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| | Rendez-vous avec le grand méchant loup | |
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Anna Dark Préfete-en-Chef, Serdaigle, 3ème Année


  Age : 18 Inscrit le : 05 Oct 2006 Messages : 359 Localisation : Sortie de Paris (France) Feuille de personnage Points de vol:
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| Sujet: Rendez-vous avec le grand méchant loup Ven 26 Oct - 17:19 | |
| De petits coups secs résonnèrent jusque dans le couloir, trahissant la présence d'une certaine personne dans la salle de soutien. Et cette personne n'était autre que la jeune Anna, assise à une table au milieu de la pièce, laissant librement ses doigts toquer le bois durci du bureau. Son autre main quant à elle soutenait son pâle visage dont la blancheur contrastait avec l'extrême noirceur de ses cheveux qui venaient échouer devant ses épaules, dépendants de chacun de ses mouvements. La jeune fille arborait fièrement l'uniforme des Serdaigle sur lequel, à côté du blason bleu et argent, venait prestement scintiller un insigne où était gravé "préfète en chef". L'idée de se rendre intéressante grâce à lui ne lui avait pas même effleuré l'esprit, mais elle jugeait à présent nécessaire d'afficher son titre puisque de toute manière le directeur en avait fait l'annonce lors du banquet. Et c'était d'ailleurs pour discuter de ce nouveau poste que la jeune anglaise avait demandé à Lilian Delcourt de venir la voir. La simple pensée de se retrouver seule en face à face avec son nouveau collègue ne l'enchantait pas plus que de plonger dans une piscine remplie de requins mais elle voulait à tout prix mettre au clair les objectifs à fixer pour cette nouvelle année ainsi que les rondes nocturnes à effectuer, ce qui, elle s'en doutait déjà, ne plairait sûrement pas au Serpentard. Mais elle prenait son rôle très à cœur, et ce depuis qu'elle s'était retrouver face à Kragen dans son bureau, se voyant annoncer la nouvelle en compagnie de Lilian. Ca avait été un choc pour elle qui ne s'attendait pas à autant de confiance de la part du directeur à son égard mais elle en était venue à la conclusion qu'elle était la plus âgée des préfètes et la suppléante de Selenna.
Les sons de ses doigts au contact de la table s'interrompirent tandis qu'elle tournait la page du livre qu'elle était en train de lire. Il s'agissait d'un ouvrage découvert dans la bibliothèque de la boutique de son oncle et qui expliquait les principes de la métamorphose. Bien entendu, il était en français, mais cela ne l'empêchait pas de comprendre ce qu'elle lisait, tout du moins de "répéter" inutilement ce qu'elle lisait, car pour elle cette matière restait floue et légèrement indéchiffrable. Pourtant, Anna ne décourageait pas à l'idée de s'améliorer, persuadée que lire plusieurs livres sur le sujet finirait par lui faire entrer tous ces principes complexes dans la tête. Et puis elle ne pouvait pas se permettre de négliger ses résultats, surtout en constatant que la métamorphose faisait chuter ses notes. Non, sa famille était réputée pour être douée dans ce domaine et en particulier son père qui était un animagus répertorié, elle se devait de perpétuer la tradition, encore une fois. En ce qui concernait ses autres matières, elle se débrouillait plutôt bien, mais se méfiait toujours de la venue d'une nouvelle lacune même si elle n'avait pas perdu son don pour la divination. Elle ne comptait toujours pas reprendre ce cours depuis que Myelle Beehive l'avait quitté, elle ne pensait pas qu'un autre professeur puisse rendre le sujet intéressant aussi bien que la Canadienne et encore moins un homme, car il était bien connu que la divination ou le don du troisième œil était un caractère propre au sexe féminin. Cela lui donnerait du temps en plus pour se consacrer à ses études et son rôle de préfète en chef.
Anna releva ses iris sarcelles en direction de la porte à la recherche du moindre signe de l'arrivé de son camarade. Pourtant la salle restait déserte sans aucun bruit pour venir troubler le silence oppressant qui s'était installé. La Serdaigle se racla la gorge et se replongea dans son étude de la métamorphose mais le calme revint aussitôt, ne laissant transparaître aucun son depuis les salles environnantes. L'atmosphère devenait inquiétante à Poudlard, surtout après l'annonce faite par le Choixpeau lors du banquet de répartition. Que voulait-il dire par "une ombre a déjà prit place dans cette école"? Certes certaines personnes restaient étranges voir mystérieuses comme la plupart des Serpentard mais rien de nouveau ne semblait se proliférer à l'horizon. Et encore plus étrange et angoissant était l'énigme de Slazar Serpentard, qu'avait-il créé? Et avec qui? Tout cela n'indiquait rien qui vaille, et Anna n'avait cessé de tourner et retourner cette énigme dans sa tête afin d'en tirer une conclusion. Hélas elle n'avait pas gagné le concours l'an passé et par conséquent n'était pas la plus apte à s'occuper de ce détail, elle devrait donc en parler à quelqu'un, mais qui? En tout cas, elle appliquait à la lettre les conseille de Rowenna Serdaigle et s'était renseigné à la bibliothèque sur tous les sorts de défense possibles et inimaginables. Il ne fallait pas oublier que la recherche était son point fort et en particulier les sortilèges qu'elle parvenait à maîtriser avec plus de facilité que n'importe quel autre domaine. Elle sursauta lorsque des bruits de pas se firent entendre dans le couloir, et glissa sa main au niveau de sa jupe pour en sortir sa baguette. (demandez pas comment c'est une sorcière! :p) Elle dissimula un parchemin sous son livre et resta droite, le regard fixé sur la porte d'entrée, prête à accueillir quoi que ce soit. _________________
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|  | | Lilian Delcourt Préfet-en-Chef, Serpentard, 3ème Année


  Age : 19 Inscrit le : 06 Oct 2006 Messages : 428 Localisation : Au milieu des tensions.
| Sujet: Re: Rendez-vous avec le grand méchant loup Ven 2 Nov - 1:55 | |
| Poudlard, un monde à part, un microcosme agité par d'éternelles guerres de clan. Poudlard est bien plus qu'une école. Poudlard est un royaume où cohabitent quatre peuples qui s'épient et s'affrontent. A leur tête, deux guides, deux seigneurs et, en haut de l'échelle, le roi, la reine ; le préfet et la préfète en chef. Ainsi se composait la hiérarchie des élèves. Au sein de ce monde adolescent, cette hiérarchie seule importait. Les professeurs ? Ils étaient semblables aux dieux, juges tantôt justes, tantôt injustes selon ceux qui obtenaient leurs faveurs. S'ils ont l'autorité, leur emprise est faible. Que savent-ils des complots, des règlements de comptes, des lynchages collectifs ? Les nouvelles arrivent souvent trop tard. Quand elles arrivent... Douce époque que celle du collège ! Une poussière d'univers est si grande aux yeux d'un gamin de treize ans dont les ambitions, les défaites et les victoires sont entièrement tournées vers la société scolaire. Le monde du dehors s'efface quand on est à Poudlard, à l'aube de notre gloire future, à l'apogée de notre gloire présente. L'autre extrême, plus évidente, ne nous intéresse pas. Les perdants n'ont pas d'histoire.
Cette année marquait la consécration de Lilian Delcourt, promu préfet-en-chef au grand dam de ses nombreux sujets... non-serpentards, évidemment. La nouvelle était tombée sans surprise, bien qu'il ne s'attendît pas à recevoir un si haut grade si tôt, ce n'était qu'un dû. Il était né pour régner, pour dominer. Sûr de sa valeur, il n'en avait jamais douté. Les élections, les curriculums vitae ne sont que les substituts tangibles de la sélection naturelle. Ne cherchez pas à contester, c'est écrit dans les gènes. Le pouvoir ne va pas à ceux qui le méritent mais à ceux qui en héritent. Et les autres me diriez vous ? Tous les préfets de l'établissement ne sont pas des Lilian Delcourt en puissance (dans quel cas la terre n'en aurait plus pour longtemps croyez moi). Regardez plutôt Nathanaël, l'improbable préfet des poufsouffles. Où était donc la carrure du dirigeant ? Même un chien n'en voudrait pas pour maître. Dans leur grande indulgence, les professeurs optaient parfois pour les plus sages, ces bons élèves qui, une fois jetés dans le Grand monde perdaient tous leurs talents, afin de leur offrire quelques années lumineuses, les seules de leur existence. Anna Dark, sa collègue,entrait probablement dans cette catégorie. Lilian la connaissait peu, mais elle n'avait jamais cherché à se détacher de la masse et une humilité stupide l'avait conduit à cacher son nouveau badge à la cérémonie de répartition, comme si l'honneur qu'on lui faisait la mettait au bord de l'avanie...
La jeune fille prenait cependant son rôle bien plus au sérieux que Lilian qui s'ennorgueillait du titre et négligeait ses devoirs. Elle avait été jusqu'à l'arrêter à la fin du déjeuner pour lui donner rendez-vous dans une salle de classe afin qu'ils « discutent de leur nouveaux postes », chose qu'il n'aurait jamais songer à faire et qul lui semblait bien inutile. De quoi pourraient-ils bien parler et, surtout, qu'est ce que ça pourrait Lui apporter ? N'avait-il pas mieux à faire à la fin de sa journée ? Il fallait vraiment être désespéré pour se réjouir à l'idée de passer son précieux temps libre enfermé avec une Serdaigle bien décidée à vous imposer un discour moralisateur à souhait. Anna était pourtant la plus à plaindre, sans anticiper sur les difficultés que sa confrontation avec le Serpentard n'allaient pas tarder à lui faire rencontrer, elle risquait d'avoir une mauvaise surprise à la fin d'une entrevue qui, selon une rumeur galopante, n'avait rien de « professionnel ». Je vous laisse en deviner la source... Qu'avait-il dit ? Oh trois fois rien... Il avait juste déclaré aux pires commères de sa maison qu'il avait « rendez-vous avec Anna Dark dans une salle déserte ». En somme, il n'avait dit que la vérité, même si quelques précisions s'imposaient... Ce n'était là qu'une petite malice, une sorte de revanche. Il fallait s'y attendre. N'invite pas Lilian Delcourt qui le veut, Surtout pour le mettre face à ses responsabilités. Quelle idée !
Evidemment, il s'en était fallu de peu pour que le Serpentard ne se présente pas au rendez-vous. Il avait songé à laisser Anna en plan, encouragé par ceux qui contribuaient à répandre la rumeur, mais il ne l'avait pas fait. La considération n'y était pour rien. Lilian se doutait que la jeune fille le convoquerait à nouveau et, en examinant bien sa proposition, il était dans son intérêt de connaître ses objectifs, même s'il ne comptait pas les appliquer. L'étrange déclaration du choixpeau changeait aussi la donne. Peut-être comptait-elle aborder cette sombre affaire qui était au centre des conversations depuis la rentrée... Sait-on jamais. Ce qu'elle pouvait lui dire l'intrigait et si le contenu de ses propos n'arrivaient pas à retenir son attention, il connaissait la sortie et il ne se gênerait pas. Ce ne serait jamais que quelques minutes de perdues... Et des minutes, il en avait laissé couler en s'attardant dans les couloirs dès qu'il croisait une connaissance, à qui il ne manquait pas d'indiquer sa destination – c'est que les rendez-vous de Lilian sont rarement innocents –, et en s'amusant des imprudences des premières années... Par exemple, quelques classes avant celle où il était attendu, un première année de gryffondor l'avait devancé en courant. « On ne court pas dans les couloirs ! » avait-il déclaré d'une voix chantante en ouvrant d'un coup de baguette la porte de la salle devant laquelle il passait. Le pauvre gamin se l'était pris de plein fouet et en était resté sonné. La violence du choc avait raisonné dans tout le couloir. Sans de soucier du mal qu'il venait de causer, le Serpentard enjamba le jeune garçon au front déjà bien marqué, qui dans sa hâte n'avait probablement pas eut le temps de l'identifier, et ouvrit la porte qui lui révèlerait la préfète en chef. Celle-ci, allertée par le bruit l'attendait, sur ses gardes, baguette en main. Ni une, ni deux Lilian pointa sa baguette, qu'il n'avait pas encore rangé, sur elle et lui lança un léger sort de désarmement. La baguette d'Anna fit un saut en arrière pour atterir quelques mètres plus loin tandis qu'il s'exclamait dans un ton accusateur hautement théâtral :
- Ainsi des feux criminels consumaient votre coeur ! - Il s'approcha en la menaçant toujours de sa baguette et alla s'assoie sur une table, face à la jeune fille, en posant ses pieds sur une chaise. Faussement navré il poursuivit : - Et dire que je m'attendais naïvement à un entretient pacifique... Quelle lamentable conspiration Anna Dark. L'idée de partager le pouvoir te déplairait-elle tant ? - Une étincelle de malice traversa son regard turquin et il fit tourner sa baguette dans ses doigts avec désinvolture. - Ce n'est pas que cette division m'enchante mais... je n'aurais jamais songé à employer de telles extrémités...
Ses lèvres s'arquèrent d'un sourire en coin. _________________ => [Sujets en cours]
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Dernière édition par le Sam 10 Nov - 1:03, édité 2 fois |
|  | | Anna Dark Préfete-en-Chef, Serdaigle, 3ème Année


  Age : 18 Inscrit le : 05 Oct 2006 Messages : 359 Localisation : Sortie de Paris (France) Feuille de personnage Points de vol:
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| Sujet: Re: Rendez-vous avec le grand méchant loup Sam 3 Nov - 12:51 | |
| Lorsque Anna reconnut Lilian sous l’embrasure de la porte elle abaissa sa baguette sans pour autant la ranger. Pendant bref instant elle s’était imaginé une sorte de mangemort, comme ceux étudiés en histoire de la magie, surgir de derrière la porte et lui lancer un sortilège impardonnable. Elle soupira silencieusement en sentant la pression retomber et s’insulta intérieurement d’avoir était aussi stupide. Qu’est-ce qu’un « mangemort », normalement tous disparus, viendrait faire à Poudlard et surtout pourquoi l’attaquerait-il ? La mise en garde du Choixpeau la mettait dans tous ses états, il fallait à tout prix qu’elle se reprenne. Mais Lilian profita de son inattention pour la désarmer et envoyer sa baguette voler à quelques mètres derrière elle. Surprise elle sursauta et observa son collègue s’avancer dans sa direction et faire de « l’humour » en prétendant qu’elle essayait de l’éliminer pour se garder le « pouvoir » à elle seule. Il s’installa en face d’elle sans pour autant abaisser sa baguette qu’elle repoussa d’un léger geste de la main. Certes elle avait été stupide de paniquer pour un simple bruit dans le couloir mais il n’y avait pas de quoi en faire une montagne. Replaçant une mèche de cheveux derrière son oreille, elle se redressa pour aller chercher sa baguette au fond de la salle tout en répondant à son très cher collègue de Serpentard.
-Ne fais pas l’idiot Lilian, tu sais très bien pourquoi je t’ai demandé de venir et puis depuis le temps je pense que tu peux m’appeler tout simplement Anna.
Elle se pencha, récupéra sa baguette qu’elle rangea dans sa manche et retourna à sa place. Une fois assise elle amassa toutes ses affaires sur la table et les déposa soigneusement dans son sac afin de ne plier aucun parchemin. A présent, la peur qu’elle avait ressentit s’était totalement évaporé pour laisser place à un calme qu’elle même n’expliquait pas. Peut être le fait de se retrouver en face de Lilian la rendait-il ainsi. Quoi qu’il en soit, elle tira ses cheveux en arrière pour les attacher en une longue couette noire. Son visage serein se tourna alors vers le Serpentard et elle lui adressa un regard dans lequel se mêlait sérieux et sévérité.
-Je voulais que nous discutions de nos nouveaux rôles au sein de l’établissement. Nous ne sommes que des préfets en chef mais tu seras d’accord avec moi pour dire que nous avons quelques responsabilités. Comme par exemple les rondes le soir pour s’assurer que tous les élèves sont bien dans leur salle commune. Tu sais tout comme moi que certains premiers années ont la fâcheuse manie d’explorer le château après le couvre feu sans parler des petits farceurs qui ne ratent aucune occasion pour tendre des pièges et avec la mise en garde du Choixpeau lors du banquet de répartition je pense que nous ne devons pas relâcher notre attention. Alors comment veux-tu t’organiser pour ça?
Anna ne le quitta pas de ses yeux océans, mais son regard se faisait moins sévère au fur et à mesure qu’elle parlait, comme si elle se sentait légèrement plus à l’aise. Non pas que Lilian ne lui suscite plus quelques craintes par rapport à son comportement, à sa façons de s’exprimer, mais peut être resterait-il normal si elle lui parlait tout simplement de responsabilité sans pour autant chercher à le connaître. Et puis elle n’étais pas la dernière des idiotes et savait garder son calme face aux provocations. Sans compter le fait que la réputation de Lilian n’était qu’une « réputation », un on-dit, peut être était-il différent de ce qu’elle pensait. _________________
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|  | | Lilian Delcourt Préfet-en-Chef, Serpentard, 3ème Année


  Age : 19 Inscrit le : 06 Oct 2006 Messages : 428 Localisation : Au milieu des tensions.
| Sujet: Re: Rendez-vous avec le grand méchant loup Sam 17 Nov - 14:02 | |
| [Désolé pour ce retard.]
Ce fut une jeune fille bien tendue qui apparue derrière la porte. Les mains crispée sur sa baguette elle semblait préparée à tout sauf à recevoir la visite de son « rendez-vous ». Ses quelques minutes de retard avaient-elles suffi à l'évincer de son esprit ou s'était-elle perdue, comme de nombreux Serdaigle, dans les archives de la chambre des secrets et s'attendait-elle à rencontrer un monstre qui n'apparaît jamais qu'aux élèves esseulés ? La bête de Poudlard était devenue un excellent alibi pour commettre quelques méfaits. Pensez-vous que ceux qui trouveront le Gryffondor sonné dans les couloirs songeront au coup de baguette d'un élève ? Ce n'est pas assez impressionnant voyons ! La plèbe réclame des faits plus retentissants ! Des frissons et du sang, du moment qu'ils se contentent d'aiguiser leurs phantasmes. Mais, entendons nous, ce n'était pas une raison pour menacer tous ceux qui s'approchaient de vous. Un accicent est si vite arrivé lorsque la peur dirige vos gestes... Lilian préférait éviter de prendre des risques. Il avait fini par acquérir des réflexes offensifs, exacerbés par les entraînements d'escrime, sport qu'un bon dueliste ne saurait négliger, qu'il s'imposait l'été. Prise au dépourvu, Anna fut désarmée. Sa réaction lui arracha un sourire moqueur. La jeune fille lui offrait décidémment une belle entrée. Emporté par sa malice, le Serpentard avait aussitôt improvisé une petite mise en scène digne de rompre la monotonie de l'entrevue.
Hélas, il se trouvait face à une jeune fille désespérément sérieuse. Rien ne pouvait la détourner de son objectif premier. Stoïque, elle coupa court à ses accusations, ce qui ne l'empêcha pas de conserver un sourire en coin pour le moins agaçant. Il fallut ensuite attendre que la demoiselle range ses livres – Etait-elle malade de travail au point de sortir ses ouvrages à la moindre minute de désoeuvrement ou suivrait-elle l'étiquette avec une précision qui l'incitait à attendre ses rendez-vous avec une demie-heure d'avance, ou plus ? Dans tous les cas, c'était effrayant. - et se recoiffe. Ennuyé, Lilian ramena un genou contre sa poitrine. Si elle cherchait à se donner des airs stricts et coincés c'était réussi. On regrettait presque l'absence du voile de nonne. Puis, avec un regard sévère qui devait lui donner quelque chose comme trente ans de plus, elle se mit à réciter le discours prévu. Le Serpentard avait la désagréable impression de se retrouver confronté à un professeur acariâtre, le genre de professeur qui n'obtenait jamais rien de lui. S'impatroniser face à Lilian était une erreur. Comment osait-elle lui parler sur ce ton ? Une vague de contrariété qui ne disait rien de bon passa dans son regard. Avait-elle la prétention de se croire, si ce n'est au dessus de lui, au même niveau que lui ? Grader des personnes que les lois de la société n'avaient jamais envisagé au sommet de l'autorité n'était jamais une bonne idée. Voyez le résultat ! Le pouvoir échauffe leur esprit et elles se croient tout permis. Il fallait être bien naïf pour imaginer gagner Lilian de cette façon. Lui, faire des tours de ronde, veiller à la sécurité d'élèves dont il se fichait éperdument... Vous voulez rire j'espère ? Comment comptait-il s'organiser ? Il ne comptait rien. S'il décidait de sortir de son dortoir en pleine nuit, ce ne serait certainement pas pour chercher les idiots qui s'égaraient dans les couloirs et si de mauvais coups se préparaient dans l'ombre, il ne faudrait pas compter sur lui pour les désamorcer s'ils venaient de sa maison et « risquaient » de réussir...
- Ah vraiment ? Avait-il murmuré lorsque Anna lui annonça l'objet de l'entretient en posant une main devant sa bouche d'un air embarassé qui laissait à penser qu'il n'avait pas tout à fait compris la même chose.
Les sourcils légèrement haussés, il la laissa terminer, prêt à démonter sa tirade ridicule.
- Mais tant que cette mise en garde ne s'est pas vérifiée je ne vois pas pourquoi nous devrions nous en inquiéter, déclara-t-il avec un sérieux qui rivalisait malicieusement avec celui de la jeune fille. Cynique, il puirsuivit : - Il nous faudra bien des victimes pour mesurer le danger qui rôde dans le château et je n'ai aucune envie de payer pour l'imprudence des autres. - Le regard habillé d'une compréhension soucieuse, l'acidité de sa langue recouverte d'un voile de soie, il dit alors : - Je vois bien que tes devoirs de préfète en chef te tiennent à coeur alors, ne t'inquiète pas, je veux bien te céder mes tours de ronde. - Et, comme s'il s'agissait d'une bonne plaisanterie : - Tu n'avais vraiment pas de soucis à te faire pour ça ! Mais ne te réjouis pas trop vite, ajouta-t-il brusquement en levant un doigt, il se peut que je fruste de temps à autre ta passion pour l'autorité en te réclamant quelques soirées. Le moins possible, ne t'en fait pas, je n'aspire pas à la droiture, je n'ai pas l'ambition de devenir un adulte sec et acariâtre... Bien qu'en ce qui te concerne cette évolution aie dépassé de loin le stade du projet.
S'il « jouait » toujours, son expression était devenue plus sarcastique que malicieuse. Anna n'avait pas d'ordres à lui donner. Même si elle refusait de rennoncer à son idée, elle n'obtiendrait jamais satisfaction. _________________ => [Sujets en cours]
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|  | | Anna Dark Préfete-en-Chef, Serdaigle, 3ème Année


  Age : 18 Inscrit le : 05 Oct 2006 Messages : 359 Localisation : Sortie de Paris (France) Feuille de personnage Points de vol:
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| Sujet: Re: Rendez-vous avec le grand méchant loup Sam 12 Jan - 13:52 | |
| Inutile de chercher à convaincre Lilian, il n'était le genre de personne qui se laissait facilement mener par les autres. Non, ce n'était pas la peine de se casser les dents sur un morceau bien trop solide pour elle, du moins pour le moment. En revanche, Anna ne souhaitait pas dominer Lilian, elle espérait simplement pouvoir compter sur lui en cas de problème, hélas, elle savait d'avance que ses espoirs n'avaient aucune chance d'aboutir. Ses iris sarcelles ne quittèrent pas le regard de son confrère lorsque celui-ci prit la parole pour démonter ses projets, comme Anna s'y attendait. En plus d'une désinvolture exaspérante, le Serpentard n'oublia pas de rester fidèle à lui-même et de placer une petite pique désagréable à la fin de son propre discours. Un sourire amusé mêlant désespoir, s'afficha alors sur les lèvres rosées de la préfète en chef qui soupira de façon à bien faire comprendre à son partenaire que ce genre de remarque ne l'atteignait pas. Pourquoi donc Lilian était-il aussi malsain? Anna était convaincue que personne ne pouvait être foncièrement mauvais, après tout, chaque homme dans ce bas monde possédait un point faible qui pouvait faire de lui le plus docile de tous les agneaux. Et puis qui pouvait sincèrement prendre du plaisir à voir souffrir un être vivant si ce n'est les détraqués? Certes le malheur des uns faisait grandement rire les autres, même Anna se laissait à rire à des blagues racontées par ses amis, mais ce genre de malchance ne dépassait jamais le stade de l'hypothèse, il n'était donc pas si mauvais de s'en amuser. Au contraire, faire en sorte que la souffrance s'abatte sur une personne ou ne pas l'en empêcher, pour pouvoir rire et se dire avoir la chance d'être en sécurité, était un comportement digne d'un détraqueur. Ainsi donc, ne pas bouger le petit doigt temps qu'une personne ne se soit pas fait attaquer ou blesser, voir tuer, par ce que pouvait contenir cette mystérieuse salle, relevait de la méchanceté, de l'inconsciente cruauté des détraqueurs. Lilian était-il donc parent avec ces monstres? Anna se redressa légèrement et replongea plus intensément son regard dans celui du Serpentard.
-Très bien Lilian, si tu souhaite à ce point ne pas prendre de risque pour les autres alors n'effectue pas tes rondes nocturnes. Je m'en chargerais seule, puisque je semble être la seule personne dans cette pièce se souciant du sort des élèves de l'école. Elle laissa une petite seconde de silence s'installer avant de reprendre sur un ton toujours aussi calme mais sévère. Mais hélas, ne viens pas te plaindre si tu deviens une "victime", comme tu dis, ou si l'un de tes proches est mit en danger. Je devrais d'ailleurs peut être demander à ton cousin, qui est beaucoup plus serviable que toi de m'aider à garder le calme de ce collège. Quoi qu'il en soit j'espère que ta conscience ne t'empêchera pas de dormir, lorsque la véritable menace aura montrée sa véritable apparence. Car tu n'es pas sans savoir que nous traversons tous une époque dangereuse avec tous ces criminels en liberté.
Anna stoppa net son discours, sa propre tante faisait elle-même partie de ces criminels dont elle parlait, mais malgré la gêne qu'elle éprouvait à s'étendre sur ce sujet, elle continua à soutenir le regard sarcastique de son interlocuteur. _________________
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|  | | Lilian Delcourt Préfet-en-Chef, Serpentard, 3ème Année


  Age : 19 Inscrit le : 06 Oct 2006 Messages : 428 Localisation : Au milieu des tensions.
| Sujet: Re: Rendez-vous avec le grand méchant loup Mer 23 Jan - 20:10 | |
| Adressez-vous une fois à Lilian Delcourt, et les dangers de la communication vous apparaîtrons dans toute leur splendeur. Le Serpentard n'a pas besoin de baguette pour vous briser les dents. Ne cherchez pas, si vous ne combattez pas à langue égale, toutes vos répliques, jusqu'aux plus anodines, se retournerons contre vous et vous n'établirez jamais une conversation digne de ce nom. Sa verve est d'acier, sa salive acide. Lilian ne parle pas, il attaque. Et personne à ce jour n'est parvenu à percer sa défense. Ce ne sont pourtant pas les adversaires qui manquent. Anna devait s'ajouter à la liste. A la liste des perdants ? Rien n'était moins sûr. Habile manipilateur de mots, il avait dévier les paroles de la jeune fille pour refuser l'air de rien sa demande et pousser le vice jusqu'à lui demander quelques soirées de ronde. S'il refusait d'établir un planning, il avait bien l'intention d'aller où bon lui semblerait la nuit sous couvert de son nouveau blason. Cette liberté était loin d'être négligeable lorsque l'on envisageait de préparer une fête clandestine dans sa salle commune. Il devait marquer sa consécration par un événement susceptible de sceller les faveurs de ses pairs. Un monarque n'a rien à craindre tant qu'il reste apprécié de sa cour et le vert et argent avait bien l'intention de passer pour l'élève le plus en vogue de sa maison. Les premières festivités serviraient ce dessein à long terme. Si tout se passait bien personne ne pourrait remettre en cause son bon goût et ses qualités d'organisateur. Une manoeuvre politique de la plus haute importance se préparait dans les cachots et il avait tout intérêt à ne pas croiser sa collègue les soirs où il serait de sortie.
Pour obtenir ce qu'il désirait, Lilian agissait toujours de manière détournée, souvent pour faire basculer la situation et ridiculiser son interlocuteur. Un tel procédé suffisait à échauffer l'esprit. Mais, le jeune garçon ne s'arrêtait jamais à une seule provocation. Vipère croisée avec une furie, il avait entouré sa petite tirade par des propos choquants et outrageants. C'était plus qu'il n'en fallait pour faire craquer le caractère le plus flegmatique. Avait-il des raisons pour jouer avec les nerfs de la Serdaigle ? Si l'on exeptait le fait qu'elle était en train de lui faire perdre une heure et son côté trop sérieux qui s'accordait peu à son tempérement, il n'en avait aucune et il pouvait très bien toucher plus violement quelqu'un qui aurait encore moins à se repprocher puisque c'était dans sa nature. Le Serpentard songeait rarement à agacer quand il s'exprimait, mais il se réjouissait toujours de l'effet « négatif » de son intervention quand il se taisait. Cette fois cependant, il devait affronter la placidité. Anna résistait et c'était sans doute tout à son honneur. Il ne pourrait pas en faire le jouet d'un instant et sa victoire fut d'une rapidité fulgurante. La jeune fille ne chercha ni à répliquer, ni à résister. Elle abandonna la partie, le regard droit, la mine sévère. Alors, c'était terminé, ils allaient se quitter et s'oublier ? Lilian n'y croyait pas un seul instant. Le calme de la Serdaigle, et la dureté de son regard prouvaient qu'elle n'était pas du genre à céder si facilement.
Ses doutes furent confirmés lorsque, après une pause stratégique, elle reprit dans une formule faussement compatissante « hélas, ne viens pas te plaindre si tu deviens une victime ». Il la regarda en haussant un sourcil. Une victime... Lui ? Quelle idée. Il accordait très peu de foi aux « élucubrations » du choixpeau et s'il devait y avoir des victimes, l'éventualité qu'il puisse en faire partie lui paraissait ridicule. Il ne voyait pas non plus pourquoi il s'inquièterait pour ses proches. Il n'en avait pas et ses camarades de Serpentard n'étaient jamais que des camarades. Seulement, Anna n'avait pas lancé cet argument sans raison. Elle commit le plus grave affront que l'on puisse lui faire, parler de Nathanaël en le désignant par le terme « cousin », par le possessif « ton » et le mettre en parallèle avec lui. Les airs narquois de Lilian tombèrent aussitôt. Son visage se ferma. Comment osait-elle ? On ne pouvait pas s'aventurer sur un terrain plus miné en présence du jeune garçon. Il pouvait lui faire payer cher ses insinuations. Savait-elle qu'elle venait d'atteindre une corde sensible ? Si tel était le cas, son attaque était d'une affreuse mesquinerie. Le Serpentard aimait toucher les autres pour s'amuser, mais lorsque ses adversaires lui rendaient la pareille, le « jeu » disparaissait et le garçon malicieux et insolent devenait mauvais et violent. Ceux qui ne s'attendaient guère au changement se laissaient parfois surprendre. Il avait l'inconstance d'un animal sauvage. Sa réaction l'illustra parfaitement.
- C'est ça, demande lui, avait-il commencé sur un ton détaché alors qu'un orage se levait au fond de ses prunelles. Je suis sûr qu'il sera ravi, il adore avoir l'impression d'être utile. - Un sourire sarcastique parut pour s'effacer presque ausitôt. - Cependant... - Son regard s'aiguisa brusquement et il pointa sa baguette sur la Serdaigle. - Ne t'avise plus jamais de le rapprocher de moi et encore moins de nous comparer. Nathanaël n'est qu'un parent éloigné, nous ne partageons qu'un nom. Conduis le à sa perte dans les couloirs si ça t'amuse, je n'ai Pas de cousin à Poufsouffle.
Il avait parlé d'une voix lente, inquiétante, en prenant soin de détacher chaque mot. Il savait qu'il commettait une erreur. Si Anna pensait trouver en Nathanaël une faille, elle en serait désormais convaincue. Même si elle en restait au Serpentard vexé de compter un Poufsouffle dans sa famille, elle avait une faiblesse à exploiter et, à force, elle trouverait bien le moyen de le trahir complètement, ou de tout briser involontairement, car Lilian avait parfois des réactions d'enfant gâté. Il préférait de loin casser un objet, même s'il y tenait, plutôt que de le laisser à un autre. Par conséquent, si la préfète en chef mettait son « cousin » en danger, il était capable de laisser faire sans lever le petit doigt. En théorie du moins. La réalité éveillait parfois d'étranges comportements et la mention malvenue de son cousin le froissait tant qu'il n'avait plus aucune envie de s'attarder auprès d'Anna. La force de son rejet le désespérait. Il n'avait pas vu le préfet des Poufsouffle depuis la rentrée et, pourtant, lorsqu'il se retrouvait confronté à son nom, rien ne changeait. La situation devenait de plus en plus pénible et il ne savait pas comment l'affronter.
- Après ces aimables paroles, je crois que nous n'avons plus rien à nous dire, dit-il en se redressant. Il rangea sa baguette et se dirigea vers la porte. - N'espère pas trop pour ma conscience, je n'en ai pas et, de toute façon, il me semble que les criminels en cavale te connaissent mieux que moi...
En quelques secondes, Lilian avait retrouvé son masque d'ironie. Malgré sa colère, il n'avait pas échappé à l'arrêt brutal d'Anna après qu'elle avait mentionné la présence menaçante de « criminels en liberté ». Son nom logeait aux côtés de grands malfrats dans les chroniques noires de la Gazette. Personne ne l'ignorait à Poudlard, et la jeune fille n'était probablement pas de ceux qui se réjouissent des forfaits de leur famille. En général, le Serpentard évitait d'attaquer l'arbre généalogique de ses semblables. Il n'avait aucune envie qu'on lui renvoie la pareille. Or, puisque le mal avait été fait, rien ne pouvait plus le retenir. _________________ => [Sujets en cours]
A man against sexual freedom is a degenerate... |
|  | | Anna Dark Préfete-en-Chef, Serdaigle, 3ème Année


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| Sujet: Re: Rendez-vous avec le grand méchant loup Jeu 31 Jan - 19:55 | |
| Elle devait l’avouer, Anna ne s’attendait pas du tout à cette réaction de la part du Serpentard. En quelques secondes Lilian avait perdu son masque d’ironie et ce qui semblait être son sang froid car sa baguette se retrouva une nouvelle fois dirigée dans la direction de la Serdaigle qui eu un léger sursaut et dont le regard exprimait une certaine inquiétude. Anna ne se sentait pas à l’aise, elle s’était faite à l’image du Serpentard inaccessible , impassible, qui ne se laissait atteindre par personne. Il lui était d’autant plus étonnant qu’elle était celle qui avait provoqué cette soudaine colère qu’elle croyait impossible à déclencher chez le Serpentard. Que pouvait-elle avoir dit ou fait qui mette Lilian dans cet état? La réponse à sa question s’exposa presque immédiatement et s’il était de notoriété publique que les paroles du Serpentard frappaient tel une brûlure acide, l’image n’avait jamais été aussi réelle. Il avait détaché chaque mot, lentement et de manière à être inquiétant, ce qui ne manqua pas avec la préfète en chef. Les yeux écarquillés elle le fixa de ses iris sarcelles, comme pour tenter de percer sa soudaine armure orageuse, et montrant l’incrédulité d’Anna face à la situation dans laquelle elle se trouvait. Son souffle resta malgré tout régulier et elle parvint à maintenir son calme, même si sa main s’était posée sur la manche qui dissimulait sa baguette. Ainsi donc Lilian n’avait pas apprécié qu’elle fasse référence à Nathanaël comme étant son cousin. Que pouvait-il avoir fait pour que le Serpentard repousse à un tel point leur lien de parenté? Venait-elle de toucher un point sensible concernant le fourbe de Poudlard? Une faille s’était-elle ouverte au nom de Nathanaël? Anna en était à présent certaine, Lilian ne perdait pas son calme pour rien, même si son caractère capricieux le poussait à quelques sautes d’humeurs. De plus, il ne semblait pas se préoccuper du sort de son jeune cousin. Qu’est-ce que cela signifiait? La curiosité d’Anna venait d’être réveillée une fraction de seconde, et lorsque Lilian abaissa sa baguette, le désir de savoir s’intensifia tandis qu’elle perdait la soudaine raideur de ses membres.
Un soupire de soulagement s’échappa d’entre ses lèvres et elle laissa légèrement retomber ses épaules devenues trop lourdes. Son cœur sembla battre plus fort dans sa poitrine, comme après un choc, et elle ne quitta pas son collègue des yeux, de peur de le voir sortir à nouveau sa baguette pour la pointer sur elle. Plus rien à se dire? Au contraire Lilian Delcourt, à présent que Anna était au courant de cette faiblesse, elle ne risquait pas d’abandonner la partie, même si le combat devait durer une éternité. Bien entendu, la remarque quant à sa liaison avec les criminels et plus particulièrement avec sa tante, n’échappa pas à la jeune fille qui ressentit un pincement au cœur. Lilian était donc au courant de son secret, de la réputation néfaste que leur avait offert Gabrielle, avant de disparaître dans la nature, à elle et sa famille. Combien de jours son père avait-il fait l’objet d’enquêtes à son sujet, et combien de larmes avait versé sa grand-mère dans son immense fauteuil pourpre? Il n’était pas étonnant que le Serpentard soit au courant car après tout, qui ne lisait pas la gazette du sorcier? Mais la blessure engendrée par cette affront ne dura que quelques instants, et Anna observa Lilian s’éloigner sans broncher, le regard pétillant. Elle venait de découvrir le point faible de celui qui était réputé pour affaiblir un grand nombres d’élèves à coup de phrase bien tournées et il lui semblait à présent que pendant un bref instant, pendant que Lilian pointait sa baguette sur elle, elle avait aperçut sa véritable identité.
[Fin du sujet. ] _________________
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