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Journal d'Orianne Harker (mère de Lilian)

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Lilian Delcourt
Préfet-en-Chef, Serpentard, 3ème Année
Préfet-en-Chef, Serpentard, 3ème Année


TaureauSerpent
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MessageSujet: Journal d'Orianne Harker (mère de Lilian)   Dim 2 Mar - 17:08

[J'en ai beaucoup parlé et le voici enfin ! Le fameux journal de la mère de Lilian (qui n'était pas mariée, d'où le nom différent).
Le journal n'a pas encore été ouvert dans le jeu, mais je vous le dévoile en avant première Cool.]

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Lettre glissée dans le journal :

Ma chère Kristen,
J'aimerais t'exprimer et ma tendresse et mon regret. Je voudrais te dire à quel point tu m'a manquée, mais le temps m'est compté. Je dois sceller ce carnet avant son retour. Tu sauras l'ouvrir, j'ai confiance en toi...
La situation m'échappe, mais je sais que je suis arrivée au point de non-retour. Je le sens.
Lis ses pages. Tu comprendras.
N'essaye pas de m'aider. Je ne le mérite pas. Je dois payer. Mais, je t'en supplies, s'il te reste encore un peu d'amour pour moi, retrouve mon fils, sauve-le, venge-le.


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23 novembre

On parle souvent des difficultés qu'il y a à se confier, à exposer son intimité au jugement de l'autre. On libère nos pensées profondes, comme on ouvre les geôles. On le fait pour avoir meilleure conscience, même si c’est à double tranchant. Hors de nos murailles, hors de nos entrailles, nos remords, aiguisées à force de s'abattre contre nos défenses, deviennent des armes redoutables. Il suffit que votre confident reconnaisse vos torts là où vous attendiez un soutient pour que tout s'écroule. Mais en réalité, je crois qu'il n'y a rien pire que se livrer au papier, se confronter à son impitoyable neutralité.
Ecrire pour parler de ses soucis, c'est abdiquer, c'est reconnaître que ça ne va pas, et que personne n'est là pour vous entendre.
Ecrire, c'est réduire les mots au silence, taire la douleur et la souffrance.
Ecrire c'est se confronter à soi-même, s'attribuer à la fois le rôle de juge et de victime, accepter le reflet de notre terrible misère.
J'écris en désespoir de cause. Parce que la solitude me frappe. Parce que le temps se fige autour de moi. Parce que l'avenir me fuit et m'angoisse.
J'ai peur qu'Il m'abandonne.

Ma sœur Kristen rirait bien en me voyant. Aucun jour ne passe sans que ses mises en gardes sarcastiques n'effleurent mon esprit. Elle avait raison, mais à l'époque je refusais de l'écouter... Elle venait de rompre avec son petit ami, Archimède Thornwell, joueur de quidditch de seconde zone, qui en raison de sa grande intelligence avait hérité du surnom Archibête au collège, et elle semblait bien décidée à me prouver que l'adage "l'amour rend aveugle" était d'une vérité absolue, qu'on ne l'y reprendrait plus et que je tombais dans les mêmes pièges qu'elle.
Comment prendre au sérieux quelqu'un qui s'est entiché de l'élève le plus pitoyable de son année quand de votre côté, vous vous retrouvez dans les bras de celui qui fut tout au long de votre scolarité le Serpentard le plus respecté de Poudlard ? Kristen prétendait qu'Armand ne m'attirerait que des ennuis, que son âme avait toujours été corrompue et qu'il finirait par me briser, comme il avait brisé toutes celles qui étaient passées avant moi.
Elle ne comprenait pas. Elle ne pouvait ni ne voulait comprendre. Je ne voyais en ses paroles qu'une rancune mal digérée et cette querelle, commune aux sœurs d'âge proche, nous a mené à une séparation définitive. Après ses belles leçons de morale, elle s'est laissée reconquérir par Thornwell qui, selon ses propos, lui avait faite une déclaration touchante et passionnée.
Si l'amour rend aveugle, il n'assemble jamais les couples au hasard. Les ratés avec les ratés et l'équilibre est maintenu. Leurs retrouvailles fut à l'origine de notre séparation. Armand n'a pas cherché à l'éviter. Loin de là. Il l'a encouragée et, le soir même, il essayait de trouver avec moi quelles paroles avait pu prononcer cet imbécile de Thornwell pour récupérer ma sœur avec une déclaration qui était, à n'en pas douter, plus désopilante que touchante.
Nous nous sentions si forts. Nous deux, éternels révoltés aux piques acérées que le Ciel – s'il en est un – n'aurait su mieux assembler.

C'était la belle époque. Aujourd'hui, si je n'en reste pas moins terriblement nostalgique, je pose un regard plus critique sur cette scène. Armand n'a jamais cherché à nous réconcilier ma sœur et moi. Au contraire, il prenait un malin plaisir à entretenir auprès d'elle l'image méprisable qu'elle lui reprochait… Les liens familiaux n'ont jamais eu d'importance pour lui, et je pensais qu'il en allait de même pour moi, mais aujourd'hui, je regrette… J'ai perdu ma sœur, mon mépris et mon amour m'ont éloignés de tous mes amis. Je pensais que seul Armand méritait de partager ma vie. Il semble que je me sois trompée.

Armand a beaucoup changé ces derniers mois. Je l'ai tout d'abord vu soucieux et angoissé. Et aujourd'hui, il se fait lointain et absent. Aujourd'hui, j'attends un enfant. Six mois se sont écoulés, et je suis de plus en plus seule, de plus en plus inquiète. Chaque jour je m'étonne de mes rondeurs, et je n'ose même plus sortir. La peur et la honte me tenaillent en permanence. Je ne me sens pas prête. Je ne veux plus être mère. Je ne suis même pas sûre de l'avoir véritablement souhaité.
Armand n'est plus là pour me soutenir. Il me délaisse en ces jours où son absence ne saurait être plus angoissante. J'ai besoin de sa présence. Sans lui, l'avenir que dessine mon ventre n'a plus de sens, plus de raison d'être… Je ne l'ai pas choisi. Je ne l'ai pas choisi seule. Je me sens bafouée, trahie. Si Armand m'abandonnait maintenant, je crois que j'en mourrais de honte. Mon dépérissement physique et moral a déjà commencé. Je ne survivrais pas pour donner le jour, comme ces héroïnes naïves de roman qui après avoir subit toutes les horreurs du monde choisissent d'élever seules l'enfant conçu par l'auteur de leurs malheurs. La bonne blague ! La morale se plait à glorifier des exemples de stupidité. S'il m'abandonne, je ne subirais pas le destin qu'il m'a imposé.


28 novembre


Non. Non, je n'ai jamais voulu cet enfant ! J'ai laissé Ses désirs prendre le pas sur les miens. Il m'a bercé d'illusions. Je l'ai laissé faire, j'ai fini par croire que nous pourrions être un couple comme les autres, que c'était ce que je souhaitais…
Je n'ai pas vu le piège se refermer. J'ai compris trop tard qu'il ne pensait pas ce qu'il disait. Mais il semblait si mal… si désireux de vivre "normalement", loin de ses folles ambitions, loin de son passé marqué par le vice et l'excès.
J'y ai cru. Je voulais y croire.
Je l'aimais.
Dix jours. Dix jours d'absence. Dix jours à guetter, à attendre.
Dix jours à souffrir dans l'ombre d'une chambre.

29 novembre

Maudit soit l'enfant que je porte et qui chaque jour semble souligner avec une insistance croissante ma stupidité et ma crédulité ! Cet enfant n'était qu'une lubie d'Armand. Une de ses lubies passagères habituelles. J'aurais dû le comprendre.
Pourquoi ne revient-il pas ? Fuit-il l'avenir auquel il me condamne ? Un avenir trop banal, trop lisse, trop parfait pour lui.
J'ai cru que je pourrais le changer. J'ai cru qu'il m'aimait.

30 novembre

« Ce voyage d'affaire n'en fini pas. Je n'ai pas une minute pour moi, pour toi. Ce ne sont pourtant pas les pensées qui me manquent. Je te connais trop pour ne pas m'inquiéter. Ne fais pas de bêtises. Attend moi encore un peu. Je suis là. »


J'ai reçu cette lettre ce matin. Sa chouette lapone grattait avec détermination les volets clos. Je n'ai pas ouvert tout de suite. L'espoir m'avait échappé, ce billet l'a ratrappé. Le brave messager dort perché sur le lit depuis son arrivée. Le voyage l'a épuisé. Je crois qu'Armand est loin... Je crois... Il n'a rien voulu me dire. Il ne me dit plus rien. L'époque où nous faisions tout ensemble est révolue. A-t-elle seulement existée ? Ma soeur m'avait prévenue, elle savait que ça ne durerait pas. Armand ne cherchait qu'à redorer une image qu'il ne cesse de ternir. J'ai refusé de l'admettre. Je m'y refuse toujours. Il est trop douloureux de reconnaître que l'on s'est trompé au point de se laisser manipuler.
Depuis quelques mois, les lettres se suivent et se ressemblent. Toujours succintes, toujours convenues, pleines de promesses qui ne sont jamais tenues. Et pourtant, je me laisse apaiser par ces mots formatés. Si je n'y accordais aucune foi, ma vie serait un véritable Enfer. Armand vient et part. Notre maison, ce petit château qui a vu passer toute la lignée Delcourt, n'est plus qu'un carrefour de son univers. J'habite une parcelle de son existence, la mienne s'arrête là où nos chemins se séparent. J'ai tout construit avec lui. L'ambition m'a toujours fait défaut, c'est la raison pour laquelle le Choixpeau m'a refusé Serpentard. Je me voyais bien là bas pourtant. J'ai passé ma scolarité à rechercher la reconnaissance des plus illustres serpents, et à mépriser avec autant de force qu'eux les Poufsouffle et les Gryffondor. J'étais stupide. Je le suis restée. Il est devenu le centre de mon monde alors que je ne suis plus qu'un satellite du sien. Un satellite qui ose se croire plus important que les autres.
Et je le suis. Pourquoi m'enverrait-il toutes ces lettres si je ne comptais pas à ses yeux ? La forme est sans importance, Armand répugne à envoyer des mots tendres, il ne l'a jamais fait que par ironie. Si je ne comptais pas, il m'aurait lâchement abandonnée, et je le connais trop pour savoir qu'il en aurait été tout à fait capable. Sa vie de débauche s'est arrêtée là où notre histoire a commencé. Son amour était sincère... L'absence et le temps peuvent attiser le doute, mais c'est une chose si évidente quand on la sent au présent.
Je regrette mes éclats.

2 décembre


J'ai ouvert les volets, aéré la pièce, comme pour laisser entrer le temps dans une vie figée. Jane, notre adorable femme de chambre, a tout de suite compris en me voyant qu'Il m'avait écrit. Nous nous parlons peu, mais je crois que mon état l'inquiétait aussi. Elle a été jusqu'à me proposer de prendre le thé dans la veranda avec moi. C'était la première fois qu'elle sortait de ses fonctions et je me demande si elle n'a pas suivi des recommandations d'Armand.
Nous en sommes restés aux banalités et, pourtant, chaque mots prononcé semblait me rendre des grains de vie et me recomposer.
Armand sera bientôt là.

5 décembre


Il est revenu. J'ai été stupide de m'inquiéter. L'angoisse a tôt fait de vous tirer sur les berges de la folie. En relisant les pages précédentes, je me suis sentie ridicule.
Tout va bien. Tout va très bien. Ce carnet peut retrouver le fond de mes tiroirs, qu'il n'aurait jamais dû quitter.
_________________
=> [Sujets en cours]

A man against sexual freedom is a degenerate...


Dernière édition par Lilian Delcourt le Dim 2 Mar - 17:27, édité 1 fois
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Lilian Delcourt
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TaureauSerpent
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MessageSujet: Re: Journal d'Orianne Harker (mère de Lilian)   Dim 2 Mar - 17:19

MAI


Apaiser, rassurer, parler, réconforter, écouter. J'ai l'impresson d'avoir deux enfants à ma charge depuis quelques temps. Armand est de nouveau soumis à ses crises d'angoisse. Ma maternité l'avait calmé mais la naissance de notre fils, au lieu de chasser définitivement les sombres pensées de son esprit, semble les avoir libérées.
Avant d'écrire, je me suis replongée dans les pages de ce carnets et j'ai retrouvé mes interrogations passées pour en arriver à cette triste conclusion : Armand n'a jamais voulu être père, il n'a jamais voulu s'occuper d'une famille. Il souhaitait simplement assurer sa descendance et calmer cette peur incontrôlée qu'il nourrit à l'égard de la mort.
« Quand je ne serai plus, que restera-t-il de moi ici bas ? Vais-je disparaître ? Mon esprit ne sera plus, ma chair sera avalée par la terre... Mais si nous avions un enfant, il resterait un nom, des gênes, et davantage j'espère. Des êtres à mon image fouleront peut-être la terre longtemps après moi... Alors... Il restera encore quelque chose de moi n'est ce pas ? », me disait-il d'une voix tremblante alors que le silence de la nuit éveillait ses doutes.
On peine à croire qu'un homme si assuré soit la proie des affres de la mort. L'idée de disparaître lui est insuportable et il se perd dans des expériences obscures, dont je connais rarement les aboutissants, afin de percer le secret de l'immortalité. Je crains qu'il n'ai fait des choses horribles dans ce but. Il m'effrayait. Quand je l'ai vu étudier de près les inferi, puis les horcruxes, j'ai pris si peur que je l'ai menacé de partir. Il a fait semblant de m'écouter. Semblant oui. J'ai l'impression qu'il a poussé ses expériences beaucoup trop loin pour en parler. J'ai préféré ignorer. J'ai essayé de l'aider.
Avoir un enfant était notre dernière issue. J'ai cru qu'il pourrait s'épanouir dans une vie de famille, et ses paroles me berçaient d'illusions. Mais il faut se rendre à l'évidence, ça ne marche pas. Il ignore son fils. C'est à peine s'il le touche. Il dit que ce n'est pas à lui de l'élever pour l'instant, qu'un enfant de bas âge n'a aucun intérêt. N'allez pas croire cependant qu'il estime que toute la tâche me revient. Armand n'est pas ainsi. Malgré ma vive opposition, il a engagé une nourrice.
Son indifférence m'attriste, mais je n'arrive pas à lui en vouloir. Au fond, je savais que les choses iraient de cette façon. Je vois bien qu'il n'y arrive pas, que la proximité du nourrisson le gêne et je ne veux pas le forcer. Armand a grandi dans une famille où l'amour et le contact ne sont pas favorisés... Il n'y peut rien...
Je me plais à penser que cela ne durera pas. Avec le temps il assumera son rôle de père et la croissance de Lilian, notre fils, lui ôtera ses idées morbides de la tête.
Du temps... Il faut du temps...



Août


« Donne ». C'était son premier mot. C'est arrivé ce matin, pendant que je lançais des sorts de métamorphose sur une vieille boîte en bois pour l'amuser. Il observait les transformations avec intérêt, comme s'il guettait un objet digne de lui. Quand la boîte a pris la forme d'un petit cheval sculpté il a tendu la main en prononçant son premier mot, son premier verbe, son premier ordre. Je me suis sentie ridiculement fière. Soudain, c'était comme si ces longs mois marqués par l'indifférence et l'abandon progressif d'Armand n'avaient jamais existés.
Le retour à la réalité fut d'autant plus brutal.
Il n'était même pas là pour l'entendre. Il ne le regarde pas grandir et quand je le supplie de faire des efforts il me dit que c'est inutile, qu'un bébé présente un seuil de compréhension qui ne dépasse pas celui d'un singe savant et que, de toute façon, personne ne se souvient des premières années de sa vie.
Je prend conscience avec horreur de sa profonde inhumanité. A vous glacer le sang...
Pourtant, quand je lui ai annoncé la nouvelle au milieu de la soirée (il revenait de je ne sais quel 'voyage') il a, pour la première fois, témoigné de la fierté à l'égard de notre enfant. Son premier mot était un ordre. Un garçon à son image s'annonçait, il était satisfait, je l'ai même senti plus serein. Et moi, au lieu de m'en réjouir, je me sens de plus en plus mal. J'espère qu'il se trompe, j'espère que Lilian ne lui ressemblera pas. Si ça devait arriver, je serais tour à tour délaissée par mon homme et par mon enfant. Si ça devait arriver, j'aurais mis au monde un enfant condamné à vivre le mal-être de son père. Armand est de ces esprits qui ne trouvent jamais de repos.
« Donne ». C'était son premier mot, son premier ordre et peut-être le prodrome de sa destruction future. J'ai peur.


NOVEMBRE



« Je pars en voyage », a-t-il dit un matin en jetant une cape sur ses épaules.
Il est parti.
Où ? Combien de temps ? Je n'en sais rien. Il a transplané avant de me laisser une chance de l'interroger. Et je suis restée bête, la bouche entrouverte, les yeux rivés sur le point qui portait encore son invisible présence.
J'ai courru la ville, envoyé des hiboux à toutes ses connaissances, harpenté l'allée des embrumes, vidé ses tiroirs à la recherches d'indices et, tenaillée par la peur, je me suis même présentée au guichet de St Mangouste. Rien. Le vide. Le néant. Je ne sais plus quoi faire. Je n'ose plus espérer son retour et, pourtant, mon coeur bondit dans ma poitrine dès qu'un bruit frôle mon ouïe, dès qu'un hibou paraît derrière mes fenêtres.
Je n'en peux plus. Si Lilian n'était pas là, je crois que rien ne retiendrait la dégénérescence de mon esprit.


JANVIER


5 Janvier

Du courrier, des nouvelles, enfin !
Mon désespoir est si fort que je n'ai plus la force d'écrire. Je ne crois plus, je survis.
Il est en Europe de l'Est, avec cette ordure de Mctague, et il prétend, comme d'habitude, avoir des choses importantes affaire.
Il dit qu'il est sur le point de faire une importante découverte. Il dit que tout ira mieux ensuite, que plus rien ne pourra s'opposer à notre bonheur. A notre bonheur éternel.
Il dit qu'il ne rentrera pas avant quelques mois. Il dit que je dois l'attendre. Il dit qu'il m'aime.
J'ai brûlé ses mensonges par le feu. J'ai brûlé les illusions pas les larmes.
Cette fois, c'est bel et bien terminé. Personne ne ferait subir un tel cauchemar à celle qu'il aime. C'est fini. Je pars avec Lilian. Je ne le laisserai pas corrompre notre enfant.

[A partir de là, plusieurs pages ont été maladroitement arrachées. Il ne reste que ce message tremblant sur une page froissée...]



24 Janvier

Le monstre ! Il me l'a pris ! Il me l'a pris !
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