement par cette rencontre inattendue, pas qu’il fut d’emblée particulièrement heureux de le revoir, mais il avait temps attendu avec anxiosité ce moment…
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>>Wagon 4 |
|  | | Evan Alexandreï Elève et Capitaine de l'équipe de Serpentard, 2ème année


  Age : 17 Inscrit le : 05 Oct 2006 Messages : 607 Localisation : Devant mon goban bien sûr Feuille de personnage Points de vol:
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 | Sujet: Re: Wagon 4 Sam 15 Sep - 21:35 | |
| [Désolée pour l'attente ... Bon c'est long mais c'est nul XD]
Selon toute apparence, ce compartiment allait être plutôt … peuplé. Evan n’avait jamais espéré avoir une grande tranquillité, ce n’était tout bonnement pas possible. Le nombre d’élèves était tel qu’un compartiment ne pouvait être occupé par une seule personne, à moins d’en entasser quinze dans un autre. Et il n’y avait pas non plus de compartiment vide. Mais ils étaient déjà trois, et voilà qu’un quatrième venait s’installer avec eux ! Trois Serpentard, et une Gryffondor. Quel extraordinaire mélange … Pas très équilibré. D’un autre côté, Evan était plutôt à ranger dans la catégorie des Serpentard « gentils » et d’après ce qu’il en savait, Léna avait quelques amis à Serpentard, ce n’était donc pas une de ces idiotes qui appliquaient les « principes » à la lettre. A savoir : les Serpentard n’aimaient pas les Gryffondor, et réciproquement. Enfin, si l’on allait dans ce sens, les Serpentard n’aimaient personne. Or, Evan n’avait pas d’ami dans sa maison, il en avait surtout à Serdaigle. Bref, ces « principes » n’avaient jamais été aussi faux.
Les voyages d’Evan dans le Poudlard Express, au nombre de trois, sans compter celui-ci, s’étaient plus ou moins bien passés. Le premier, en septembre de l’année précédente, pour son entrée en première année, il l’avait passé en compagnie de deux Poufsouffle … Bon, à cette époque, il ne savait pas qu’il serait envoyé à Serpentard, et il ne savait pas non plus à quelle maison appartenaient les deux filles. Mais il s’était beaucoup ennuyé, et avait fini par balancer accidentellement une bouteille d’encre sur les occupants de la cabine. Enfin, le train était arrivé, et Evan n’avait plus jamais revue les filles en question, heureusement d’ailleurs. Elles ne se seraient sans doute pas gênées pour lui rendre la pareille. Quant aux autres voyages qu’il avait effectués dans ce train, c’était pour les vacances de février, il l’avait pris à l’aller et au retour. En compagnie de Katalina, sa sœur jumelle, il s’était rendu en France, pour voir leur mère, au pensionnat. A l’aller, ils étaient tout deux assez anxieux et n’avaient pas dit grand chose. Au retour, l’entrevue avec leur mère avait de quoi les déprimer. Ce jour-là, donc, Evan était monté dans le Poudlard Express en espérant que tout se passerait mieux.
Et pour bien commencer, il était dans le même compartiment qu’un garçon de sa maison, de son année, avec qui il n’avait jamais discuté. Mais tout le monde le connaissait pour les points qu’il avait fait perdre à Serpentard. Toute l’année, les élèves de cette maison avaient travaillé pour regagner des points. Un score négatif, ce n’était pas possible ! Un véritable deshonneur pour la maison de Salazar ! Evan avait essayé, lui aussi, de faire remonter la pente à Serpentard. Il avait même fait un devoir, tiens ! Et il avait gagné dix points pour cela. De plus, grâce au tournoi débile auquel il avait participé – débile car ça avait été une vraie prise de tête, au final – il avait encore gagné quarante points. Pour finir, Serpentard avait soixante-dix-sept points au compteur ! Pas mal ! Bien sûr, ce n’était même pas comparable au nombre de points des Serdaigle, qui avoisinait les neuf cents, mais … Ils n’étaient même pas derniers. Pauvres Pouffy ! Enfin, peut-être y avait-il eu quelques changements après son départ de Poufsouffle. En effet, Evan et Katalina avaient quitté Poudlard quelques jours avant la fin des cours, et n’étaient pas revenus. On ne pouvait pas dire que ça lui avait posé problème …
Léna lui répondit donc, avec bonne humeur, qu’il pouvait s’installer. Evan souleva son sac et le balança dans le filet à bagages. Toutes ses affaires, telles que son chaudron, son balai, ses livres, étaient restés à Poudlard. Ah, non, on lui avait renvoyé ses livres, mais on n’avait pas estimé nécessaire qu’il ait le reste, pour les vacances. De fait, le sac du Serpentard ne pesait pas bien lourd. Il s’assit ensuite à côté de Léna, en face de Rohmer. En espérant fortement que le voyage se passerait bien. Pourquoi se passerait-il mal ? Peut-être que l’autre Serpentard serait désagréable, il n’avait pas l’air de très bonne humeur … Peut-être qu’il n’aimait pas Léna. Evan se tourna plutôt vers la Gryffondor. S’il s’installait ici parce qu’il y était forcé ? Ah, non, pas du tout ! C’était juste le premier compartiment occupé par quelqu’un qu’il connaissait ! De toute façon, s’il n’avait rien trouvé, il aurait pu simplement chercher le compartiment où était installée Katalina. Tiens d’ailleurs, c’était peut-être ce qu’il aurait dû faire. Evan espéra que sa sœur ne passerait pas le voyage toute seule, ou ne perdrait pas une demi-heure à le chercher. Oh, elle trouverait bien quelqu’un qu’elle connaissait, elle aussi ! Non ?
- Voyons, comment peux-tu penser de telles choses de moi, qui ait de si bonnes intentions ! fit-il semblant de s’offusquer.
Rohmer avait parlé, lui aussi. Tout de suite, Evan avait tiqué : l’autre n’était même pas capable de prononcer son nom correctement, il ferait mieux de se taire ! Qu’on ait du mal avec son nom de famille, il pouvait le comprendre. Qu’on se trompe sur son prénom, ça lui paraissait stupide ! S’il ne le connaissait pas, il ne l’appelait pas par son prénom, point. Cela lui rappela un cours de vol, où il avait dû faire équipe avec un abruti de Gryffondor, à qui il avait interdit de l’appeler par son prénom. Il devrait faire la même chose avec le Serpentard, tiens … S’il avait passé de bonnes vacances ? Qu’est-ce que ça pouvait lui faire ? En plus, non, il n’avait absolument pas passé un bon été. Evan considéra un instant la main que Tom lui tendait, puis leva le regard et le fixa dans les yeux quelques secondes. Que devait-il faire ? Lui serrer la main comme si de rien n’était ? D’un autre côté, Evan n’aimait pas être hypocrite. Gardant les bras croisés, il lui répondit avec un petit sourire sarcastique :
- Bonjour, Tim. Ravi de te revoir, moi aussi.
Il ne fallait pas être supérieurement intelligent pour comprendre qu’Evan pensait tout, sauf ce qu’il venait de dire. Il avait fait exprès d’écorcher le prénom de Tom, une autre façon de le corriger. Aïe … A peine revoyait-il ses camarades de Poudlard qu’il se montrait déjà fort aimable ! C’était comme ça, il n’était pas de bonne humeur, et il avait besoin d’un peu de temps pour se ré-adapter à l’école, à voir des élèves tous les jours, et à faire preuve d’un minimum de politesse et d’amabilité.
La porte s’ouvrit une nouvelle fois, pour laisser apparaître un personnage qu’Evan connaissait au moins de vue, si ce n’est de réputation. Lilian Delcourt, préfèt de Serpentard, et à présent préfèt en chef, comme l’indiquait son insigne [hj : m’a pas semblé que t’aies précisé quelque part comment était habillé Lilian … Si tu veux j’éditerai.]. Evan n’avait jamais eu l’occasion de discuter avec lui, mais à vrai dire, il n’avait jamais adressé la parole aux élèves plus âgés. Pourquoi ? Pourquoi pas ? Il n’y avait pas de raison particulière pour laquelle il serait allé leur parler. Les deuxième année avaient leurs affaires, les première année aussi. Néanmoins, comme l’avait déjà conclu Evan, connaître des gens à Serpentard ne pouvait être que bénéfique. Premièrement parce qu’il était dans l’équipe de la maison : s’il ne connaissait pas les autres membres, c’était mal parti. D’ailleurs, on racontait que leur capitaine de l’année dernière était parti … Le nouveau capitaine serait nommé à la rentrée. Evan tentait de ne pas se faire d’illusions à ce sujet, bien qu’il se dise qu’il ferait un parfait capitaine, lui. Deuxièmement, en cas de problème, ou de conflit, c’était toujours une bonne chose d’avoir un Serpentard de son côté. Delcourt s’était installé sans demander l’avis de personne, en face d’Evan, qui l’observait sans paraître gêné. Apparemment, il connaissait Tom, qui semblait un peu … crispé. Comme Léna répliqua qu’elle n’allait pas refuser la présence d’un élève dans le compartiment, Evan ajouta :
- Qui plus est d’un préfèt. Un préfèt en chef, même. Félicitations.
Ça avait été dit sans grand enthousiasme, mais Evan se voyait mal le féliciter sincèrement et chaleureusement, surtout. Bon, il était préfèt en chef, c’était bien. Mais sans plus, quoi. C’était surtout histoire de dire quelque chose. _________________
Lieux : - Cérémonie de la Répartition - Salle commune |
|  | | Lilian Delcourt Préfet-en-Chef, Serpentard, 3ème Année


  Age : 19 Inscrit le : 06 Oct 2006 Messages : 428 Localisation : Au milieu des tensions.
 | Sujet: Re: Wagon 4 Jeu 27 Sep - 11:18 | |
| Si vous souhaitez passer un voyage tranquille, dans la joie et la bonne humeur, ne laissez jamais votre choix se porter sur une cabine comptant plus d'un Serpentard, voire moins si vous en êtes un vous-même. Au cours des années précédentes, Lilian avait pu vérifier, et cultiver cette mise en garde. Son retour de première année était de loin le plus mémorable. Une cabine peuplée de six serpentards... Entre les petites querelles des uns, la malice des autres et l'indifférence amusée du reste, l'anarchie était reine. Il l'avait d'ailleurs couronnée par son entrée en provocant le malaise puis la colère d'une passagère. La suite ne fut plus qu'un défilé d'allées et venues, accompagné de claquements de porte plus ou moins forts selon l'humeur de chacun, et de règlements de compte dans les couloirs ou en huis clos. La cabine avait été vidée de moitié avant l'arrivée... A moins de retrouver des nouveaux aussi turbulents que ceux de son année, il ne connaîtrait probablement jamais de voyage plus mouvementé. La première moitié de son retour en deuxième année n'avait cependant pas été en reste [je reprend le voyage joué sur l'autre forum. On va faire comme s'il avait eu lieu.]. Après s'être mis à dos les trois Serpentards de son compartiment, il avait gagné le compartiment de deux autres comparses qu'il eut tôt fait de mettre en fuite, non sans « coups d'éclat », en se moquant ouvertement d'elles avec un aspirant vert et argent. Que de souvenirs ! Ces évènements semblaient si lointains aujourd'hui... Il avait mûri, et il n'était pas sûr de pouvoir réitérer les « exploits » qui avaient en partie forgé sa réputation. S'il était toujours maître dans l'art de semer la discorde, il avait appris à le faire avec plus de cautèle... D'ailleurs, il semblait de nouveaux avoir mis les pieds sur un terrain creusé de mines qui ne demandaient qu'à êtres activées...
Deux serpentards, une gryffondor... La composition donnait déjà un avant goût à l'histoire. Cependant, la rivalité traditionnelle des maisons n'était en aucun cas responsable des tensions qu'il remarqua en arrivant, et cela donnait plus d'intérêt à la scène... On devinait sans peine la nature de l'élément perturbateur : Tom. Si sa rigidité et son regard fuyant ne mettaient pas sur la voie, il suffisait de connaître vaguement le caractère de chaque occupant pour le soupçonner. Léna comme Evan n'étaient pas connus pour leurs problèmes relationnels... Mais Evan était à Serpentard et Lilian nota avant d'entrer l'ombre du sarcasme sur son visage. En outre, n'importe qui en voyant Tom pouvait lui supposer un tempérament ombrageux susceptible de déranger si ce n'est d'agacer. En entrant, il interrompait peut-être « quelque chose », mais si son analyse était bonne, il pourrait toujours relancer les festivités. Pour lors, il allait s'occuper de ses « petites affaires » avec ce cher Tom... En quelques mots, le jeune garçon avait été dompté. Il le regardait avec un trouble évident, comme hypnotisé par le bleu de ses yeux. Même si sa gêne prouvait que ces retrouvailles n'étaient ni récentes, ni souhaitées, Lilian avait l'impression de le retrouver tel qu'il l'avait laissé. Dévoué et envoûté, faible et frêle. Pourtant, il avait grandi, et mûri sans doute. Une année à Poudlard peut vous transformer, surtout lorsque votre passé appartient au monde moldu. Cette année Tom avait eu d'étranges réactions qui soulignaient son adaptation difficile. Personne n'avait pu l'ignorer. Son escapade stupide et injustifiée dans la forêt interdite avait eu des répercussions sur toute sa maison. Tous l'avaient maudits et Lilian avait regretté de pas l'avoir surveillé de plus près. Si c'était ce qu'il espérait, il avait plus ou moins gagné. Aussi, après l'avoir laissé bégayer la fin de sa phrase, le nouveau préfet en chef lui murmura en feignant de ne pas relever sa réserve :
- Quelque chose me dit que nous auront plus d'occasions de nous voir cette année...
Il soutint son regard un instant, un sourire indéfinissable accroché aux lèvres, puis imposa la rupture en se tournant vers les autres occupants. Il était peu probable que Tom puisse comprendre l'allusion que dissimulait sa phrase. A savoir : le deuxième année était un « élément instable » qu'il valait mieux apprivoiser pour le bien de Serpentard. Et, à titre plus personnel, il avait aussi très envie de voir jusqu'où il pourrait aller avec lui... Son intérêt se porta ensuite sur Lena, qui, le salua, pleine de bons sentiments. Son attitude ne le surprenait qu'à moitié. Un autre grffondor aurait pu l'accueillir avec un enthousiasme beaucoup plus contenu. L'entrée qu'il venait de faire avait de quoi susciter le mépris d'un rouge et or, et piquer la fierté d'un vert et argent. Mais la jeune fille n'était vraisemblablement pas mal inspirée par les préjugés ancestraux associés à leurs maisons. La conversation n'en serait que plus élevée. Il acquiesça lorsqu'elle lui demanda s'il s'appelait bien Lilian puis esquissa un sourire en coin devant son optimisme. Ravie ? Pourquoi pas. Elle n'avait pas l'air trop idiote et occupait un poste « intéressant ». En tant que préfet en chef, il valait mieux qu'il soit en de bons termes avec les « préfets inférieurs ». Cependant, entre ses pensées et ses paroles il y avait toujours une marge... La gentillesse sans fausses notes était d'un ennui...
- Inutile de sauter sur l'occasion pour souligner ta Grande noblesse d'âme, je n'attendais pas d'autorisation, dit-il avec un brin d'insolence. Il marqua une pause et reprit avec plus de douceur : - Après tout ce que Tom m'a dit de toi je suis ravi de te rencontrer Lena Capall.
Ses yeux pétillaient de malice.Tom s'appliquait davantage à éviter le regard de la jeune fille que celui d'Evan. Selon toute probabilité les deux élèves se connaissaient pas et ne s'appréciaient pas. Il lui avait semblé surprendre quelques conversations dans les couloirs du château qui attestaient l'éventualité d'une rencontre et, par conséquent, il n'avait pu retenir cette petite taquinerie adressée à son voisin de banquette. Son « petit manège » ridicule l'énervait. Il le désapprouvait. Ses derniers mots furent destinés à Evan qui avait complété les paroles de Lena en précisant son nouveau grade, fièrement épinglé sur un t-shirt cintré noir (toute la sobre beauté du glam). Le ton terne et laconique employé donnait à ses « félicitations » un côté éthique, faussement affable, courtois mais contraint. Des félicitations qui allaient de soi, sans venir de soi. Un terme que l'on se sentait obligé d'ajouter. Un terme vide de sens et sans importance quant il n'était pas pensé. Evan n'était pas obligé de s'en encombrer et ce n'était vraisemblablement pas dans sa nature... Son intervention était trop anodine pour l'être. Il fallait probablment y voir un désir de communiquer, une volonté d'attirer l'attention, et une imagination limitée. Il était préfet en chef, en effet... Etait-ce là l'intérêt de son comparse ? Ou cherchait-il à se rapprocher d'un élève de sa maison ? Il ne se souvenait pas l'avoir vu en compagnie d'autres Serpentards si ce n'était pour les scéances de Quidditch, qu'il n'avait jamais suivi de très près. Un changement s'annonçait peut-être... Peu accomodés aux formules toutes faites, et surtout aux remerciements, Lilian prit un air à la fois sérieux et ennuyé :
- Oh ne te sens pas obligé de me féliciter Evan, ce n'est qu'une formalité. Il me reste encore beaucoup de chemin à faire avant de devenir ministre de la magie, ajouta-t-il avec un sourire ironique (mais l'était-ce vraiment ?). Puis désireux d'ouvrir la conversation et de découvrir éventuellement les motivations de son interlocuteur il enchaina sur le ton de la conversation : - Avec ma promotion et le départ de Jewel, beaucoup de postes se sont libérés à Serpentard. J'espère que notre directeur a su faire les bons choix... - Il prit un air songeur. - à moins que des surprises n'attendent certains élèves au banquet... _________________ => [Sujets en cours]
A man against sexual freedom is a degenerate... |
|  | | Léna Capall Préfete de Gryffondor, 2ème année


   Age : 21 Inscrit le : 30 Sep 2006 Messages : 455 Localisation : dans la lune la plupart du temps Feuille de personnage Points de vol:
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 | Sujet: Re: Wagon 4 Jeu 11 Oct - 11:34 | |
| [c'est nul mais bon.... je voulais pas vous faire attendre encore longtemps....]
Le wagon n°4 accueillait un curieux échantillonnage. Trois serpentards pour un gryffondor. Une fille pour trois garçons. Cela aurait eu de quoi déstabiliser toute personne dans la situation de Léna. Mais c’était sans compter le caractère et les origines de la demoiselle. Une élève de gryffondor couplée d’une irlandaise, même à moitié, ne serait certainement pas intimidée par un tel contexte. Au contraire, la jeune demoiselle y trouvait un certain intérêt. Un intérêt qui ne tenait cependant pas à la présence de Tom, qu’elle aurait bien évité si l’occasion s’y était prêtée. Etrangement, celui-ci semblait vouloir apaiser les tensions entre eux. Juste avant l’entrée d’Evan, il avait même tenté d’engager la conversation avec elle, à ce qu’en avait pu voir l’irlandaise. Devait-elle se sentir soulagée qu’il n’ait pu commencer à converser avec elle ou devait-elle regretter d’avoir raté une tentative de réconciliation ? Léna n’était pas du genre rancunier et dans un autre cas, elle aurait certainement elle-même recherché le dialogue. Mais Tom ne lui inspirait guère confiance, et ce quoi qu’il ait fait. Aurait-il été amical avec elle qu’elle ne lui aurait pas accordé plus de crédit qu’à un autre, suivant une impression qui le rendait irrémédiablement antipathique.
Evan, qui s’installa à ses côtés, lui répondit avec cette ironie qui le caractérisait. Pour toute réponse, Léna lui offrit son sourire, avant de l’entendre répliquer, à grande force de sarcasmes, à Tom qui n’était pas même pas fichu de se rappeler le prénom de l’un de ses camarades de maison. La jeune fille dut retenir un rire, qui finalement se traduit par un léger sourire en coin. S’il n’avait pas été question de Rohmer, la jeune élève aurait probablement fait remarquer à Evan le manque de politesse dont il faisait preuve devant l’erreur du garçon. Cependant, il semblait que Tom n’avait que très peu d’amis ; de plus, Evan n’était pas du genre à se laisser marcher sur les pieds ni à mâcher ses mots. Léna ne se voyait donc pas le contredire, d’autant plus qu’elle ne portait pas Tom dans son cœur.
Puis Lilian fit son arrivée, achevant visiblement de mettre mal à l’aise Tom. La familiarité avec laquelle le préfet s’adressa à lui, intrigua la jeune fille, surtout que la réaction de Tom fut des plus surprenantes, puisqu’il bégaya sa réponse à Lilian. Un bref coup d’œil au sourire en coin de Delcourt suffit à lui faire comprendre qu’il s’agissait d’une des seules personnes capables de contrôler le jeune garçon, qui d’ordinaire se braquait dès qu’on lui adressait la parole. Raison de plus pour se méfier de lui. Particulièrement après la façon dont il s’adressa à elle. Sa suffisance piqua l’égo de la demoiselle, qui inévitablement fronça les sourcils, prête à répliquer. Pourtant la prudence rattrapa les mots qu’elle était sur le point de prononcer, lui faisant prendre conscience qu’il s’agissait surement du but recherché par le serpentard. Reprocher une soi-disant grandeur d’âme à un gryffondor ne pouvait être qu’une pique lancée pour la tester. Du moins c’est ce qu’elle pensa à cet instant. Sans vouloir tomber dans le piège, elle ne pourrait laisser passer cette atteinte, ne serait-ce que pour montrer qu’elle n’était pas dupe. L’expression de son visage se fit plus dure alors que Lilian, lui, se radoucissait. Ravi de la rencontrer après ce que Tom avait dit d’elle ? Léna préféra demeurer silencieuse mais son regard en disait long. La prochaine fois, elle tâcherait de ne pas se montrer aussi bienveillante envers un inconnu.
Puis le préfet en chef balaya les soi-disant compliments d’Evan, comme s’il ne s’agissait de rien, comme si ce poste, d’une certaine manière, lui revenait de droit. Léna ne put s’empêcher de répliquer, sarcastique : « Ministre de la magie ? La politique est certainement un domaine qui te sied à merveille. Je suis sure que ta maîtrise des mots sera un parfait instrument quant à ta réussite. » Elle ne pouvait nier que Lilian l’avait blessé dans ce qu’elle appréciait le plus chez elle, qu’elle se sentait maintenant un peu ridicule. Mais s’il croyait pouvoir la faire marcher au pas comme ce stupide admirateur de Tom, il se trompait lourdement. Néanmoins, elle ne pouvait se brouiller avec un préfet en chef. C’est pourquoi elle poursuivit sur un ton plus calme :« C’est vrai que j’ai entendu dire que de nombreux professeurs, mais aussi que pas mal d’élèves, ont quitté l’école. Quant à savoir qui va remplacer qui… » Elle ne put s’empêcher alors de penser à Isuzu, qui n’avait toujours pas réapparu. Etait-elle dans ce train au moins ? La jeune fille tourna la tête avec lassitude vers la fenêtre, préférant penser à autre chose. _________________
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|  | | Tom Rohmer Elève de Serpentard, 2ème année


   Age : 20 Inscrit le : 29 Oct 2006 Messages : 339 Feuille de personnage Points de vol:
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 | Sujet: Re: Wagon 4 Lun 15 Oct - 9:13 | |
| Pour Tom, ce voyage ci, serait sûrement le plus mouvementé de ceux qu’il avait passé précédemment, puisque pour la première fois, il n’allait pas roupiller. Peut être aurait il mieux fait de dormir, que déjà d’accumuler les bêtises. En réalité, s’il avait du mal à prononcer le nom d’Evan, c’est parce qu’il en connaissait l’écriture. En France on lui avait appris que le E se prononçait I en anglais, d’où sa méprise, il rangea donc sa main que son camarade, en toute impolitesse n’avait pas saisit dans sa poche, en maugréant qu’en réalité il s’appelait Tom et pas Tim.
Après l’arrivée de Lilian, Tom avait le sentiment clairement justifié que tous avaient compris son mal à l’aise face à cette personnalité dès plus singulière. Evan souligna d’ailleurs son titre de « préfet en chef ». Ah oui, Tom n’avait même pas remarqué l’insigne tant l’arrivée du Serpentard lui avait perturbé l’esprit. Mais le serpentard n’en avait que faire, que Lilian soit préfet ou même préfet en chef, cela ne changeait rien à la donne pour lui, si ce n’était que le troisième année risquait de le surveiller de bien plus près ; de toute façon, Tom ne projetait plus de retourner dans la forêt, son état d’esprit avait quand même évoluer de puis l’année dernière. Lilian affirma même qu’il allait effectivement se revoir. Tom se jura qu’il ferait tout pour éviter de croiser ce garçon autant que possible, bien qu’il savait qu’en réalité ce ne serait pas le cas.
Enfin Lilian se présenta aux autres membres du wagon, en soulignant le fait que Tom aurait déjà beaucoup parlé de Léna auprès de Lilian. Tom baissa alors la tête devant les yeux interrogateurs de Léna, mais il bouillonnait de rage envers son comparse ; il n’en manquait pas une pour lui nuire, et il s’apprêtait à lui répondre que la dernière fois qu’ils s’étaient vus tout les deux, il ne connaissait pas encore Léna, une réplique qui laisserait sûrement Lilian bouche bée, prouvant ainsi aux autre son indépendance face à celui-ci. Mais Lilian, avait encore une fois belle et bien gagné, car un doute assaillait Tom désormais. Et si Lilian avait aperçut le deuxième année en train de porter sa rivale jusqu’à l’infirmerie ? D’un coté, il savait qu’il n’y avait aucune raison que Lilian le sache, mais d’un autre… si Léna venait à l’apprendre… Il ne voulait pas courir le risque et préféra se taire pour le coup. Il se vengerait bien tôt ou tard.
Dans tout les cas, Lilian avait joliment bluffé sur le coup la.
Léna devait maintenant attendre que Tom dise quelque chose, mais son baissement de tête dut lui faire comprendre qu’il n’y avait plus rien à en tirer, et il savait qu’elle le méprisait davantage. Au fond Tom en eut un pincement au cœur. Peut être que tout aurait été différent pour lui s’il avait été envoyé à Griffondor. Mais il ne se plaindrait plus sur son sort, il se contenta d’envoyer un *Pff...* à l’intention de Léna, en guise de message : « Méprisement partagé », bien qu’il n’en était évidemment pas le cas. Et en réalité Tom la trouvait de plus en plus admirable, d’arriver à répliquer ainsi au préfet en chef de troisième année. Lui qui se félicitait de l’avoir battu en duel au tournoi, en réalité il ne lui arrivé pas à la cheville.
Le train semblait être partit puisque Tom pouvait désormais voir le paysage défiler. Il avait décidé de ne plus écouter les conversations, cela lui évitera sans doute de se faire davantage de mal. De toute façon le panorama occupa toute son attention, il regrettait d’avoir dormi les fois précédentes, car Tom, aussi renfermé soit il sur lui-même n’était pas insensible aux charmes de la nature. Cela lui donna même l’envi d’écrire. En réalité il faisait tout pour chasser les ondes négatives qu’émanaient ses trois compagnons envers lui. Il sortit donc un bout de papier et un stylo bille (il avait gardé un tel stylo provenant du monde des moldus, qu’il n’hésitait pas a utiliser en cas de besoin, c’était bien plus pratique qu’une plume et de l’encre qu’il risquait de renverser, provoquant l’hilarité général, bien entendu il n’escomptait pas provoquer leur intérêt avec cette attirail, les sorciers méprisaient les objets moldus, même si ceux-ci se révélaient très ingénieux) et dans l’espoir qu’on le laisse tranquille, commença à rédiger de la poésie, en Français bien sur afin que Lilian ne s’amuse pas à lire à voie haute ce qu’il écrivait, car il en était sur qu’il le ferait avec grand plaisir. Tom n’écrivait de toute façon rien de spectaculaire, bien qu’il se dise poète (pour lui un poète est celui qui ressent le besoin d’écrire). Il garda une petite oreille quand même qui prêtait un minimum attention à la conversation en court, histoire de saisir quelques éléments qu’il pourrait juger intéressant, comme par exemple le fait que des postes se libérait à Poudlard, ainsi que le départ de leur capitaine, peut être pourrait il promouvoir au post d’attrapeur, et cesserait d’être le lamentable gardien de l’equipe… _________________

>>Wagon 4 |
|  | | Evan Alexandreï Elève et Capitaine de l'équipe de Serpentard, 2ème année


  Age : 17 Inscrit le : 05 Oct 2006 Messages : 607 Localisation : Devant mon goban bien sûr Feuille de personnage Points de vol:
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 | Sujet: Re: Wagon 4 Lun 22 Oct - 19:28 | |
| [Désolée pour le retard ><]
Le train était maintenant parti depuis longtemps. On avait vu le quai s’éloigner, quelques gamins courir après pour voir leur frère ou sœur jusqu’à ce que le train disparaisse, après un tournant. Des parents émus de voir leur enfant partir pour Poudlard pour la première fois. D’autres qui avaient déjà l’habitude d’un départ annuel. Certains qui avaient même l’air soulagé. Evan n’avait pas vu sa tante, peut-être était-elle déjà repartie bien avant que le train ne démarre. Après tout, une fois les jumeaux montés et installés dans le Poudlard Express, elle n’avait pas besoin de rester sur le quai à attendre bêtement. Elle les avait déjà supportés tout l’été, on n’allait pas lui en demander plus. Pas que les jumeaux soient insupportables, Katalina était très gentille, très polie, très aimable, et Evan seulement un peu de mauvaise humeur. Mais les au-revoir, ce n’était pas son truc, de même que les retrouvailles émouvantes. Il n’imaginait pas des adieux sur le quai, les larmes aux yeux, une boule dans la gorge. Ça lui paraissait tellement ridicule … Le train filait à travers la campagne à une bonne vitesse, à présent. Où était située Poudlard ? On se posait forcément la question un jour ou l’autre. Mais on n’avait jamais la réponse. Seuls les professeurs le savaient. Et encore. Evan avait déjà vu des professeurs prendre le Poudlard Express, tout comme les élèves. Alors seul le directeur était au courant. Ah, c’est sûr, dès qu’on parlait de Kragen, ça rassurait tout le monde …
Autant Evan s’était intéressé à la conversation au début du voyage, autant là il commençait à décrocher. Les petites histoires entre Tom et Léna ne l’intéressaient pas. Il n’était même pas au courant. Il y avait également quelque chose entre Lilian et Tom, ce à quoi il ne s’intéressait pas beaucoup plus. En fait, Evan se sentait un peu à part, dans ce compartiment, bien qu’en présence de deux élèves de sa maison. Pourtant, c’était Léna qui aurait dû éprouver quelque chose de cet ordre, puisque c’était la seule Gryffondor présente. Mais Evan ne connaissait Lilian que de réputation, Tom également, et Léna pour quelques mots échangés avec elle un an plus tôt. Il n’était rien d’important, lui. Il n’était pas préfet, encore moins péfet-en-chef. Tom non plus n’était rien, d’ailleurs. En plus de ça, il était taciturne et peu sympathique d’apparence. Alors pourquoi lui, avait sa place dans le compartiment ? Le monde est parfois injuste. Non pas qu’Evan se sentait mis à l’écart par les autres, mais plutôt mis à l’écart par sa nature. Injustice. Bah ! Aucune importance. Le deuxième année s’était mis à observer pensivement le paysage, du vert, du vert, encore du vert … Et puis plus haut, du bleu, du bleu, toujours du bleu. Pas très varié, tout ça. Enfin, on n’en demandait pas tant à un bête paysage anglais.
Il accordait toutefois une attention discrète aux paroles du préfet-en-chef, et faillit sourire lorsqu’il déclara que son nouveau titre n’était rien comparé à celui de ministre de la magie. Un instant, Evan se demanda s’il était sérieux. Après tout, pourquoi pas ? Enfin, c’était ce qui s’appelait viser haut, mais il en fallait bien, des gens comme ça. Qui visent haut. On ne devient pas ministre de la magie par hasard, il faut bien le vouloir. Bien sûr, il était peut-être un peu tôt pour y réfléchir, mais … Qui sait ? De toute façon, rien ne disait que Lilian était sérieux, et son sourire le faisait plutôt pencher vers la dérision. En ce qui concernait le futur, Evan aussi avait des ambitions. Il voulait, et ce depuis longtemps, devenir joueur professionnel de Quidditch. Bien sûr, c’est un rêve qu’ont beaucoup d’enfants. Mais lui, c’était sérieux. Le Quidditch, c’était réellement important pour lui, à côté de ça les études, c’était secondaire. Il ne doutait pas un instant qu’il atteindrait un jour son but. Si c’était possible, il aurait voulu jouer en France. Pays dans lequel il était né, dans lequel il avait vécu cinq ans avant de partir pour Poudlard. Et une fois qu’il aurait gagné plein d’argent mais que, trop vieux, il serait obligé de mettre fin à sa carrière, il deviendrait directeur du pensionnat. Au passage, il virerait sa mère et supprimerait quelques règles stupides. Mais c’est une autre histoire.
Les dernières paroles attirèrent cependant son attention plus que ne l’avait fait le reste. Le départ de Jewel ? Jusque là, il avait seulement entendu des rumeurs à ce sujet, et maintenant c’était confirmé. Evan avait tourné la tête vers le préfet en chef, brusquement plus intéressé. Si le capitaine de l’équipe partait, il laissait alors la place vacante … Evan, qui depuis le début de l’année dernière, désespérait de ne jamais pouvoir obtenir ce poste, voyait ses espoirs revenir. En effet, comme Jewel n’avait qu’un an de plus, il avait logiquement rester capitaine juqu’à la fin de sa scolarité, et la seule chance qu’aurait eu Evan de devenir capitaine, ç’aurait été en septième année. Le Serpentard n’aimait pas beaucoup recevoir des ordres. Surtout lorsqu’il estimait qu’ils venaient d’une personne qui ne méritait pas d’en donner. Jewel n’était certes pas un mauvais joueur. Mais il n’avait rien d’exceptionnel non plus. Surtout, il lui semblait qu’il les prenait vraiment de haut, alors qu’il n’y avait pas de quoi. Froid, hautain, distant. Pas étonnant qu’Evan ne l’aime pas. Maintenant, la place était libre. Pourquoi pas lui ? Enfin, leur directrice de maison hésiterait peut-être à lui donner le poste … Pourquoi ? Ce n’était pas compliqué. Evan s’était déjà fait remarquer l’année dernière, à cause de l’histoire avec le professeur de potions. Leur directrice ne voudrait peut-être pas donner le poste à quelqu’un de … perturbateur. Enfin, il était toujours permis d’espérer.
- Il faut dire que les prétendants au poste de Jewel ne sont pas très nombreux. En tout cas, peu le mériteraient …
Franchement ? Dans l’équipe, enfin dans ce qu’il en restait … Evan ne voulait pas mépriser les autres, quoique. Mais les autres ne lui paraissaient pas spécialement aptes à être capitaine. Lui, il l’avait déjà été, en primaire. Evan jeta un coup d’œil à Tom. Il était le gardien de l’équipe, non ? Il ne lui avait pas paru spécialement bon à ce poste … Il était trop petit pour ça. Resterait-il dans l’équipe cette année ? A voir. Evan attendait maintenant avec impatience l’arrivée du train. Il voulait savoir. La directrice donnerait le nom du nouveau capitaine avant le repas, du moins l’espérait-il. Il n’avait pas envie d’attendre des jours …
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Lieux : - Cérémonie de la Répartition - Salle commune |
|  | | Lilian Delcourt Préfet-en-Chef, Serpentard, 3ème Année


  Age : 19 Inscrit le : 06 Oct 2006 Messages : 428 Localisation : Au milieu des tensions.
 | Sujet: Re: Wagon 4 Sam 27 Oct - 21:46 | |
| Ce n'était plus une nouvelle, Lilian avait un don pour fermer les esprits qui l'entouraient. Il connaissait par instinct les mots et les tournures susceptibles de blesser son interlocuteur et, de ce fait, il ne se retenait pas. Semblable au bretteur qui vient de découvrir une faille dans l'armure de son adversaire, il frappait sans hésiter, désireux d'imprimer la marque cuisante de la rage et de l'échec dans un corps, offert malgré lui à ses armes. C'était un plaisir cruel, futile. Il savait le faire, alors, il ne se retenait pas, parce que ça l'amusait, parce qu'il n'avait jamais eu la moindre considération pour ses semblables. Léna, gryffondore bienveillante, l'apprit à ses dépends. Lilian ou comment renvoyer à l'expéditeur ses bonnes intentions sous une forme détournée et insultante. Avec un amusement à peine dissimulé, le préfet en chef nota la détente des lèvres et la contraction des sourcils. Le visage de la jeune fille dérivait vers les berges rocailleuses de la contrariété. Que s'imaginait-elle ? On n'entrait pas dans les relations de Lilian Delcourt sans écorchures... Et on ne pouvait en sortir sans retrouver ses premières écorchures durablement infectées. Regardez le drame qui s'ouvrait à cause de lui sur la vie de Nathanaël, de Tom... Regardez le rideau noir qui couvrait la vie de tous ceux qui avaient osé s'attacher à lui... Il ne fallait pas lui reprocher la dureté de ses sarcasmes. Ils prévenaient le danger. Ils étaient là pour votre bien. Lilian était un manipulateur résolument provocateur. Il pouvait bien laisser de côté ses masques d'amabilités. La provocation et le cynisme agacent autant qu'ils séduisent. C'est ainsi. Les fortes personnalités marquent. Le peuple se plait à envier et admirer ce qu'il méprise.
Surprise, touchée là où elle ne s'y attendait pas, Léna dressa ses défenses. La plupart des gryffondors et des poufsouffles encensaient stupidement l'humilité, la « fatuité » étant, soi disant, réservée aux Serpentards. Il suffisait d'écraser leurs belles valeurs pour les atteindre. C'était si facile... On sentait bien que la jeune fille brûlait de répliquer, mais elle sut refouler ses ardeurs. Sagesse ou prudence ? Lilian testait toujours ses nouvelles connaissances. Il ne prononçait jamais une parole sans envisager au préalable les types de réactions possibles. Alors il validait celles qui lui plaisaient et condamnait toutes les autres. Ses rapports aux autres n'étaient jamais qu'un jeu. Grâce à sa réserve, Léna ne s'en sortait pas trop mal. Mieux valait se taire que proférer des inepties inspirées par la colère. Face à la répartie cinglante du troisième année, c'était le meilleur moyen de se faire enfoncer, ridiculiser et décribiliser. Peut-être l'avait-elle compris... Visiblement, elle ne sortait pas du même moule que la plupart de ses congénères, connus pour être impulsifs et colériques. Lilian ne s'arrêta pas là cependant. Il en profita pour glisser un petit mensonge, destiné à Tom dans ses paroles. Gêné, celui-ci baissa aussitôt la tête, comme pour fuir les curiosités. Cette fois encore, Léna eut la délicatesse de ne pas faire de commentaire. L'un comme l'autre se sentait visiblement humilié. C'était une belle réussite. D'autant plus qu'à présent, avec tous ses sous entendus à peine voilés, ses rapports avec Tom prenaient forme et il devenait difficile d'ignorer la soumission qu'il lui imposait. Pauvre Tom... Le mal qu'il venait d'infliger ouvertement à Léna n'était rien à côté de celui qu'il insufflait insidieusement au petit vert et argent...
Tom se garda de répliquer. Sa colère était évidente pourtant. Lui était-il à ce point soumis ? Sa timidité le retenait-elle ? Ou avait-il touché un point beaucoup plus sensible qu'il ne le pensait ? Lilian évinça bien vite ces questions. Le silence de son camarade l'arrengeait. D'après ce qu'il avait pu entendre, Tom atteignait un degré de ridicul assez affligeant lorsqu'il essayait de relever les provocations. Nous parlions tout de même du gamin qui avait essayé de faire croire à Delilah, qui se moquait de son pyjama vert au bal d'Halloween, que Peter Pan était un film d'horreur... Sa dernière réplique l'avait définitivement « fermé » à ses camarades de cabine. Seul un soupir lourd de mépris s'échappa de ses lèvres pour se diriger vers la gryffondor qui, aux dernières nouvelles, n'était pas la plus en tort... Etait-ce une façon contradictoire d'appuyer sa « tentative de résistance » ? Tom était un garçon curieux. Plus Lilian le fréquentait, plus sa logique lui échappait. Il l'avait en partie évité pour cette raison. Le troisième année aimait discerner d'emblée ses interlocuteurs. Un individu trop imprévisible était une épine dans le talon du calculateur qu'il était... De son côté, Léna avait profité de la réponse ironique qu'il avait adressé à Evan, qui s'était déjà détourné de la conversation, pour déclarer sur un ton sarcastique que sa maîtrise des mots serait le facteur déterminant de sa réussite. Oui. Et ? Bien tenté, mais il ne voyait pas en quoi ses paroles étaient sensées l'atteindre. Ce qui était une qualité pour lui était peut-être un défaut pour elle. Il sentait évidemment les reproches qu'elle lui destinait mais il n'y avait vraiment pas lieu de s'en offusquer. Il préféra s'en amuser.
- Et crois moi... C'est loin d'être le seul facteur... , dit-il avec un sourire éloquent.
Si sa précédente réplique n'était qu'une « plaisanterie », Lilian avait déjà songé à la possibilité de devenir Ministre et, plus largement, d'entrer dans la politique. Il avait assez peu de scrupules pour écraser ses adversaires, pour faire avaler n'importe quoi à la plèbe et assez de répartie pour s'imposer dans les débats. Néanmoins, il suivrait peut-être une voie toute autre... Ou attendrait du moins d'être plus âgé et plus « sage » pour viser ce poste. Son profil anticonformiste et provocateur ne s'y prêtait pas. En attendant, il pourrait se lancer dans les affaires, c'était déjà une vocation plus individuelle, plus solide et plus difficilement contestée. Il pourrait aussi se faire connaître pour sa plume incisive et écrire régulièrement des articles au vitriol sur les personnalités de l'actualité pour la gazette et devenir l'un de ces intellectuels cyniques et respectés... Ses capacités lui ouvraient d'intéressantes perspectives d'avenir et il comptait bien en profiter... Vous n'avez pas fini d'entendre parler de lui...
Constatant que ses trois compagnons de wagon se détachaient tour à tour de la conversation pour s'intéresser à la monotonie du paysage, Lilian estima qu'il était temps d'amorcer un sujet plus commun, histoire de passer le temps et d'évaluer les motivations de ses deux comparses, le quidditch. L'effet avait été immédiat. Evan s'était subitement tourné vers lui et Léna avait appuyé ses paroles, comme pour établir entre eux un contact plus convainquant. Sans doute craignait-elle de se mettre « le préfet en chef » à dos. Qu'allait-elle donc imaginer ? Il était bien plus complexe que ça ! Mais mieux valait de ne pas intervenir dans la logique manichéenne d'un gryffondor... Le cas d'Evan l'intéressait davantage. Apparemment, le quidditch était son point sensible, celui qui pouvait l'ouvrir à la discussion... Comme ça l'était pour la plupart des jeunes sorciers, à titre moins exclusif peut-être. De son côté, Lilian s'en fichait. Pour des questions de prestige, il voulait voir son équipe gagner. Mais ça s'arrêtait là. Il n'aimait pas le sport et le bruit que l'on faisait autour d'une poignée de joueurs l'exaspérait prodigieusement. Cependant, le sport était un élément social très important et, le capitaine de l'équipe de Quidditch avait un grade équivalent à celui de préfet. Ce n'était pas négligeable... Par conséquent, il devait s'adapter aux goûts de chacun pour découvrir l'éventuel prétendant. La réponse d'Evan ne laissa pas l'ombre du doute quand à ses ambitions. Peu de Serpentards méritaient ce poste disait-il... Il avait donc déjà soupesé l'éventualité... A partir de là, on pouvait aisément compléter les points de suspension... « Peu le mériteraient... à par moi ». S'il fallait nomer un membre de l'équipe de l'an passé, Lilian partageait son avis. Les autres joueurs répondaient moins aux critères attendus que Alexandreï.
- Hélas oui... La directrice nommera sans doute au pi aller... , soupira-t-il malicieusement en tournant à son tour son regard vers Tom, pitoyable gardien que l'équipe...
Celui-ci avait sorti un calepin et écrivait avec un stylotmoldu. Qu'était-il en train de faire ? Un compte rendu du voyage ? Songea-t-il ironiquement en se penchant fort impoliment vers lui. Non, la forme suggérait plutôt la poésie. Un sourire moqueur s'arqua sur ses lèvres. C'était bien souvent lorsque les adolescents se lançaient dans ce qu'ils appelaient « de la poésie » que les textes les plus désolants paraissaient. Vous savez... Des odes à l'amitié, l'invocation de bons sentiments et, quand ils entraient dans une période plus sombre, des textes qui pouvaient se résumer par « la mort c'est cool ! », « Je suis un éternel incompris ! », quoique cette dernière phrase présentait déjà une tournure trop relevée pour nos poètes en herbe... Malheureusement, les paroles étaient écrites en français. Lilian étudiait cette langue depuis sa plus tendre enfance, pour faire honneur à ses origines disait-on et, il avait plus ou moins eu l'occasion de la pratiquer avec Nathanaël (je dis plus ou moins, parce qu'il préfère le laisser se démener dans une langue qui n'est pas la sienne plutôt que de perdre son adresse, voire sa crédibilité, en pratiquant une langue mal maîtrisée) mais il ne l'avait pas assimilée au point de traduire en quelques secondes un texte d'une langue à l'autre. Néanmoins, cette affaire lui rappelait qu'il connaissait un sort qui peut vous contraindre à dire à haute voix ce que vous êtes en train d'écrire. Le résultat était assez amusant... Surtout lorsque la personne écrivait des choses très personnelles... Une lueur espiègle étincela dans ses prunelles, mais il se retint. S'il continuait à malmener Tom, il ne pourrait plus rien obtenir de lui. Et là n'était pas son intention...
- J'ignorais que tu aimais te prêter à l'exercice de l'écriture... , se contenta-t-il de lui souffler avant de se redresser.
Ses trois compagnons s'étaient enfermés dans leur petit monde et il était le seul capable de relancer la conversation. A moins de poursuivre sur le thème du quidditch, il ne voyait pas comment retenir l'attention du wagon. Quel ennui ! Las, il contempla quelques temps le paysage terne qui défilait derrière la vitre. Le chemin était bien entamé et on entendait déjà le chariot du déjeuner passer dans le couloir qui, pour la peine, se trouvait plus agité. Et s'il allait chercher un peu d'action dehors et en profiter pour retrouver quelques serpentards plus âgés et plus amusants ? Il n'allait tout de même pas se morfondre dans son coin jusqu'à la fin du voyage alors que son nouveau titre lui permettrait d'aller impressionner des nouveaux et que d'autres élèves seraient heureux de l'accueillir dans sa cabine... La détonation d'un sort dans le couloir l'aida à passer de la théorie à la pratique. Il se leva et ouvrit la porte.
- Vous m'excuserez mais... le devoir m'appelle. Je vous laisse à vos verts pâturages... Pensez à me raconter la suite à mon retour, je n'ai malheureusement pas le loisir de rester jusqu'au moment où la vache ose s'aventurer hors de l'enclos.
La porte se ferma sur un sourire ironique et plus personne n'eut de nouvelles de Lilian Delcourt, à l'exception de la bande de serpentards de quartième année qui l'accueillit dans sa cabine, avant la dernière demie heure, où il refit surface dans son wagon d'origine pour préparer ses affaires avant l'arrivée. On put cependant entendre vingt minutes après son départ des deuxièmes années s'exclamer furieusement en passant dans le couloir : « Préfet en chef ! Non mais je rêve ! Il faut vraiment être fou pour donner le pouvoir à des types pareils ! ».
[Voilà, j'ai jugé préférable d'amorcer la fin du sujet afin que nous puissions passer à autre chose. Etant donné ma fatigue, je m'excuse aussi de la déclinaison médiocre de ce rp et de la fin blâclée...] _________________ => [Sujets en cours]
A man against sexual freedom is a degenerate... |
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