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Lilian Delcourt - Serpentard

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Lilian Delcourt
Préfet-en-Chef, Serpentard, 3ème Année
Préfet-en-Chef, Serpentard, 3ème Année


TaureauSerpent
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Localisation : Au milieu des tensions.

MessageSujet: Lilian Delcourt - Serpentard   Ven 6 Oct - 23:01

Prénom : Lilian
Âge : 13 ans (12/04)
Sexe : masculin
Race : sorcier

Origines : Anglaises (d’anciennes racines françaises, altérées par deux générations, sont cependant à noter du côté paternel).

Fonction dans Poudlard:
Préfet de Serpentard, élève de 3e année.

Physique du personnage :
Décrire Lilian n’est pas une entreprise des plus facile, autant d’un point de vue physique que psychologique. Sur ce visage pâle, finement ciselé, souvent strié par quelques mèches couleur d’ébène, la palette d’expressions se renouvelle sans cesse. Il est impossible de prédire l'air qu'arboreront ses yeux d’un bleu profond et limpide, prolongés par la courbe de ses cils, en se posant sur vous. Généralement, les gens se souviennent d’un regard perçant, espiègle, respirant l’arrogance, pétillant de malice. Il s’agit en effet de celui qu’il adopte le plus fréquemment. Les expressions peuvent varier, cette lueur malicieuse demeure profondément encrée dans l’océan de ses prunelles. Ses moments de colère atténuent cependant leur intensité, révélant un regard plus dur, tranchant, peu engageant… Suivant ses vagues à l'âme, souvent causés par la solitude, ses yeux deviennent plus ternes et lui confèrent une expression proche de la lassitude... Archives d’un passé peu propice à l'épanouissement, témoins d’un présent qui ne correspond pas à ses attentes… Allez savoir…
Droit et aiguë, son nez appuie à la fois la finesse de ses traits physique et celle de son esprit… Juste au-dessous ses fines lèvres, légèrement rosées, aiment retenir l’attention en s’étirant afin d'offrir à leurs spectateurs des sourires équivoques, lourds d’ambiguïté... Souvent moqueurs, rarement complices, ils ponctuent régulièrement les répliques au vitriol du jeune garçon.

En nous penchant sur son allure générale, nous découvrons un adolescent normalement constitué, peu imposant par sa taille, tout juste assez épais pour ne pas paraître maigre et bénéficiant d'une musculature légère, obtenue grâce à la pratique de l'escrime. Son charisme n’en demeure pas moins impressionnant, mais, si son attitude désinvolte contribue à l’accentuer, elle lui ajoute un brin d’insolence, une touche de prétention, qui peut le rendre insupportable aux yeux de certains. Sa démarche trop assurée, le port altier de sa tête ne sont pas là pour encourager les faveurs de ceux qui ont coutume de dédaigner les êtres aux tendances narcissiques et méprisantes…
Style vestimentaire : Le jeune homme ne se distinguera pas par son excentricité. Il aime rester "classe" et se satisfera d'un jean noir et d'une chemise noire ,ou blanche – il ne porte pas les couleurs en affection. Cependant, l'agencement de sa chemise souligne son côté provocateur et "je m'en foutiste". S'il fait l'effort d'en attacher les boutons, ils ne le seront souvent qu'au milieu. Sa cravate, ce petit détail dans l’uniforme, n’est jamais nouée et pend négligemment autour de son cou. Un effet désinvolte très calculé…


Caractère/Psychologie du personnage :
Lilian est un personnage complexe et particulièrement insaisissable. Un jour amical, l'autre hostile, sardonique, acrimonieux, rêveur, joueur, ou tout simplement indifférent … Malgré cette diversité, le jeune homme se distingue surtout par sa malice cruelle qui, mise au service d’un esprit vif et caustique qui lui permet d’enchaîner les sarcasmes avec une aisance et une verve peu commune. Sous une ironie bien maîtrisée, les critiques sont dures et impitoyables. Lilian aime se moquer. Rire des autres à leurs dépends. Autant trouver une utilité aux imbéciles qui peuplent ce monde n'est ce pas ? Un égotiste démesuré combiné à une incroyable mauvaise foi lui permet de justifier tous ses actes. Parfaitement imperméable aux remords, il ne lui arrivera jamais de regretter ses invectives. Aussi aberrant que cela puisse paraître, il ne prend pas vraiment conscience du mal qu’il peut causer et, de fait, il n’est pas rare de le voir aborder pacifiquement celui ou celle qu'il a fait pleurer la veille... Les malheurs de la « plèbe » sont bien le cadet de ses soucis : Il ne pense qu’à lui, les autres sont des jouets qu’il prend et jette selon son bon vouloir… Il joue avec leurs sentiments, il joue à séduire, ... et fait souvent preuve d’un sans gêne incroyable, d'un irrespect insultant. Exempt de timidité, et particulièrement disert, il peut se montrer familier avec le premier venu. Comme un enfant, Lilian ne dresse jamais de barrière physique entre lui et les gens…Les dérouter et susciter leur gêne l'amuse…

Seul, il paraît calme et sérieux. Apparence relativement trompeuse car celui qui éveillera par mégarde sa malice risque, soit de le regretter amèrement, soit de se distraire follement. Tout dépendra de son caractère… Les piques de Lilian varient en fonction de l’estime qu’il accorde à son interlocuteur. S’il le juge stupide, cas le plus fréquent disons le tout de suite, il se montrera particulièrement détestable mais, s’il lui laisse une bonne impression, il s’exprimera dans une ironie taquine à l’issue de laquelle son interlocuteur pourra peut-être espérer entretenir une conversation plus « constructive ». Le tout est de ne pas entrer dans son « jeu »… Malheureusement, il semblerait que le jeune garçon préfère entretenir des relations superficielles. Il se complaît dans les joutes verbales qui, outre le fait de le distraire, lui permettent de garder ses distances et d’exprimer implicitement l’intérêt qu’il porte à certaines personnes… Triste est de constater que le jeune garçon ne sait pas exorciser ses sentiments autrement… S’attacher aux autres et le leur montrer lui fait horreur, ou peut-être peur… Ce n’est pas pour rien s’il a tendance a faire preuve d’une brutalité détestable, plus verbale que physique, envers ceux qu’il apprécie le plus… Pourtant, Lilian aime plaire, dominer et susciter l’admiration de ses semblables. Il ne se sent exister qu'à travers leurs regards. La solitude absolue est sans conteste son pire cauchemar.

D'un caractère irritable et définitivement égocentrique, le jeune homme ne supporte pas la contradiction. Buté et fier, il refuse toujourst d'obéir à un ordre donné. Par pure provocation, il fera systématiquement le contraire de ce que l'on attend de lui… Pour obtenir son aide, il faut y aller à tâtons, se débrouiller pour lui laisser croire que toutes les décisions viennent de lui. Seuls ceux qui le connaissent bien ou qui s'avèrent particulièrement habiles peuvent s'attendre à un résultat convaincant. Très calculateur, Lilian n’agit jamais sans réfléchir sauf s’il est sous le coup de la colère. Il serait surprenant de le voir aider gratuitement quelqu'un... Cependant, il faut s'attendre à tout de la part du jeune garçon... Mais, comme passer pour "gentil" semble lui déplaire, il trouvera toujours une bonne excuse pour se justifier et faire d’une bonne action, un acte méprisable… Attitude incompréhensible si l’on considère qu’il préfère entretenir la haine que lui vouent les autres plutôt que gagner leur reconnaissance. Cela laisse néanmoins à supposer qu’il n’est pas aussi mauvais qu’il le laisse croire…

La franchise ne fait pas partie de ses qualités: Lilian n'est franc que lorsque ça l'arrange, c’est à dire, pour tourner les autres en dérision, ou sur un coup de tête... Il lui arrive de complimenter son interlocuteur sans raison apparente. Ces manifestations sont très rares et surprennent tant qu’on les prend rarement au sérieux, d’autant plus qu’elles sont souvent lancées de façon anodine dans la conversation. Cette façon de procéder signifie clairement que, même si Lilian s’accorde parfois quelques aimables paroles, il préfère qu’elles ne soient pas relevées… Finalement, est-il détestable en tous points ou possède-t-il un bon fond ? Impossible à dire. Contradictoire jusqu’au bout, Lilian est du genre à aider ceux qui le détestent et à tromper la confiance de ceux qui l’apprécient… Puis les rôles s’inversent, et le même schéma se reproduit… Un combat sans fin entre deux caractères qui s’opposent et qui constituent la personnalité déroutante du jeune garçon…

Famille:
Bien qu'une largue branche de la famille se soit établie en Angleterre au cours du siècle dernier, Nous savons que les Delcourt puisent leurs origines en France, en revanche, l'origine de leur richesse a probablement été puisée dans une source illégale… Marché noir peut être…
Père : Armand Delcourt. Hormis quelques dossiers, tel que sa fiche de scolarité à Poudlard dans la maison des sagaces Serpentards, son identité demeure un mystère. Ceux qu'il a côtoyé avant son étrange disparition (survenue dans l'année de ses 28 ans) se souviennent vaguement de son nom, de son visage. L'essence de sa personnalité s'est manifestement dissoute de chaque mémoire… Ses activités n’étaient pas très claires, nous savons cependant qu’il s’intéressait de près à la magie noire.
Mère : Artémise Harker. Cette jeune femme de sang mêlé a mené de très brillantes études dans la noble maison de Serdaigle. Elle a gardé peu d'amis de cette époque puisqu'elle ne s'attardait que sur ceux qu'elle jugeait digne d'intérêt, un groupe réduit en somme. Malgré son caractère "sélectif", elle laissa l'image d'une femme aimable mais assez inaccessible. Elle disparut peu de temps après son compagnon à l'âge de 23 ans.
Frères et/ou soeurs : Aucun
Situation familiale : Officiellement orphelin, Lilian est sous la tutelle d'une gouvernante qui néglige son éducation. Il cohabite avec son cousin éloigné, Nathanaël Delcourt depuis l'été de ses douze ans.

Histoire:

Lilian aurait pu connaître une enfance heureuse. Après tout, qui ne rêverait pas de loger dans un château entouré de domestiques et élevé par deux parents qui s'aiment profondément ? Lorsque notre petit garçon vint au monde, tous ces éléments étaient réunis laissant présager de joyeuses et belles années… Et pourtant… Quelques mois plus tard ses géniteurs se volatilisèrent mystérieusement…
C’est sa grand mère maternelle, accueillie dans la demeure par sa fille qui refusait de l'abandonner dans une maison de retraite, qui le prit sous sa garde afin de lui épargner l’orphelinat. Aucun lien affectif ne s'établit entre eux. Aux yeux de l’enfant, il s’agissait juste d’une femme sénile, à l'esprit embrumé par la vieillesse, qui lui apportait tout ce qu’il désirait pour autant qu’il la câline un peu… Ainsi, les premières années de son existence s’écoulèrent paisiblement, dans ce vaste château où tout sentiment d'amour avait disparu aussi tristement que ses habitants. Le petit garçon en souffrait et ce manque d’amour inexprimé se traduisait par quelques penchants destructeurs qui le poussaient à briser les objets accessibles à ses petites mains. Parfois, il en venait même à se blesser volontairement dans l’espoir d’attirer l’attention sur lui. Personne ne fut capable de combler ne serait-ce qu’une parcelle du vide qui se creusait en lui. Sa grand-mère ne le disputait même pas. Ses "bêtises" étaient mises sur le compte de la maladresse… C’était tellement plus facile…
Les quatre années qui suivirent vinrent à bout de la vieille femme. A l'aube des ses cinq ans, elle s'éteignit. L’enfant fut le premier à la découvrir, froide et inerte dans son lit. Elle ne se réveillerait plus, il le savait et n'en fut guère peiné. Sa mort le laissa aussi indifférent que sa présence.
Le décès de sa grand mère annonça la venue d’une gouvernante… Une femme sévère, sèche, dédaigneuse, détestable sur tous les points, qui mit un terme à sa quête d’affection… Elle lui inspira aussitôt un dégoût profond et ce fut réciproque. Le courant ne passa pas. Cette femme se posa en maître dans le domaine et les années d’insouciances qui s’offraient à Lilian s’envolèrent.

Durant les brèves années de son règne, l’occupation principale de sa gouvernante consistait en un espionnage quasi-permanent dont le but ultime, et futile, était de le prendre en flagrant délit pour le punir. En vain. Lilian entretenait soigneusement son image d’enfant sage même si, pour cela, il devait faire des sacrifices. Très tôt, toute forme de jeu fut abandonnée, il ne pouvait plus se mêler aux enfants de son âge au risque de rentrer sali, blessé ou encore de casser quelque chose… Ces accidents mineurs survenaient trop régulièrement lorsque des petits se retrouvaient, et il refusait d’offrir une victoire si facile à son « bourreau ». Ses occupations s’en trouvèrent restreintes. Il passait ses journées à lire ou à attendre la venue de son précepteur en détaillant les motifs des vieilles tapisseries qui ornaient les murs de son bureau. Puis il apprenait sans enthousiasme ses leçons et cherchait accessoirement ses livres scolaires qui « s’égaraient » dans la demeure, comme si quelqu’un désirait empêcher ses études…
Exaspérée par cette passivité, sa tutrice engagea un professeur de piano pour lui apporter une nouvelle distraction. Attention hypocrite, Lilian n’était pas dupe. Cet instrument ne lui plaisait pas et il savait que l’apprentissage serait des plus rigoureux. Sa gouvernante avait enfin trouvé Le moyen de lui imposer sa discipline. De suite, la barre fut mise très haute. Elle l’obligeait à jouer des heures sans interruption, se plaçant derrière son siège et lui assenant de violents coups sur la tête à l’aide d’une règle en fer dès qu'une fausse note résonnait sous ses doigts. La fatigue venant, les capacités de l'enfant s’amenuisaient et les coups pleuvaient. De minces filets de sang s’écoulaient parfois le long de son front, mais il ne se plaignait pas… S’il osait interpréter un morceau à la perfection, la cruelle femme lui tapait sur les doigts, prétextant qu’il n’allait pas assez vite. Le cauchemar continuait. Ensuite, il fallait réciter les leçons. Elle en jubilait d’avance. A quoi bon connaître ses cours par cœur lorsque vous souffrez d’une terrible migraine et que la fatigue vous assaille ? Des minutes entières pour se souvenir d’un simple mot… Les ricanement narquois de sa tutrice troublaient régulièrement sa concentration, blessaient son amour-propre. A quoi bon se rebiffer ? Du haut de sept ans, il ne pouvait rivaliser avec une adulte… Alors, il se taisait, laissait la femme lui lancer quelques piques, regagnait sa chambre et étanchait des larmes de douleur silencieuses dans ses draps qui se retrouvaient maculés de sang…
D’autres traitements tout aussi « charmants » lui étaient réservés. Avez-vous déjà essayé d’écrire avec un stylo en fer chauffé à blanc ? Lilian pourra vous garantir que cela fait très mal… Outre ces « épreuves », la gouvernante l’emmenait promener quotidiennement, respectant fidèlement les mêmes horaires et le même trajet. Une sortie parfaite pour un chien… S’il pleuvait, interdiction de s’abriter sous le parapluie. Étrangement, ses manteaux disparaissaient souvent aux périodes les plus froides de l’année…Lilian grandit seul. La souffrance et l’ennui accompagnaient ses journées. Il s’y accommoda ; parce qu’il était buté et fier, parce qu'il savait qu'un jour, la situation tournerait en sa faveur. Sa tutrice le sous-estimait, elle le regretterait.


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Lilian Delcourt
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MessageSujet: Re: Lilian Delcourt - Serpentard   Ven 6 Oct - 23:02

Deux années passèrent. La solitude se faisait de plus en plus pesante, surtout lorsque des rires d’enfants s’élevaient aux abords du parc qui entourait le château Delcourt. Des gamins curieux s’approchaient parfois des grilles et observaient l'imposant bâtiment avec envie. Voir des nouveaux visages, se changer les idées. Deux besoin qui poussèrent Lilian à s’approcher de ces êtres candides. Il ne comprenait pas leurs jeux mais, il ne voulait plus être seul. Afin de les attirer près de lui, il inventa toutes sortes d’histoires inspirées de ses propres lectures, en prétendant qu’il s’agissait de faits réels. Les enfants restaient suspendus à ses lèvres et ils le quittaient toujours l’esprit bouleversé. Ceci n’avait rien de surprenant car Lilian ne gaspillait pas sa salive dans des récits dignes de contes de fées. L’univers qu’il créait était peuplé de meurtres, de disparitions inexpliquées, d’esprits possédés, de spectres, … Il riait de la peur qui se peignait sur le visage de ses auditeurs, ce qui ne les empêchait pas de revenir l’écouter le lendemain. L’horreur a quelque chose d’attrayant en soi et certains se permettaient même d'ajouter des détails glauques à ses histoires pour impressionner les autres. Une façon de se donner de l'importance dans l'esprit étriqué d'un enfant.
Puis, quelques drames survinrent. Une petite fille tua son chat : il était noir. Un autre bambin tenta de mettre le feu à sa maison : elle était hantée. D’autres refusaient de sortir sans porter une gousse d’ail autour du cou : un vampire rôdait près de leurs villages. Lilian s’amusait cruellement. Toute la méchanceté de sa gouvernante retombait indirectement sur ses pauvres camarades.

Au bout de quelques mois cependant, cette distraction le lassa. Elle ne lui apportait rien. Une nouvelle idée germa dans son esprit lorsque trois fillettes étalèrent leur petite fortune, composée de quelques pièces de monnaie, devant lui. Dans sa situation présente, l’argent ne lui servait à rien. Néanmoins, il s’agissait d’un interdit établi par la femme qui l’élevait et la perspective de lui désobéir l’enchantait. Les familles aisées ne manquaient pas aux alentours, il fallait qu’il en tire un bénéfice… ça l’occuperait. Pour mettre à bien ses nouveaux desseins, qui consistaient à voler l'argent des enfants pour les dominer plus facilement, il devait sortir. Discuter bien sagement derrière les grilles du portail ne lui convenait plus. Une seconde règle serait enfreinte… Ses fuites furent de plus en plus fréquentes. Quelques gamins se joignirent à son jeu, puisqu’il le présentait comme tel. Lilian, quand à lui, avait besoin de complices pour effectuer ses petits larcins car, si une victime venait à parler, ils lui apporteraient une excellente couverture. Accuser ses compagnons ne le dérangeait absolument pas. Il faisait sa petite loi aux environs du château et cela lui procurait une nouvelle occupation tout aussi distrayante que satisfaisante.

Il prenait goût à la liberté. Ses escapades s’étendaient parfois sur plusieurs jours. Passer la nuit dehors ne l'effrayait pas. La quiétude vespérale le rassurait et, de toute manière, sa tutrice ne s’inquiétait pas. Elle savait qu’il rentrerait lorsque la faim le saisirait et que ses nuit à la belle étoile le lasseraient… Néanmoins, ce « non respect » des lois attisait considérablement sa colère. Ainsi, dès qu’il revenait, Lilian devait endurer une sévère correction. Il connaissait la règle et ne la craignait pas. La femme aimait se défouler sur lui et les coups réguliers qu'elle lui infligea à cette époque s’imprimèrent définitivement sur sa peau... La douleur ne l’effrayait pas, tout comme les menaces. Et, dès que ses blessures ne le lançaient plus, il disparaissait à nouveau. Ses fugues tenaient de la provocation. A force de subir les colères de sa gouvernante, Lilian parvint enfin à obtenir ce qu’il désirait. Elle le laissa complètement tranquille, reconnaissant son échec. Pour la peine elle ne s’occupa plus du tout de lui et il ne s’en plaignait pas. A huit ans le jeune garçon se retrouvait totalement livré à lui-même et il savourait pleinement de ce sentiment de triomphe et de liberté.

Lorsqu'il eut neuf ans, sa gouvernante démissionna. Comble du ravissement, ce fut une femme bien plus jeune, trente ans tout au plus, très douce, et dépourvue d’autorité, qui lui succéda. Lilian cerna rapidement le personnage et tira profit de sa naïveté en adoptant le rôle du pauvre orphelin maltraité et incompris pour l'attendrir. Cette comédie établie, sa tutrice se soumit docilement à ses caprices. Cependant ; tout était trop parfait pour durer. La jeune femme prit ses aises dans la maison et se permit d’inviter régulièrement ses connaissances. Bientôt, une flopée de femmes aussi ingénues qu’elle vint envahir quotidiennement la demeure. Toutes éprouvaient une incompréhensible satisfaction en se perdant dans des conversations futiles,généreusement alimentées par les derniers ragots du voisinage. Lilian avait beau s’enfermer dans sa chambre, leurs rires perçants, bruyants et fréquent lui vrillaient les tympans. Pour se « consoler », il repensait à ses années de « martyr » et reconnaissait avoir connu pire…
Puis, ce fut au tour du vieux majordome qui était au service de la famille avant sa naissance de prendre sa retraite. Sa gouvernante engagea une jeune femme de dix-huit ans au physique très attrayant. Pas beaucoup plus futée que sa collègue, elle ne se faisait pas prier pour participer activement aux conversations de ces dames. En quelques mois, le petit personnel du manoir se renouvela complètement. Passé une cohabitation pénible avec deux vieillards secs et antipathiques, Lilian se retrouvait entouré de deux femmes douces et attentionnées. Malgré tout, il se sentait toujours très seul. Il s’interrogeait de plus en plus fréquemment sur ses parents. Qui étaient-ils vraiment ? Comment expliquer leur disparition ? Et si ils l’avaient tout simplement abandonné ? Cette perspective lui déplaisait. Pas besoin de connaître la vérité pour les détester, ils n’avaient pas été là pour lui… Il songeait à tous ces enfants qu’il tourmentait auparavant… Finalement, sa méchanceté gratuite avait été convoquée par la jalousie… Il possédait peut être plus de richesses qu’eux, mais eux, il avaient une famille…
Avant de recevoir une lettre pour Poudlard, Lilian ignorait tout de la magie. Cela signifiait-il que ses parents avaient été des sorciers ? L’étendue de son ignorance sur ses géniteurs lui apparue très douloureusement…

Première année :

Les premiers mois à Poudlard furent difficiles pour Lilian. Avec "l'arrivée des deux femmes dans sa vie" Il avait perdu l'habitude de sortir. L'argent n'étant plus un problème, il n'avait plus besoin de fréquenter les enfants de son âge… Ainsi, il se renferma dans la lecture jusqu'à son entrée au collège. Ayant perdu l'habitude de côtoyer des gens et n'ayant jamais connu la vie en communauté, il s'habitua difficilement à l'établissement. Ses premiers contacts avec les élèves furent mauvais. Il ne voulait pas être là, mêlé à tous ces inconnus, emporté dans un univers qu’il ne connaissait pas. Sa famille appartenait-elle au monde des sorciers ? Constatant que l'on pouvait réserver un certain mépris aux enfants issus de familles moldues, Lilian préféra garder ses distances avec les autres élèves. Mieux valait qu’on ne s’intéresse pas à lui. Pas tant qu’il ne serait pas sûr de ses origines. Il devait combler ses lacunes s’il ne voulait pas passer pour un "sang de bourbe". Sa fierté mal placée ne l’aurait pas supportée… Les mois passèrent puis, après avoir emmagasiné suffisamment de connaissances, Lilian retrouva son assurance d’antan et son don pour la manipulation ou, comme il préfère, le dire pour la "séduction". Gagner la confiance de ses camarades, puis la briser sous le coup d’une pique bien aiguisée, lui procurait une nouvelle distraction. Et si quelques jeunes filles succombèrent à ses charmes, elles furent rapidement délaissées. Une relation à long terme ne l’intéresse pas, son esprit trop volage ne le lui permet pas. Finalement, la vie à Poudlard lui plaisait. Ici, on ne s’intéressait pas à lui parce que c’était « l’enfant du grand château », mais pour sa propre personne. Il existait. Enfin.

Durant l'intervalle qui séparait sa première année de sa seconde, Lilian fit la connaissance d'un certain Nathanaël, un supposé "cousin éloigné". Deuxième membre de sa famille qu'il se découvrait après sa grand mère. Cette nouvelle le contraria. Pourquoi ce prétendu « cousin » ne s’était-il pas manifesté avant ? Parce que sa famille n'avait pas eu besoin de lui avant. Eh oui, le père de ce jeune garçon était un peu trop occupé pour veiller sur son enfant. L'envoyer passer l'été chez un "proche éloigné" qui vivait seul dans une vaste demeure était bien pratique. Nathanaël n'y pouvait rien mais Lilian lui voua une certaine rancœur. Il l’accepta difficilement puis, le toléra au fil du temps, ce qui ne l'empêchait pas de lui jouer quelques tours peu amicaux pour… « plaisanter ». Prétexte peu crédible… Pourtant, malgré cette mésentente apparente, malgré l'opposition parfaite de leurs caractères, un lien s'établit entre les deux garçons. Un lien fragile, qui peine à se consolider en raison du jeu cruel du « je te jette, je te reprends » auquel s’adonne Lilian. Doit-il céder à son envie première et se rapprocher de lui ou l'évincer ?S 'il sait exprimer son affection par les gestes, il n'en va pas de même pour les paroles, malheureusement.
Après quelques fouilles au grenier, dont l'ouverture était protégée par un sortilège assez basique, il pu découvrir l’identité de ses parents au travers de documents et de photos… Cependant, les longues heures passées à examiner les vestiges laissés par sa famille ne furent pas très fructueuses. Ses géniteurs avaient laissé peu de traces écrites. Un tri précis avait sans doute été fait avant leur disparition et Lilian en déduisit avec colère que rien n'avait été laissé à sa disposition au hasard. Si certaines personnes semblent se souvenir de sa mère, un mystère total plane sur son père. Un inconnu pour tous… Pourtant, les documents sont là pour prouver qu'il a passé sa scolarité à Poudlard, et la majorité de sa vie au château. Si d'autres auraient mené une enquête plus approfondie, le jeune garçon a préféré laisser ces questions en suspend. La vérité ne doit pas être des plus agréable à entendre et finalement, a-t-il vraiment besoin de "savoir" ? Jusqu'à présent, c'est son ignorance, et la frustration qui en a découlé, qui lui ont permis d'avancer. Une révélation malvenue et redoutée pourrait avoir l'effet inverse…

Deuxième année :
Année paisible, marquée par la réussite. Hissé au rang de préfet de serpentard, Lilian gagna en assurance et en arrogance. Il sut éviter les ennuis et obtenir des notes plus que raisonnables dans chaque matière. Une complicité étroite, mais fragile, se noua entre Delilah MacTague, serpentarde de son année, et lui. Ensemble, ils formaient un duo impitoyable. Lorsqu'il s'agissait de s'en prendre à quelqu'un les sarcasmes de l'un trouvaient toujours l'appui de l'autre. Une estime mutuelle les réunissait bien plus qu'une affection véritable. Cependant, l'arrivée impromptue d'un animagus corbeau entre eux au milieu de l'année scolaire laisse à penser que leurs destins sont liés. Aucun des deux ne semble prêt à l'accepter.
Une relation amoureuse semble se tisser entre Nathanaël et lui. Mais, même s'il a fini par montrer au poufsouffle qu'il ne lui était pas indifférent, il n'est pas près à l'assumer et passe des concessions aux sarcasmes. De meilleures dispositions lui ont néanmoins permis d'accepter de partir en vacances cet été avec lui.


Baguette : 27 ;5 cm , bois d’ébène, une griffe de chimère

Animal: Une chauve-souris grande roussette, ou renard volant, lui tient lieu de hibou depuis quelques temps. Pour tout dire, il ne porte pas beaucoup dans son coeur les oiseaux nocturnes qui servent de messagers aux sorciers.

Signes distinctifs: Hormis un certain nombre de cicatrices, persistantes mais peu remarquables puisqu’à moitié résorbées avec le temps, peu d’autres choses sont à relever.


Dernière édition par le Jeu 2 Aoû - 22:24, édité 2 fois
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Willy Belacka
Elève et Capitaine de l'équipe de Gryffondor, 3ème année
Elève et Capitaine de l'équipe de Gryffondor, 3ème année


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Feuille de personnage
Points de vol:
25/100  (25/100)

MessageSujet: Re: Lilian Delcourt - Serpentard   Ven 6 Oct - 23:40

Fiche acceptée et bon jeu =^_^=
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~Mes RPs~





~Tel un Phœnix qui renaît de ses cendres~
~Le jeune Gardien surmontera tous les obstacles~
~Pour aider ceux qui sont dans le besoins.~

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Lilian Delcourt
Préfet-en-Chef, Serpentard, 3ème Année
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TaureauSerpent
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MessageSujet: Re: Lilian Delcourt - Serpentard   Jeu 2 Aoû - 22:31

Voilà, c'est édité Wink
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A man against sexual freedom is a degenerate...
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Lilian Delcourt - Serpentard

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